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    Culture

    Festival du cinéma de Marrakech
    Grosse promo et bonnes affaires

    Par L'Economiste | Edition N°:2128 Le 12/10/2005 | Partager

    . L’événement confère à la ville notoriété dans le monde du cinéma et du tourisme . Retombées aussi du côté des productions étrangères tournées dans la région . Mais faible impact sur la production localeCôté cour, la 5e édition du Festival de cinéma aura son lot de stars: un géant comme Martin Scorsese, Abbas Kiarostami, Cameroun Diaz, Jeffy Wright, Jean-Jacques Annaud qui présidera cette édition. Il y aura aussi la participation de stars indiennes et égyptiennes comme Mirvet Amine et d’autres encore qui n’ont pas encore confirmé leur présence. Outre plusieurs hommages aux stars présentes, au cinéma espagnol et aux grands réalisateurs Scorsese et Kiarostami avec les projections de leurs chefs-d’œuvre. Côté jardin, le Festival international du cinéma de Marrakech s’institutionnalise. La fondation, qui porte le même nom, a désormais des locaux à Marrakech avec une équipe permanente de production, un secrétariat général et de grands projets. En 2001 est né ce festival de la volonté du Souverain et d’un grand homme décédé, entre-temps, Toscan du Plantier. Les relations de ce dernier ont permis de gagner plusieurs années dans le processus d’installation de cette manifestation. C’est ainsi qu’à l’automne 2001 et au lendemain des attentats du 11 septembre, quand les manifestations internationales étaient annulées les unes après les autres à cause des attentats, celle de Marrakech a pu être maintenue. D’année en année, ce festival a pris une renommée internationale malgré sa jeunesse: des dizaines de reportages lui ont été consacrés, dans le monde francophone mais aussi à travers l’Europe. Evidemment, derrière cette rencontre, la promotion du Maroc, son image, celle de Marrakech. «C’est aussi dans cet objectif que le festival a désormais une chaîne TV sur satellite pour faire une campagne de promotion à l’étranger», indique Jalil Lahghili, secrétaire général de la fondation. L’année 2004 aurait battu les records d’affluence: 60.000 spectateurs lors des projections dans les salles. Sur le plan économique, les grandes retombées sont sans doute au niveau des productions cinématographiques tournées au Maroc. Plus de 100 millions de dollars de chiffre d’affaires sont générés par des productions étrangères, annonçait-on en 2002. En 2003, Marrakech a accueilli le tournage du film Alexandre le Grand dont le budget, au Maroc, a dépassé les 300 millions de DH. Il y a eu d’autres tournages de films français en 2004. Plusieurs productions étrangères sont attendues au Maroc comme «l’Alchimiste» avec Laurence Fidhburne (cf. www.leconomiste.com). «Une des missions du Festival de Marrakech est d’amener l’industrie cinématographique internationale à s’intéresser aux possibilités qu’offre le Maroc», avait déclaré dans un entretien à L’Economiste, Faiçal Laraïchi, vice-président délégué du FIFM.Et il faut dire que depuis 2001, ce fut le cas. La deuxième mission non déclarée mais pourtant souhaitée, c’est de développer l’industrie nationale du cinéma. Ce n’est pas encore le cas. En cinq ans, il y aura peu de coproductions. Il faut dire que certains producteurs et metteurs en scène ne se montrent pas non plus audacieux tant au niveau de la qualité que des démarches. Chaque an, les opérateurs nationaux regrettent le faible impact du Festival international de Marrakech sur l’industrie locale, mais ne manquent pas pour autant d’assister à l’évènement. Il est vrai aussi qu’à Marrakech, et en 5 ans de festival, pas une salle de cinéma n’a vu le jour. Seuls les trois survivants (Le Colisée, Saada et le Rif) continuent d’y croire. Quant aux fameux studios cinématographiques à construire à Marrakech, c’est tombé dans les oubliettes. Pourtant, un terrain sur la route d’Amezmiz est toujours réservé à ce projet auquel l’on n’a pas donné suite. En attendant, à défaut de studios, la fondation a mis en place un grand atelier de construction de décor dans la zone industrielle Sidi Ghanem. Toutes les scènes seront fabriquées sur place, avec le concours de beaucoup d’artisans.


    En attendant la coproduction, la formation

    Peu de coproductions certes, mais la fondation veut y remédier cette année. Elle a lancé en partenariat avec le Tribeca Film Institute un programme de formation, le Master class qui aura lieu à Marrakech du 7 au 19 novembre et qui sera animé par des professionnels du cinéma mondial, en l’occurrence Martin Scorsese et Abbas Kiarostami. Quatre des participants retenus sur concours devront réaliser des courts métrages financés par la télévision marocaine et le Tribeca Film Institute et seront projetés lors du Festival de New York. Badra BERRISSOULE

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