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Fès
Le défi de la compétitivité territoriale

Par L'Economiste | Edition N°:2797 Le 12/06/2008 | Partager

. Plus de 7 milliards de DH investis dans le tourisme. Point noir: l’ancienne médina. 100 millions de DH pour l’INDHFès, la capitale idrisside, se réveille enfin pour sortir de la léthargie dans laquelle elle croupissait depuis quelques décennies. Le nouveau visage de la capitale des Idrissides est aujourd’hui tout autre. L’on a, apparemment, compris que l’avenir de la ville, voire de toute la région, dépend essentiellement des investissements à retombées immédiates. Ainsi, la ville est appelée, du moment qu’elle commence à disposer des infrastructures nécessaires, à devenir une destination touristique à part entière. Jusque-là, la capitale des Idrissides était tout simplement une «étape» de deux jours dans le circuit des villes impériales. Certes, les arrivées et les nuitées enregistrées dans les hôtels classés de la ville n’égalent pas encore les records de Marrakech, d’Agadir, voire de Rabat et Tanger, mais il y a manifestement une volonté tant de la part des professionnels du tourisme que de celle des pouvoirs publics pour y remédier. Le secteur du tourisme s’est d’ailleurs taillé une grande part des projets d’investissement au titre de l’année 2007. Quelque 7,70 milliards de dirhams ont en effet été investis dans le secteur et permettront la création de près de 13.000 emplois. En 2007, l’activité du guichet d’aide à la création d’entreprises avait enregistré une progression très signifiante de l’ensemble de ses indicateurs de rendement. Par ailleurs, «quelque 2.327 certificats négatifs (+10% par rapport à 2006) ont été délivrés permettant la création de plus de 1.000 entreprises (+36%). «Ces créations d’entreprises vont générer quelque 10.320 emplois», explique Fouad Ouzzine, directeur du CRI. Selon lui, durant la période 2003-2007, le CRI a réalisé un taux d’accroissement annuel moyen de 33% en termes de création d’entreprises. Le guichet des investissements a également enregistré une amélioration de ses indicateurs. Dans ce sens, 167 projets instruits par le CRI ont reçu l’avis favorable. Avec une augmentation de 14% par rapport à 2006, ces projets correspondent à un volume d’investissement évalué à plus de 9 milliards de DH (+124%). Ils permettront la création de quelque 23.727 emplois (+ 200%).Pour Ouzzine, «les outils de promotion ont participé largement à ce résultat». En effet, l’année 2007 a été particulièrement marquée par le renforcement des supports d’information relatifs à la promotion de la région de Fès-Boulemane. La conception et la réalisation des affiches et supports relatifs aux missions du CRI et aux potentialités de la région (nouvelles zones industrielles et touristiques, nouveaux projets...) étaient d’un grand apport. Par ailleurs, le CRI pilote la mise en œuvre d’un ensemble de projets et de programmes structurants de la région Fès-Boulemane à l’image du Programme de développement régional industriel (PDRI-Fès), de l’espace Fès Shore, du projet d’aménagement et de développement de la zone sud et sud-ouest de la ville de Fès, de la nouvelle zone industrielle prévue à Ras El Ma (700 ha) et de l’espace intégré de magasins et aires de dédouanement de Fès.Cependant, certains points noirs subsistent encore. A commencer par l’ancienne médina. Du côté des responsables, on se veut rassurant. «Nous sommes en train de résoudre le problème dans sa globalité, mais cela ne peut se faire en une seule tranche», affirme un responsable communal. Effectivement, force est de constater que l’ancienne ville se transforme, en mieux bien sûr. Ruelles carrelées, canalisations d’évacuation des eaux usées, voies d’accès dégagées... sont visiblement les premières priorités. Tout autant que la réhabilitation des habitations menaçant ruine. Sur le plan du développement humain, l’on note que, depuis 2005, quelque 197 projets ont vu le jour dans la préfecture de Fès sur les 317 programmés dans le cadre de l’INDH, avec un investissement de plus de 227 millions de dirhams, dont 140 millions assurés par le Fonds de soutien de l’INDH. Pour l’année 2008, une enveloppe de 95,65 millions de dirhams a été allouée pour la réalisation de 65 projets. Selon Mohamed Rharrabi, wali de la région Fès-Boulemane, le bilan de l’INDH dans cette région est «largement positif  dans la mesure où elle a permis l’amélioration des conditions de vie de la population, le renforcement du principe de la bonne gouvernance, l’implication et l’intégration des citoyens dans la vie économique et l’ancrage de la confiance du citoyen en l’avenir». Cependant, «quelques dysfonctionnements entravent encore la mise en oeuvre des projets de l’INDH, dont l’indisponibilité des terrains dans certains quartiers, le manque de professionnalisme de certains partenaires et la faiblesse des ressources humaines spécialisées dans le domaine social».Le développement de Fès est donc actuellement sur les rails. La bonne gouvernance tant de la part des autorités publiques que de celle des élus y est pour quelque chose. Pourvu que cela dure!


Modèle

Larges voies de communication, rues propres, pénétrantes dignes d’une grande ville, frappent le visiteur. Du coup, l’on se demande pourquoi ce n’est pas le cas dans d’autres villes. En fait, la ville offre l’image modèle de la coopération entre autorités et élus. «Nous travaillons en étroite concertation avec l’autorité de tutelle, notre objectif étant commun: assurer le développement de la ville et être à l’écoute des attentes des populations», affirme Hamid Chabat, président du Conseil de la ville. C’est le même son de cloche de la part du wali de la Région Fès-Boulemane, Mohamed Rharabi. «Il n’y a pas de place à la mésentente entre l’autorité locale et les élus, nous travaillons de pair pour le bien de cette ville et de ses habitants», affirme Rharabi. J. E. HERRADI

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