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Economie

Feu bactérien
Les agriculteurs réclament des indemnités

Par L'Economiste | Edition N°:2598 Le 29/08/2007 | Partager

. Pour eux, le contrôle n’a pas été assuré. Des chercheurs marocains ont trouvé le traitement Pas de campagne agricole 2007-2008 pour Meknès. «Toutefois, les agriculteurs ne seront pas privés l’année prochaine de leur grand messe de l’agriculture, en l’occurrence le SIAGRIM (Salon international d’agriculture de Meknès)», indique une source officielle. Et ce, bien que la capitale ismaélienne ait été mise en quarantaine suite à l’apparition de cas de feu bactérien dans plusieurs fermes de la province. Ce sont au total six foyers qui ont été recensés dans certains vergers de rosacées à pépins dans les communes rurales d’Aïn Orma, Dar Oum Soltane et Aït Oualal. “La circulation du matériel végétal (plants greffés, greffons, porte-greffes) de rosacées à pépins à l’intérieur de la zone en quarantaine est, de fait, prohibée. De même, l’échange de matériel végétal de rosacées à pépins, y compris les espèces hôtes d’ornement, avec d’autres régions, est interdit. D’où vient cette maladie? Comment un verger peut-il être infecté? Que doit-on faire pour prévenir la maladie?Constat: «Aujourd’hui, la maladie a été éradiquée grâce à la mobilisation de l’Etat, notamment à travers le ministère de l’Agriculture, et la bonne réaction des agriculteurs pour neutraliser et limiter l’extension des foyers», fait savoir Mohamed Najib Serghini, directeur général du domaine Brahim Zniber (président de l’Association nationale des producteurs de fruits (ANAPROF). «L’origine est difficile à déterminer », dit-il. «La région a été mise en quarantaine à cause d’un agriculteur qui a importé des plants n’ayant pas été contrôlés», s’indigne de son côté Boubker Belkora, président de l’Association pour le développement de l’arboriculture de Meknès (ADAM). «L’Etat et les services de contrôle sanitaire à l’importation n’ont pas fait leur travail. Pourtant, la loi exige un contrôle sévère via les frontières, sur le terrain et après plantation. Comment a-t-on pu laisser passer ce genre de bactérie?», s’interroge Balkoura. Pour lui, l’Etat doit subventionner et indemniser les agriculteurs qui ont perdu leur production. De leur côté, les chercheurs marocains connaissent bien le feu bactérien, dû à la bactérie Erwinia amylovora. C’est d’ailleurs l’une des maladies les plus dangereuses pour les arbres fruitiers à pépins. Elle a été détectée au cours du mois de mai 2006, par le Pr. M’barek Fatmi, enseignant-chercheur du laboratoire de phytobactériologie au Complexe horticole d’Agadir, IAV Hassan II, sur des échantillons de poirier, de pommier et de cognassier provenant d’un domaine agricole de la région de Meknès. Contacté par L’Economiste, le Pr. Fatmi a assuré aussi que la maladie a été introduite au Maroc par des plants pépinières non contrôlés. «Il faut déclarer et surveiller aux frontières toutes les semences. Sinon, c’est la guerre biologique», prévient-il. «Comme remède, nous avons développé un produit bactéricide biologique, il s’agit de l’Oxos», note Fatmi. Ce produit est aujourd’hui homologué au Maroc. «Le feu bactérien n’attaque pas les animaux ni les humains, et pas non plus la tomate ou la pomme de terre», assure toutefois le professeur. Au printemps, le mucus bactérien est disséminé sous forme de filaments par le vent, la pluie, les insectes (abeilles, mouches, fourmis…), la taille et l’homme… La situation est prise en main grâce à la sensibilisation des agriculteurs et la mise en place d’une stratégie de lutte, est-il indiqué.


Symptômes

Scientifiquement, la bactérie responsable est capable d’infecter plus de 130 espèces végétales appartenant à 39 espèces de la famille des rosacées. Les Pomoideae sont les plus fragiles face à cette maladie. Le poirier, le pommier et le cognassier sont les plantes hôtes les plus sensibles, et aussi les plus importantes économiquement. D’autres espèces, en dehors de la famille des rosacées, ont été rapportées comme plantes hôtes. Cette maladie est devenue un important facteur limitant la production, outre des poiriers et pommiers, d’autres espèces fruitières et de plantes ornementales.Quels sont les symptômes de cette maladie? Elle induit un noircissement des tiges, des fleurs, des feuilles et des fruits comme si ces organes avaient été brûlés par le feu. Sur le pommier et le poirier, les premiers symptômes apparaissent toujours au début du printemps par temps chaud et humide au moment de la floraison qui constitue le point de départ de l’infection. Les boutons floraux revêtent souvent un aspect humide dû à une exsudation bactérienne en surface, puis flétrissent et noircissent. La nécrose se développe ensuite vers la pousse feuillée par l’intermédiaire du parenchyme cortical et du liber pour gagner les rameaux et charpentières.Le feu bactérien est une maladie qui se manifeste sous forme de foyers. Les insectes pollinisateurs, et principalement les abeilles, jouent un rôle très important dans la dissémination de la maladie. En conditions favorables, cette maladie est capable de se généraliser très rapidement dans un verger, une microrégion, ou infecter d’autres régions. L’expérience dans tous les pays touchés montre qu’une fois introduite, la maladie ne peut être éradiquée. Seule une stratégie de lutte intégrée, basée sur la prévention et les bonnes pratiques de l’hygiène phytosanitaire, peut protéger les vergers sains de la région de Meknès.Fatim-Zahra Tohry

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