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    Culture

    Festival Jazzablanca
    Vigon, l’autre Ray Charles

    Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

    . Il est sur scène ce vendrediVIGON était une remarquable bête de scène et il le reste. Il se produit le vendredi 4 avril au Mégarama Casablanca lors de la 3e édition du festival Jazzablanca (du 1er au 11 avril) organisé par Hil’Art Productions.D’origine berbère, Vigon (de son vrai nom Abdelghafour Mohcine) est né à Rabat le 13 juillet 1945. Durant ses études primaires, il avait quelques problèmes d’articulation, notamment avec le mot «wagon» qu’il prononçait «vigon»: c’est resté et est devenu son pseudonyme.Ayant chanté dans les bases américaines du Maroc, le petit garçon de la médina r’batie découvre, émerveillé, cette musique venue d’ailleurs. C’est à l’âge de 19 ans qu’il décide de tenter sa chance à Paris. Vigon devient spécialisé dans le Rhythm and Blues, apparu dans le milieu des années soixante. Il a enregistré plusieurs disques, notamment pour Barclay, qui n’ont rencontré qu’un succès d’estime. Il a été aussi l’un des rares chanteurs à signer pour la prestigieuse firme Atlantic (1968).Fan inconditionnel de Little Richard et de Ray Charles, Vigon reprend les grands standards tels que «Long tall Sally», «Tutti frutti», «Good golly miss Molly», «Georgia on my mind» ou encore «Hallelujah, I love her so»… Il a remporté le Tremplin du Golf Drouot. Une victoire qui lui vaut d’y être engagé, son rêve se réalise… Il n’aura de cesse de se produire sur scène accompagné par son groupe The Lemons avec, aux claviers, Michel Jonasz… En 1966, Vigon et ses Lemons se produiront en première partie d’Otis Redding à l’Olympia. Quelques mois plus tard, Vigon «divorce» et renoue avec une carrière solo. En effet, Michel Jonasz et son cousin Alain Goldstein forment leur propre groupe: Le Kingset.Le chanteur concentre alors entre ses mains les répertoires de James Brown et de Little Richard. En 1968, il signe, sous le label de Barclay, «Un petit ange noir». La chanson sera un «pur» succès. La star internationale enregistre en 1969 un album de Rythm’n Blues qui réunit ses meilleurs titres: «Only a fool», «Harlem shuffle», «Take me», «Pollution» ou encore «Bama lama bama loo». De 1965 à 1973, Vigon est reconnu comme le prince du Rythm’n Blues français. Véritable showman, il devient le recordman des premières parties à l’Olympia: Bo Diddley, Stevie Wonder, Otis Redding. Sa voix et son charisme ont fait vibrer le public en 2004 lors du spectacle mémorable «Les Pionniers du rock français» à l’Olympia. Il se produira d’ailleurs dans toute l’Europe (Espagne, Belgique, Suisse, Italie…). Dans les années 70, Vigon retourne dans son pays natal, le Maroc. Engagé pour 2 mois au «Jardin d’eau» à Agadir, il y restera 23 ans. Il retourne à Paris où il se fait engager à l’American Dream’ aux Halles. Il y chante avec ses propres groupes. Pour le fun, Vigon se produit en galas sur les grandes scènes, accompagné des meilleurs musiciens français de Soul Music.F. Z. T.

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