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    Culture

    Festival des musiques sacrées de Fès
    Des moments de grâce attendus cette semaine

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Ce festival se veut être l’exemple de la mixité culturelle et sociale Fidèle à son concept original, le Festival des musiques sacrées de Fès, qui réunit cette année encore une pléthore de talents, a démarré le 2 juin. Et promet de tenir en haleine tous ses admirateurs jusqu’au 10 juin. Les visiteurs se comptent déjà par milliers et les organisateurs affichent une grande satisfaction. Près de 4.000 spectateurs ont assisté à la cérémonie d’ouverture et pas moins de 30.000 personnes ont afflué à Bab Boujloud et aux Champs de course. A l’entrée de Bab Makina, Mohamed Kabbaj serre la main de son ami Mohamed Gherrabi. Le premier est président de la Fondation Esprit de Fès et wali du Grand Casablanca, et le deuxième est wali de Fès-Boulemane. Leur volonté commune est «d’utiliser l’événement comme levier de développement». Outre l’hôte du festival, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture et de la Communication, plusieurs personnalités du monde politique et économique sont venues assister à cette première soirée animée par le maître de la musique baroque, William Christie. Artiste français d’origine américaine, il est un véritable maestro des «Arts Florissants». Il gère un groupe de 80 musiciens. Et pourtant, il ne demande que l’attention du public pour réussir des morceaux de Rameau, Mondonville, Rigel et Mozart. Ce vendredi, l’ambiance sereine a créé un véritable climat d’écoute et de spiritualité. Bref, chanteurs et instrumentistes, voués à la musique baroque, fidèles à l’interprétation sur instruments anciens, ont montré qu’ils restent, dans leur spécialité, l’une des formations les plus réputées dans le monde. «Nous avons l’appétit pour ce genre de musique qui nourrit l’esprit et soigne le cœur, le corps et l’âme», commente un spectateur étranger, très impressionné par les compositions de Christie. Lors de ce concert, pendant que les profanes écoutaient des titres très prisés, d’autres personnes dégustaient «El harira» chez le restaurateur accrédité par le festival. Le spectacle du lendemain (3 juin) a été animé par Esperanza Fernàndez (Concierto Flamenco) d’une part, et Keyvan Chemirani, Ali Reza Ghorbani et Nahawa Doumbia (Iran, Inde du Sud et Mali) d’autre part. Ces artistes ont montré une autre grâce des “Harmonies”, le thème du festival, qui veut cette année réaliser l’exploit à travers un appel à une mixité culturelle et sociale. En tout cas, les organisateurs promettent aux spectateurs d’autres moments forts lors des concerts de cette semaine, que ce soit à Bab Makina, Bab Boujloud, Champs de course, Dar Tazi, Volubilis ou encore au Musée Batha.


    Programme

    - Lundi 5 juin 16h30 Musée Batha Yungchen Lhamo  (Tibet)20h30 Bab Makina   El Llibre Vermell – Capella de Ministrers et Cor de la Generalitat Valenciana – (Espagne)Chants et danses du XIVe siècle. Direction : Carles Magraner- Mardi 6 juin 16h30 Musée Batha Jordi Savall – (Espagne) Musiques anciennes au Royaume chérifien et au Royaume d’Espagne – Création 20h30 Bab Makina 1ère partie: Karima Skalli, Françoise Atlan et Curro Pinana (Maroc, France,Espagne). 2e partie: Antonella Ruggiero (Italie)« Sacramonia » avec l’Arké Quartet- Mercredi 7 juin  Volubilis: Groupe Curro Piñana (Espagne), Chants confrériques du Maroc - El Boussairi  (Maroc)De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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