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    Culture

    Festival d’Asilah: Epopée musicale dans le monde arabe

    Par L'Economiste | Edition N°:2576 Le 24/07/2007 | Partager

    . Du 23 juillet au 18 août, la ville vibre au rythme de la culture et des arts. L’Institut du monde arabe impliqué dans l’organisation. Expositions de peinture, colloques et concerts aussi au menuLE festival culturel d’Asilah fête cet été ses 29 ans d’existence. En fait, c’est en 1978 que l’aventure a commencé, lorsque les initiateurs de cette manifestation avaient décidé de donner à la ville, réduite alors au statut de petit village de pêcheurs, un nom et une identité à même d’améliorer le quotidien. Pour ce qui est du programme de la présente édition, qui démarre qui a démarré le 23 juillet et qui s’étale sur plus de trois semaines, le menu comporte plusieurs colloques répartis sur les champs de la créativité littéraire et artistique, et de celui de la réflexion géopolitique, avec un grand panel d’expositions et de spectacles. Le grand événement de l’année est le congrès dédié à «la musique dans le monde de l’Islam». Colloque organisé en coopération avec l’Institut du Monde Arabe de Paris en écho au premier congrès de la musique arabe qui s’est tenu au Caire en 1932, et dont les recommandations n’avaient pas bénéficié de véritable suivi. La manifestation d’Asilah vise donc à évaluer le chemin parcouru par la musique dans le monde arabe et islamique depuis. Il est à noter que les préparatifs pour cette manifestation avaient démarré à Asilah il y a deux ans. Cette rencontre vise, selon les organisateurs, à débattre d’un sujet qui montre la face artistique du monde musulman. Le second colloque portera sur le thème «L’Europe et l’Afrique: les défis des uns et les devoirs des autres». Il s’agit là d’une rencontre entre un groupe de décideurs et d’intellectuels européens et africains pour débattre de l’avenir des rapports entre les deux parties. Nombre de personnalités de la scène politique internationale sont attendues à cette occasion. Le troisième colloque sera dédié quant à lui au «rôle de l’élite intellectuelle au monde arabe: entre modernité et pensée salafiste». Côté artistique, un vaste panel d’expositions est en vue, dont une place de premier ordre est réservée aux arts africains, avec des artistes du Mali, Burkina-Faso, Sénégal et Côte d’Ivoire. Une autre exposition dédiée à la peinture marocaine sera organisée au sein de la Médiathèque Bandar Ben Sultan et regroupera les œuvres de 14 artistes. Une exposition des photographies de Khlid Acaari aura lieu dans le donjon historique Al Kamra qui surplombe la vieille médina. Les fresques murales auront également leur place habituelle dans le calendrier culturel plus que chargé que promet la prochaine édition du festival. Les concerts musicaux ne sont pas en reste. Des chanteurs arabes et étrangers égayeront les nuits de la ville après les colloques copieux offerts au grand public.


    La culture, source de revenus
    LE festival d’Asilah fêtera l’année prochaine son trentième anniversaire. Durant les trois dernières décennies, cette manifestation aura réussi à changer la face de la ville. C’est en constatant que leur cité était peu équipée, à part son petit port de pêche et ses petites échoppes d’artisanat, que les initiateurs du Festival ont décidé de travailler sur l’image historique de leur ville, en faisant son principal moyen d’attractivité et de développement, surtout dans le secteur touristique.C’est ainsi que la ville a décidé de réunir écrivains, plasticiens et intellectuels du monde entier chaque été pour s’ériger en capitale de la réflexion et du dialogue entre les cultures et les civilisations. Malgré les problèmes liés au manque d’infrastructures au début, le festival a bien pris. Avec le temps, c’est la culture qui est devenue une source de revenus pour l’édification des infrastructures: les routes, la rénovation de la médina, l’apparition de projets touristiques pour répondre à la nouvelle image de la ville comme haut lieu de tourisme culturel et balnéaire. Grâce à cet effort, la Fondation Forum d’Asilah, qui organise le Festival, a obtenu le statut d’organisation non gouvernementale d’utilité publique. Et elle a pu drainer des subventions de divers pays pour la réhabilitation de la ville et l’édification d’un nombre d’établissements à vocation culturelle, tels que le Centre Hassan II des Rencontres Internationales, la Bibliothèque Bandar Ben Sultan, le Palais de la Culture et les ateliers d’arts plastiques qui lui sont rattachés. Ainsi qu’un ensemble de subventions débloquées par plusieurs pays arabes et européens pour l’aménagement et la réhabilitation de la ville qui abrite ces établissements. C’est ce qui a permis de consacrer le nom d’Asilah comme une destination touristique et culturelle qui continue, aujourd’hui encore, l’aventure de ce Festival qui a changé la face de sa destinée.De notre correspondant Rachid MARROUN 
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