×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

Festival du film de Marrakech
Cinéma égyptien: 100 ans et pas une ride!

Par L'Economiste | Edition N°:2673 Le 14/12/2007 | Partager

. Un hommage très apprécié du public. De grandes stars au rendez-vous Le cinéma égyptien fait toujours rêver les cinéphiles. Depuis 100 ans, il alimente l’imaginaire du public dans tous les coins de la planète. Les premières projections, à la fin des années 1890, ont eu lieu dans les cafés du Caire. Et en 1917, il existait déjà 80 salles de cinéma dans le pays. L’histoire retiendra que le premier court métrage est un documentaire tourné en 1907 et le 1er long-métrage, «Leila», a été réalisé par Wadad Orfi en 1927. Et c’est dans les années 30, que le cinéma acquiert ses véritables lettres de noblesse grâce à l’invention du son. Le plus célèbre est certainement celui interprété par la diva Oum Khaltoum «Nachid Al Amal». Depuis toujours, le cinéma égyptien tient une bonne longueur d’avance par rapport aux autres pays arabes. Techniquement, il est meilleur et économiquement, c’est une véritable industrie. Il se classe quatrième après le tourisme en terme de revenus en Egypte. Traversé par des courants contradictoires, il offre aujourd’hui du contenu, des sujets, des strass et paillettes. De par sa taille, son âge et sa qualité, c’est le 10e cinéma du monde avec plus de 3.000 films longs métrages et autant en courts. Parmi eux, «Heya fawda» ou «Le chaos» dernier film de Youssef Chahine et Khaled Youssef qui fait actuellement un tabac. C’est un pamphlet sur la société égyptienne minée par la corruption. Le film est sorti en France en décembre dernier et programmé en avant-première à Marrakech. Il témoigne à nouveau de l’engagement du cinéaste. C’est pour toutes ces raisons que le FIFM rend, cette année, un vibrant hommage au 7e art égyptien. 40 longs métrages sont programmés au cours de ce festival qui se recentre, pour sa 7e édition sur sa véritable vocation: promouvoir le cinéma (cf.www.leconomiste.com). Et un centenaire se fête en bonne et due forme, en présence de stars. Les plus grands artistes étaient à la soirée, organisée en leur honneur, mercredi soir. Nour Cherif, Yousra, Ahmed Ratib, Boussi, Ahmed Badir, Ilham Shahine, Ezzat Al Alayli, etc. Pour l’occasion, le FIFM a sorti le grand jeu: limousine et gardes du corps, remise de trophées, dîner à Dar Soukkar et bain de foule…«Un hommage juste car le cinéma égyptien a séduit des générations entières» souligne Noureddine Sail, coprésident du FIFM. Il faut reconnaître au cinéma égyptien cette capacité à se remettre en cause et à se renouveler. Après plusieurs années de fastes, ce dernier a connu une période de morosité. Un problème rapidement surmonté grâce aux jeunes générations de cinéastes. En effet, car au milieu du chaos, des femmes et des hommes se battent, mettent leur jeunesse et leur fougue au service de l’avènement d’une Egypte nouvelle. C’était d’ailleurs l’un des messages forts du film de Youssef Chahine. Parmi les acteurs de la jeune génération égyptienne Ahmed Hilmy, ancien présentateur d’émission pour enfants, qui a aujourd’hui le vent en poupe dans la catégorie comique. Ses films sont toujours impatiemment attendus par le public. Adil Imam, le plus vénéré dans cette catégorie, reconnaît le talent de Hilmy. Par ailleurs, les acteurs égyptiens sont de plus en plus demandés à l’international. C’est le cas de Khaled Abol Naga qui a interprété un rôle principal dans le thriller américo-canadien, Civic Duty de Jeff Renfroe. Le renouveau du cinéma est aussi symbolisé par l’excellent «Immeuble Yacoubian», de Marwan Hamed, projeté lors de la soirée dédiée aux artistes égyptiens. L’ancienne génération, pas aussi ancienne que cela, se maintient, également. A leur tête, toujours Chahine, un cinéaste par nature insaisissable. « Il a abordé à peu près tout ce que le cinéma compte de genres et parcouru à lui seul, toute l’histoire du cinéma, passant du primitif à un certain classicisme, puis s’ouvrant à la modernité avant d’inventer sa propre forme, parfaitement inédite, puis, en une boucle vertigineuse, de revenir à l’origine même de la représentation avec L’Emigré. (...) », peut-on lire dans les Cahiers de Cinéma. Quant à la réalisatrice Inès Dghidi, celle-ci s’est fait connaître par des films, très controversés. Les rôles féminins de ses longs métrages sont souvent interprétés par Yousra. Son dernier film est «El bahithoun ani el horria» mettant en scène 4 femmes dont la marocaine Sanâa Mouziane. Enfin, et non des moindres, Nour Cherif qui reste l’acteur le plus apprécié de sa génération. Ses feuilletons demeurent de véritables chefs-d’œuvres, comme Hadrat Al Moutaham Abi et Dali que les téléspectateurs marocains ont pu suivre ces dernières semaines. Badra BERRISSOULE

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc