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    Entreprises

    Fêtes de fin d'année : Les beaux livres prisés par les banques

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    L'offre de beaux livres reste l'apanage des grandes entreprises et des banques. Ils sont offerts dans la plupart des cas aux partenaires étrangers. Les nouveautés de cette fin d'année.



    UNE douzaine de jours nous séparent du Nouvel An. Les entreprises s'apprêtent à offrir des cadeaux à leurs partenaires, clients ou amis. Pour les cadeaux expédiés à l'étranger, le choix des sociétés, et surtout les banques, se porte sur les beaux livres avec souvent pour thème le Maroc. Ces derniers ont une double fonction. D'une part, c'est un cadeau de fin d'année. D'autre part, ils permettent aux partenaires étrangers de mieux connaître le pays. De plus, «c'est un cadeau qui peut être utilisé durant plusieurs années», déclare un libraire. Il ajoute que chaque année l'offre grossit. Mme Alaoui Retnani, du Carrefour des Arts, déplore que «les beaux livres marocains aient tendance à se répéter puisqu'ils traitent toujours du même sujet au lieu d'explorer les richesses du pays et les métiers traditionnels».

    Le comportement des clients à l'égard des beaux livres n'a pas connu de changements en cette fin d'année. C'est toujours la même clientèle qui s'intéresse à ces livres: les entreprises et quelques particuliers. Ces derniers sont, dans la plupart des cas, des cadres supérieurs. A noter que le prix des beaux livres varie entre 500 et 1.000 DH. Selon M. Benkhay, du Carrefour des Livres à Casablanca, les prix peuvent atteindre 4.000 DH, notamment pour les beaux livres conçus à l'étranger.
    Le second type de beaux livres prisés par les clients porte sur l'art, notamment la peinture.
    Le nombre de livres commandés par les entreprises varie en général entre 5 et 20. Les plus grandes commandes sont effectuées par les banques. M. Abdelkader Retnani, secrétaire général de l'Association Internationale des Editeurs Francophones, souligne qu'il y a «deux types de livres qui sont offerts en fin d'année: le roman, qui est un cadeau qui peut être lu à plusieurs mais qui ne prend pas de valeur ,et le beau livre, notamment sur le Maroc, qui est une référence». Cinq ou six ans plus tard, il prend de la valeur. Ceci est d'autant plus vrai que le beau livre est l'oeuvre de toute une équipe, tandis que le roman n'est l'oeuvre que d'un seul auteur, ajoute-t-il.

    Une année de préparation


    Les beaux livres sont préparés pour la fin de l'année, période où ils sont très demandés. Leurs catalogues parviennent aux libraires au mois de septembre. Les livres sont reçus un mois et demi après la commande, en général au courant du mois de novembre. Quelques commandes peuvent être également passées à la demande des clients. Les beaux livres sont également vendus au cours de l'année, mais en nombre limité. La conception d'un beau livre demande beaucoup plus de travail, de temps et d'investissement qu'un roman. Les photos, à elles seules, peuvent nécessiter beaucoup de temps (parfois des années) et surtout beaucoup de profes-sionnalisme. La couverture d'un beau livre est préparée par un maquettiste, d'où son prix élevé. Selon M. Jean-Marc Rambus, maquettiste, la qualité de la couverture reste évidemment tributaire du budget de l'éditeur. Ce budget est encore faible, poursuit-il, bien que la couverture joue un rôle très important dans la com-mercialisation de ces livres. La mise en page des «livres d'art» demande parfois trois mois de préparation. La qualité du papier est aussi prise en considération. A souligner que la maquette et la mise en page sont souvent effectuées à l'étranger, notamment en France. Au total, il faut une année de travail au minimum pour préparer un beau livre, explique M. Retnani.

    Rafik IKRAM

    L'offre marocaine


    UNE dizaine de nouvelles éditions portant sur le Maroc ont fait leur apparition en cette fin d'année. Il s'agit notamment de «Fès, immobile et immortelle» qui présente l'itinéraire intime d'un photographe, d'un poète et d'un historien nés au Maroc et d'»Arabesques, art décoratif au Maroc», qui propose les trois principaux visages du décor traditionnel, à savoir la calligraphie, l'arabesque florale et le décor géométrique. A côté de ces deux beaux livres, sont également disponibles celui intitulé «Civilisation marocaine» qui n'est autre qu'une compilation de textes sur les différents visages de la civilisation marocaine et «Maroc 1925, courrier postal» qui est un ensemble de cartes postales remontant aux année 20. Deux autres beaux livres ont également vu le jour en ce mois de décembre. Il s'agit de «Kacimi» et de «Cherkaoui», deux albums rassemblant les peintures et dessins des deux artistes marocains. Après les bijoux de l'Algérie et ceux de la Tunisie, un nouveau beau livre intitulé «Les bijoux du Maroc» vient mettre en exergue les bijoux marocains.

