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Culture

Festival du film de Marrakech
Pas trop convaincantes les productions marocaines

Par L'Economiste | Edition N°:3165 Le 08/12/2009 | Partager

. «The man who sold the world», unique film en compétition officielle . «Fissures» de Hicham Ayouch, en section Coup de cœur ELLE était très attendue. La projection du seul film marocain en compétition au FIFM a fait salle comble. «The man who sold the world» est un film de Imad et Swel Noury (les fils de Hakim), produit par Prod action et appuyé par le CCM (Centre cinématographique marocain). Il aborde le thème de la folie: X et Ney vivent dans un pays en guerre. Ils sont collègues et partagent le même logement. X, anxieux, connaît aussi un handicap. Il tombe amoureux et décide de se marier. Et alors que tout portait à croire qu’il allait vivre un bonheur, il sombre dans la folie. Une folie destructive que l’on verra tout au long du film de 108 minutes, mais peu d’images sur la guerre dont parlent les acteurs.Le casting de cette fiction comprend Said Bey, Fahd Benchemsi, Audrey Marnay, Latifa Ahrrare et aussi le papa Noury. Il a livré selon les critiques une bonne prestation. Reste qu’à la fin de la projection, les spectateurs (un public pourtant averti) sont restés gênés et peu bavards, incapables de reconnaître si le film est bon ou non. Visiblement, cette production adaptée, du roman de Fedor Dostoïevski, «Un cœur faible», n’est pas faite pour le grand public. Ce n’est pas d’ailleurs l’objet de la plupart des films en compétition dans le FIFM. Les connaisseurs et cinéphiles reconnaissent en revanche que sur le plan technique, «The man who sold the world» était de haute voltige. Réussira-t-il à convaincre le jury? C’est ce qu’on saura le vendredi prochain. Rappelons que le FIFM, qui se poursuit à Marrakech jusqu’au 12 décembre, se solde par 4 récompenses: l’Etoile d’or, les prix des meilleures interprétations masculine et féminine et le prix du jury. Et c’est Abbas Kiarostami qui préside le jury cette année, entouré de réalisateurs comme Elia Suleiman, Mike Figgis, Pablo Trapero, Lahcen Zinoun et d’autres.Inscrire un film en compétition est déjà un gain, estime-t-on. Les jeunes frères réalisateurs (Imad et Swel Noury) ont à leur actif un premier film sorti en 2006, «Heaven’s doors» (dont le titre rend hommage à Bob Dylan). Ce film, grand public, avait reçu de bons échos. Hors compétition cette année, une autre fiction marocaine, signée Hicham Ayouch (le frère de Nabil). Programmée en «Coup de cœur», l’histoire de «Fissures» se déroule à Tanger. Trois marginaux en quête d’amour et de délivrance vont se rencontrer et s’aimer: Abdessalam, un homme brisé qui sort de prison, Noureddine, son meilleur ami, et Marcela, une Brésilienne fantasque et suicidaire.


Christopher Walken, le danseur

UN grand hommage a été rendu, au deuxième jour du FIFM, à Christopher Walken. Il lui a été rendu par l’actrice et réalisatrice, membre du jury cette année, Fanny Ardant en reconnaissance de tout son parcours. S’il n’était pas acteur, Cristopher Walken aurait pu être danseur, confie-t-il. A ses débuts, ce grand acteur, qui a incarné tout au long de sa carrière des rôles de méchants, était un danseur émérite qui avait envisagé de se consacrer à la chorégraphie. «Voyage au bout de l’enfer» en 1976 l’impose auprès du public. Il obtint alors l’Oscar du meilleur second rôle dans ce film et sa carrière est lancée. Son visage, ses traits, ses yeux lui permettent d’interpréter des personnages violents à la limite de la folie. «Dangereusement vôtre», «The King of New-York», «Pulp Fiction» et d’autres productions lui permettent de prouver ce talent. Aujourd’hui, Walken reconnaît qu’il aspire plutôt à jouer des rôles plus calmes. «J’aimerais bien interpréter un rôle de papa ou de grand-père qui vit avec ses enfants dans une villa paisible».Badra BERRISSOULE


Voir Kiarostami et mourir

. Loin des paillettes, de grands réalisateurs. Marrakech n’est pas Cannes!Envoyer valdinguer paillettes, tapis rouge et cohorte de starlettes en mal de reconnaissance. Au Festival international du film de Marrakech, il faut s’essayer à cet exercice pour goûter et apprécier le cru de cette année. C’est loin des miroirs aux alouettes qu’il a le plus grand intérêt. D’abord avec son président du jury. Abbas Kiarostami, rien que cela. Le maître du cinéma iranien cache ses yeux derrière des lunettes noires, toujours. Et le charme de la ville rouge n’y changera rien. Le visage racé, exprimant une sagesse de bon aloi, Abbas Kiarostami n’aime pas les interviews, mais il ne se cache pas. A l’entrée de l’hôtel Mansour Eddahbi, il est facile de le croiser. En pleine discussion avec l’un des meilleurs réalisateurs arabes d’aujourd’hui, Elia Suleiman. Kiarostami ne pipe mot quand Suleiman déplore avec ironie l’absence de reconnaissance à Cannes de son dernier long métrage «Le temps qu’il reste». Alors il faut souhaiter meilleure fortune à ce réalisateur palestinien d’exception, et voir s’engouffrer dans une limousine noire le père du majestueux «Le goût de la cerise» (Palme d’or 1997). Le cinéphile à Marrakech ne pouvait pas rater l’hommage rendu à Christopher Walken samedi. Introduit par une sylphide du cinéma français, Fanny Ardant. «J’aurais aimé être sa mère… sa femme… sa sœur… et son amie, pour se moquer du monde», annonce-t-elle de sa voix lascive. C’est alors que l’acteur américain descend les marches tel un sachem aux tempes grises. Il s’approche de la scène, tout le monde se lève, l’émotion est palpable, l’admiration est, elle, totale. Pour ceux qui l’ont adoré dans «Voyage au bout de l’enfer» de Michael Cimino, Christopher Walken affiche toujours un visage inquiétant. Et comme pied de nez à ceux qui croient le connaître, il choisit un film de science fiction chinois pour sa soirée d’hommage. Ses fans lui pardonneront, puisque c’est bien connu: l’amour rend aveugle.Marrakech ce n’est pas Cannes, mais c’est de grands réalisateurs aussi.Aïcha AKALAY

 

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