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Culture

Festival du film de Marrakech
Ce n’est pas que du cinéma!

Par L'Economiste | Edition N°:2652 Le 15/11/2007 | Partager

. 45 millions de DH injectés dans l’économie locale et nationale . Une usine de décors à Sidi Ghanem . Un festishop dès cette année 7 ans, c’est encore jeune pour un festival. Pourtant, celui du film de Marrakech affiche de grandes ambitions. Pour chaque édition, les organisateurs tentent de faire mieux que la précédente. L’enjeu est de taille pour ce festival classé depuis sa naissance parmi les grandes manifestations cinématographiques du monde. De fait, plus les années passent, plus la fondation organisatrice (Fondation du festival du film de Marrakech) gagne en maturité. Plus aussi ses prérogatives sont larges, et plus les prestataires sont marocains. «Aujourd’hui, 70% du budget de l’édition sont injectés directement dans l’économie de Marrakech», affirme fièrement Jalil Laguili, secrétaire général de la fondation FIFM. Pour les fondateurs de ce festival, ce fut un double objectif: faire vibrer les habitants au rythme du festival et faire profiter l’économie de la ville de cette grande manifestation.«D’où cette ambition d’institutionnaliser aussi la fondation et, de facto, le festival», confie-t-il. Et pour instaurer une plus grande rotation, à chaque édition, la fondation procède à un appel d’offres pour choisir ses prestataires.Ainsi, depuis trois ans, plus d’une centaine de prestataires marocains sont mis à contribution (y compris les hôtels qui réalisent 4.000 nuitées directes à travers chaque édition). Le festival du film de Marrakech dispose cette année d’un budget: 45 millions de DH, dont une petite partie sera consacrée au fonctionnement de la fondation, alors que le reste profite directement à la ville. A noter que les incontournables sponsors classiques sont de retour, Maroc Telecom, ONA, et ainsi que d’autres partenaires français comme Christian Dior.Une nouveauté cette année, le festishop. Ainsi, le FIFM aura désormais un kiosque où seront mis en vente les produits dérivés du festival avec le concours de la Maison de l’artisan. Autre défi pour la Fondation, la maîtrise de tous les aspects du festival. Les scènes et les décors sont réalisés depuis 3 ans à Marrakech dans un atelier à Sidi Ghanem qui emploie aujourd’hui 70 personnes. «Atelier qui grâce à son expérience, pourrait même être mis à contribution pour d’autres évènements de la ville». Enfin, la production est depuis deux ans contrôlée à partir de Marrakech. Seule la sélection des films reste chapeautée par le partenaire français et son représentant Bruno Barde, mais en partenariat avec la fondation et notamment le DG du CCM (Centre cinématographique marocain) et aussi vice-président du festival, Noureddine Sail.Sur le plan marketing, à l’actif du FIFM, la naissance des écoles de cinéma et des projets de studios cinématographiques encore en gestation. A l’instar des grands festivals du cinéma, la fondation du FIFM a instauré son école en 2005, parrainé par Martin Scorsese. Ce dernier devrait de nouveau animer un workshop destiné aux cinéastes africains. Par ailleurs, un atelier international sur le numérique sera organisé en marge du festival dont l’objectif est la sensibilisation du monde du cinéma arabe et africain sur l’importance du cinéma numérique dans l’avenir. Sur le plan économique, sans doute, les grandes retombées sont palpables au niveau des productions cinématographiques tournées au Maroc, comme le dernier film de Ridley Scott «Body of lies», tourné à Rabat avec Dicaprio ou encore Alexandre le Grand, du réalisateur Oliver Stone, tourné en partie au Maroc, le film Babel… En l’espace d’une décennie, Ouarzazate et Marrakech, particulièrement, sont devenues les principales destinations des films bibliques.Du coté de la production marocaine, et malgré le cru modeste de 2006 (14 longs métrages et 70 courts en 2006), le secteur se porte bien depuis 1998. D’après une étude du cabinet Valyans Consulting, mandaté par le centre cinématographique de cinéma marocain, le secteur a réalisé un sérieux saut quantitatif et qualitatif en doublant le nombre des productions. Et la tendance ira crescendo. Enfin, incontestablement, les retombées de l’événement sur Marrakech sont plus évidentes au niveau de l’image de la ville touristique. Le FIFM reste en dehors de toutes autres considérations, une bonne affaire pour Marrakech, prisée par la jet-set.


Un nouveau siège pour la Fondation

LA Fondation du festival du film de Marrakech a lancé les travaux pour la construction de son siège. L’architecte Lamia Mahdi sélectionnée sur concours parmi 8 autres candidats, a conçu un bâtiment équipé d’une salle d’exposition de 600 m2 et une salle de projection dotée de 100 sièges. Les travaux qui ont démarré il y a deux mois, nécessitent un coût global de 30 millions de DH. Badra BERRISSOULE

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