    Voyages

    Ouarzazate, Marrakech, Istanbul... la partie s'annonce serrée


    La Turquie, la France, les Etats-Unis et le Sud du Maroc se disputent les suffrages des vacanciers de décembre. Dans ce match, l'arbitrage est assuré par l'Afrique du Sud et d'autres destinations.


    L'été n'a plus le monopole des grandes transhumances vers l'étranger. La période des fêtes de fin d'année est tout aussi propice. Au hit-parade des destinations prisées sur le marché figurent Paris et surtout la province française. Viennent ensuite la Turquie, les Etats-Unis, l'Afrique du Sud. Pour 7 jours en demi-pension au pays de Mandela, il faut débourser au minimum 20.000 DH.
    Le voyageur solitaire devra ajouter un supplément de près de 2.700 DH.
    Le bon comportement de la destination turque n'est pas une surprise: quelle que soit la saison, précise Mme Nezha Amrani, directrice du Département Marketing et Voyages organisés chez Atlas Voyages, ce pays se vend bien grâce à un excellent rapport qualité-prix, en plus de l'absence de visa.
    A Overseas Travel, on abonde dans le même sens: "outre la franchise du visa, le niveau des prix concurrentiel est un élément qui séduit la clientèle", indique Mlle Leila Rani, chargée de la clientèle "tourisme à l'export". La formule de base (séjour d'une semaine plus transport) est proposée à 6.650 DH.
    Sur l'Hexagone, la pression de la demande est telle que les transporteurs ont dû augmenter leurs capacités en sièges.

    Marrakech retrouve ses affluences


    Royal Air Maroc prévoit une dizaine de vols supplémentaires pour répondre à l'afflux de demandes sur la France, la destination-phare de la compagnie. Son central de réservation est débordé et de nombreux candidats au départ sont sur les listes d'attente en pariant sur un possible désistement ou un différé de dernière minute. "Il y a entre 6 à 7% de plus de monde qu'à la même époque de l'année dernière", confie Souad Mourid, de la réservation centrale de la RAM. A cette pression de la demande sur l'étranger s'ajoute celle des candidats au pèlerinage de la fin de l'année.

    Même son de cloche chez Air Liberté qui, "après une période difficile consécutive au dépôt de bilan de sa maison mère, renoue avec des seuils d'activité conformes à la saison", confirme M. Saïd Mouhid, directeur général. Au départ de Casablanca sur Orly, la compagnie a troqué ses McDonnell 83 contre de gros porteurs DC 10 afin d'absorber ce surplus de passagers. Une partie d'entre eux est en continuation sur les îles des départements d'outre-mer français (La Martinique, La Réunion et Pointe-à-Pitre).Si la concurrence "étrangère" se raffermit, Marrakech, Ouarzazate et dans une moindre mesure Agadir ne sont pas prêtes à jeter l'éponge. Depuis deux à trois ans, les agents de voyages relèvent une montée en puissance de Ouarzazate pour les fêtes de fin d'année. Sans avoir la réputation de Marrakech, sa concurrente directe, la perle du désert est appréciée surtout par la qualité de son hôtellerie. Depuis que la clientèle "locale" l'a découverte, le jadis face-à-face entre Agadir et Marrakech s'est transformé en triangulaire entre Marrakech, Agadir et Ouarzazate. Les promotions lancées sur la destination ont fait le reste. Royal Air Maroc a par ailleurs mis un vol supplémentaire sur la destination (27 décembre) avec retour le 1er janvier. Quant à Marrakech, elle retrouve progressivement les grandes affluences des années fastes, souligne Mme Amrani. Plus de chambres disponibles pour la nuit du 31 décembre dans les palaces de la ville.

    De son côté, Beni-Mellal fait son apparition pour la première fois dans le catalogue des agents de voyages. A 600 DH, l'on a droit au repas du Réveillon et à une nuitée.
    Une partie substantielle des vacanciers choisissent un voyage spirituel aux Lieux-Saints en cette fin d'année pour profiter des tarifs de basse saison. Le package moyen se vend aux environs de 7.500 DH. Dès le mois de Ramadan, ce même package coûtera 3 fois plus cher. Pour un même produit, l'on passe de 7.500 à 23.500 DH. Pour plusieurs agences, la Omra et le Haj constituent l'essentiel de leur activité.

    Abashi SHAMAMBA.


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