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    Economie

    Festival de Casablanca
    Les sponsors manquent à l’appel

    Par L'Economiste | Edition N°:3320 Le 15/07/2010 | Partager

    . Mais grand soutien des autorités et élus. Les organisateurs veulent installer la manifestation dans le calendrier culturel du pays UN festival à la hauteur des ambitions de Casablanca . A la demande des élus de la ville, toutes obédiences confondues, qui soutiennent l’évènement, le président de Ténor Group (holding spécialisée dans les métiers de services à forte valeur ajoutée), a accepté cette mission de plein gré. Ainsi, c’est quasiment au pied levé que Farid Bensaïd a pris les commandes du festival dont la 6e édition démarre aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au dimanche. Avant lui, des Casablancais de «pure souche et/ou d’adoption» ont essayé mais ont fini par jeter l’éponge. Bensaïd, lui, se sent comme un poisson dans l’eau. La culture, c’est sa passion (il est fondateur de l’Orchestre philharmonique de Casablanca). Homme de culture, c’est aussi un homme d’affaires avisé. Son objectif, pour ce plus grand rendez-vous culturel annuel de la ville, est d’en faire un produit bancable. La preuve, pour leur deuxième saison à la tête du festival, Bensaïd et ses équipes ont réussi à attirer des valeurs sûres dans le rang des sponsors. Au-delà, ils s’investissent sans compter pour installer définitivement ce festival dans le calendrier national. «Un festival destiné, avant tout, à la majorité des Casablancais, avec beaucoup de musique et pour tous les goûts». Dans un premier temps, le festival de Casablanca n’a pas la volonté de rayonner à l’international. C’est du moins ce que répète à l’envi Bensaïd qui ne tolère pas les comparaisons faites avec les festivals de Mawazine ou encore Gnaoua. «Chaque festival, dit-il, a son positionnement, sa raison d’être, son mode de financement». Casablanca se veut naturellement urbaine, cosmopolite, donc «à son image». Le seul vrai moyen pour Bensaïd de jauger la satisfaction des populations, ce sont les scènes. «Les 4 principales accueillent jusqu’à plus de 200.000 personnes par programmation». Parcours du parfait chef d’orchestre, sans fausse note. Rien n’est exagéré dans la programmation de ce rendez-vous culture de facture très respectable (lire ci-dessous et page Rendez-vous culturels). Ce natif de Rabat se révèle déjà être l’atout-maître du festival de Casablanca. Pour lui, comme pour le maire de la ville, Mohamed Sajid, «Casablanca est la ville de tous les Marocains». Une sorte de communion est en train de naître. Bensaïd, lui, a commencé sa montée des marches… de la cathédrale Sacré-Cœur du boulevard Rachidi à Casablanca, ce mardi 13 juillet, et donné le la de cette nouvelle édition du festival que «beaucoup avaient déjà enterré». Mais el Maestro, comme le surnomment ses pairs, est optimiste. Il espère que son appel du cœur aux opérateurs économiques de la ville, du haut des marches de la cathédrale, soit entendu. Le défi est de faire du festival une affaire rentable. La balle est dans leur camp.Bachir THIAM

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