×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Fès/Transport public
Un plan de sauvetage pour la Ratuf

Par L'Economiste | Edition N°:3175 Le 22/12/2009 | Partager

. Des scénarios pour la survie de la régie . 47 millions de DH de dettes Le transport de masse pose un véritable problème à Fès. Vétusté du parc, baisse continue des recettes, transports clandestins… voilà en gros les maux qui guettent la Ratuf. En effet, la régie de transport urbain de Fès est l’une des dernières au niveau national. Son conseil d’administration, tenu début décembre, était l’occasion de mettre le doigt sur la gestion de ce service public avec son «lot de problèmes». A l’issue de ce conseil, certains observateurs ont dit que la faillite de la Ratuf serait «très proche». Chose qu’a niée en bloc le management de la régie. Selon lui, le sort de cette entreprise de plus de 950 salariés sera décidé incessamment. En effet, un bureau d’études suit de prêt, depuis plusieurs mois, la situation de ce secteur. Il devra présenter, cette semaine, les conclusions de ses analystes. Soit un véritable plan de sauvetage pour éviter à la régie de disparaître.D’emblée, l’on sait qu’il y a au moins trois scénarios à retenir. Lesquels reposeraient sur l’appui financier à la régie, la recherche d’un autre moyen de transport, et l’introduction progressive du privé. Pour cette dernière proposition, il faut noter que la capitale spirituelle compte plus d’un million d’habitants et 35.000 étudiants. De fait, les bus de la Ratuf restent insuffisants. L’arrivée d’un privé constituera avec la régie un tandem qui répondrait, peut être, aux besoins des populations. Sauf que les conditions du privé sont généralement connues d’avance. Outre la lutte contre les grands taxis au niveau du périmètre urbain, le racolage effectué par les petits taxis devant les stations de bus ainsi que le transport clandestin sont en ligne de mire. Ainsi, proposant un service public, la régie doit assurer sa survie via des lignes rentables. Mais dans ce cas, ses bus doivent être à la hauteur des attentes des voyageurs: respect des heures de départ et d’arrivée, fréquence des dessertes et qualité de la prestation. Sur ce dernier volet, Abdellatif Filah, actuel directeur de la Ratuf, avait proposé -dans une première expérience- des uniformes pour son personnel. «Sauf qu’après quelques jours, il s’est avéré que cet uniforme est devenu source de mystifications». Rappelons que la Ratuf compte plus de 250 bus. L’établissement ne peut à lui seul assurer le transport dans une métropole en pleine mutation. Actuellement, elle exploite un réseau de 53 lignes permettant le déplacement des habitants de Fès partout dans la ville. Elle assure également la desserte de certaines communes relevant des provinces de Moulay Yacoub et Sefrou ainsi que les principales banlieues de la ville de Fès. Ce sont quelque 73 millions de passagers qui sont enregistrés par an. Selon les dirigeants de la régie, dire que le transport public est défaillant serait aller trop vite en besogne et, justement, l’une des raisons du maintien de la Ratuf est d’offrir un service social que le privé ne peut assurer en raison de l’impératif de rendement. A ce propos, les responsables de la ville ont toujours préféré un soutien au secteur à l’ouverture de l’activité au privé. Au risque évident d’une tarification onéreuse, est-il avancé. Soutien qui se traduit par une mise à niveau de la régie et un plan de restructuration (ressources humaines et matériel roulant). Ce dernier a été mis en place dans le cadre d’un protocole d’accord entre l’Etat, le ministère de l’Intérieur, le Conseil de la ville et la régie. D’une durée triennale, ce programme porte sur le règlement du passif (dettes), la mise à niveau du parc et la restructuration des effectifs de la régie. Aux termes de cet accord, l’Etat prend en charge l’épuration des dettes fiscales estimées à plus de 47 millions de DH entre 2007 et 2009. De son côté, le ministère de l’Intérieur décaisse une contribution de la dotation spéciale du fonds TVA affectée aux collectivités locales de l’ordre de 20,25 millions de DH. L’octroi de ce montant est également réparti sur 3 ans.Dans ce plan, la réduction de la masse salariale est une priorité. La régie y a consacré plus de 1,7 million de DH. Pour ses responsables, le nombre d’agents par bus doit absolument passer de 8,2 actuellement à 5,5 vers la fin de cette année. Pour ce qui est de la mise à niveau du parc, elle est prise en charge par le Conseil de la ville. Lequel s’est engagé dans une opération d’acquisition de bus neufs et d’octroi de subventions destinées à la rénovation du parc existant. Il y consacre un investissement de 60 millions de DH, dont 45 millions devaient être versés en 2007 et 2008. A ce jour, la régie n’aurait reçu que 10 millions de DH. Enfin, outre la rénovation du parc (moteurs et carrosseries) dont le coût s’élève à 3 millions de DH entre 2008 et 2009, le règlement de l’ensemble des dettes commerciales nécessitera pas moins de 17,36 millions de DH. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc