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Affaires

Fès/Programme de développement de l’industrie
Le défi, impliquer collectivités locales et privé
Entretien avec Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie

Par L'Economiste | Edition N°:2412 Le 30/11/2006 | Partager

Comme pour le tourisme et l’artisanat, l’industrie a désormais son programme de développement régional (PDRI). Réclamé par les industriels de la région, lors de la conférence de L’Economiste à Fès en juin dernier, le PDRI a été officiellement signé le 27 novembre à Fès. L’objectif est d’asseoir un meilleur positionnement de notre région sur l’échiquier international en tant que terre d’accueil des investisseurs. Le programme qui s’étale sur 10 ans et consiste à mettre en œuvre la déclinaison régionale du Plan Emergence à travers un plan d’actions visant le développement de l’activité industrielle de la Région de Fès-Boulemane. Ceci à travers l’appui et le renforcement aux secteurs productifs de base (l’agroalimentaire, le textile et le cuir), la modernisation de la compétitivité par la mise à niveau du tissu industriel existant, le développement de nouveaux secteurs d’activité à fort potentiel et grande valeur ajoutée (les NTIC et l’offshoring) et le développement de l’offre foncière, via la mise en œuvre et la réhabilitation des espace d’activités.Dans cet entretien, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie, Salaheddine Mezouar, explique que la démarche participative est la piste de la réussite du programme du développement régional industriel (PDRI).  . L’Economiste: Pourquoi le PDRI qui vient d’être avalisé ne comprend-il pas de données chiffrées?- Salah Eddine Mezouar : Je pense que cet accord-cadre définit, d’abord, les grandes orientations essentielles de ce programme. Il fallait le faire comme première phase pour s’assurer que tous les acteurs s’intègrent et s’impliquent dans ce dispositif. De là, il fallait commencer par agir et très vite sur ce que nous considérons comme les premiers secteurs d’urgence. Des secteurs, sur lesquels il n’y a pas de réflexions à faire et qui ont une maturité en termes d’action. C’est-à-dire les secteurs du textile, du cuir et de l’agroalimentaire qu’il faut rebooster, compte tenu de leur histoire au niveau de cette région et également vu le potentiel qu’ils constituent.. Quelle est donc votre approche pour ces secteurs?- Dans un premier temps, nous ciblons les piliers industriels, dans le cadre d’une approche nouvelle, liée à la modernisation et à l’identification de nouvelles niches en lien notamment avec l’offshoring. Pour ce dernier volet, je tiens à souligner que nous allons lancer la zone Fès Shore le plus rapidement possible. Ceci pour donner déjà une crédibilité à ce programme. La deuxième étape serait d’attaquer les nouveaux secteurs émergents. Là, nous procéderons à une véritable étude et des analyses chiffrées pour s’assurer que ces secteurs peuvent être capables de se développer dans le cadre d’une logique de zones spéciales où intégrées dédiées à chaque activité. Ce travail d’approfondissement se fera dans les 3 à 4 prochains mois. Ceci dit, pour l’heure, nous disposons d’une vision d’ensemble qui est cohérente. On peut dire que l’industrie est un secteur qui a de l’avenir au niveau de la région de Fès-Boulemane et qui peut reprendre sa position au niveau national. Il faut qu’il ait des ambitions nationales et internationales. Et ce sont ces choix fondamentaux qui vont structurer ensuite tout notre travail au niveau de l’aménagement de l’espace mais également au niveau de l’émergence de nouvelles zones et de nouveaux acteurs.. Quel est le budget prévisionnel pour le PDRI?- Notre démarche est participative. On ne vient pas pour tout financer. En revanche, nous impliquons les acteurs régionaux (autorités et collectivités locales). Le but étant de créer une dynamique. Le ministère apporte également sa contribution dans ce qui relève de sa responsabilité, que ce soit en matière d’aménagement d’espace, mais aussi en matière de définition de besoins de formation, d’orientation et de captation de l’investissement. Nous impliquons naturellement les aménageurs-développeurs du secteur privé. On met à leur disposition les espaces, et on définit avec eux le cadre et les limites, parce qu’il y a une question d’attractivité liée au coût du terrain. Ces privés sont capables d’apporter leur contributions au développement d’espaces modernes et adaptés aux besoins des investisseurs. L’objectif est de décharger les collectivités et les autorités d’un poids financier d’investissements qu’elles peuvent orienter vers d’autres secteurs.Propos recueillis parYouness SAAD ALAMI                      

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