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Fès
Eau, électricité: La Régie renflouée

Par L'Economiste | Edition N°:2797 Le 12/06/2008 | Partager

. Elle récupère 515 millions de DH d’arriérés . 700 millions de DH pour la future station d’épuration des eaux usées. La Radeef anticipe sur les besoins de la ville en énergieLa ville de Fès se développe et ses besoins en électricté, eau et assainissement grandissent. «Acteur principal, engagé dans la Vision 2010, nous poursuivons le parachèvement de nos schémas directeurs jusqu’à l’horizon 2025 pour les 3 activités eau potable, électricité et assainissement liquide», indique Ali Benazzouz, directeur général de la Régie de distribution d’eau et d’électicité. Notons que celle-ci vient tout juste de récupérer quelque 515 millions de DH d’arriérés: la moitié de ce montant ira à l’équipement des quartiers défavorisés. En effet, il s’agit là d’ambitieux programmes dont les axes fondamentaux sont l’extension, la modernisation, la qualité de service, le respect de l’environnement, la mise en valeur des ressources humaines et la communication. Parmi les projets les plus importants figure la station d’épuration des eaux usées. Celle-ci constitue un chantier environnemental important. Sa construction démarrera incessament. Elle s’inscrit dans le cadre du grand projet intégré de dépollution du bassin du Sebou qui compte 6 millions d’habitants, avec une surface de 40.000 km2 et une richesse hydrique importante estimée à 30% du potentiel national en eaux de surface et 20% en eaux profondes. Mais le Sebou est aussi malheureusement l’oued le plus pollué à l’échelle nationale et la qualité de ses eaux (après réception des eaux usées de Fès) est considérée hors classe et ne pouvant être réutilisée. Cette situation engendre d’ailleurs des répercussions néfastes sur le bassin et notamment sur l’irrigation, la santé, la potabilisation de l’eau et les conditions socio-économiques de la région. Les pertes économiques annuelles dues à cette pollution se chiffrent à plus de 670 millions de DH, selon une étude récente. Les eaux usées et industrielles de Fès, avec un débit de plus de 100.000 m3/j participent à cette pollution à hauteur de 40%. A partir de ce constat, la dépollution du Sebou est devenue une priorité nationale qui passe donc impérativement par le traitement des eaux usées et industrielles de Fès. C’est pourquoi la Régie a décidé de construire sa station d’épuration des eaux usées de Fès, pour un montant de 700 millions de DH. Cette station sera réalisée sur un site situé à l’est de la ville dans la zone «Lahbalate», et adoptera un procédé innovant et performant: les «boues activées». Ce qui permettra la réduction de la pollution à hauteur de 85%. D’après les responsables de la Radeef, les eaux épurées obtenues répondront bien aux normes nationales de rejets; et les eaux du Sebou (après confluence) seront de qualité nettement meilleure et pourront ainsi être réutilisées en irrigation restreinte et permettront aussi une potabilisation de l’eau dans des conditions meilleures.Par ailleurs, cette station aura aussi une particularité environnementale importante du fait qu’elle abritera une unité de cogénération de l’énergie électrique à partir du biogaz issu des digesteurs. Ce qui évitera les émissions du biogaz (gaz à effet de serre) dans l’air, et permettra ainsi au projet d’être éligible au Mécanisme de Développement Propre (MDP) dans le cadre du protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre. L’énergie électrique obtenue à partir de cette unité de cogénération, servira en particulier à la couverture des besoins électriques de la station à hauteur de 50%. Le démarrage des travaux de cette station est prévu au cours du 2e semestre 2008. Elle devrait être operationnelle fin 2010.Dans un autre registe, la Régie est actuellement en phase finale de déploiement d’un système de télégestion du réseau moyenne tension (le Spectrum Power TG 8000 de Siemens). Connu sous le nom de Scada (Supervisory Control And Data Acquisition System), ce système nécessitera un coût global de 12 millions de DH. Il comprend, outre l’acquisition du matériel et des logiciels, la mise à niveau du réseau, l’installation des postes asservis, le réseau de communication et l’aménagement de la salle BCC. «Toutes les étapes sont en phase de validation», confirme Benazzouz. Et d’ajouter que les essais point à point sont en cours sur l’ensemble des sites Régie liés au BCC. Sa mise en service est fixée pour ce mois de juin.Ce nouveau système prévoit les télécommande, télésignalisation et télémesure de la totalité des postes sources et répartiteurs de la Radeef. Il permet la reconnaissance de l’architecture du réseau et la représentation dynamique de ses organes selon l’état, la source d’alimentation, le niveau de tension, le pourcentage de charge, etc. Ainsi, l’établissement disposera d’une base de donnée fiable et consistante permettant une meilleure visibilité sur l’évolution du réseau et, par conséquent, une meilleure gestion des investissements futurs. La qualité du service devra être nettement améliorée par un contrôle en temps réel de l’ensemble des paramètres du réseau et une possibilité de rétablissement en cas d’incident. «Toute la clientèle de la Radeef sera concernée, du simple ménage jusqu’aux administrations et industriels». Ces derniers, particulièrement vulnérables aux coupures d’électricité, auront une raison supplémentaire pour venir investir dans la région. A signaler que ledit système est conçu et dimensionné pour gérer également à court terme les réseaux d’eau et d’assainissement de la ville de Fès.


Près de 30.000 branchements sociaux

La Régie a apporté sa contribution à l’INDH en accordant la priorité à l’alimentation de la totalité des quartiers défavorisés (20) entre 2006 et 2009. Ainsi, l’établissement a recensé l’ensemble des besoins des citoyens sur son périmètre d’action en eau, électricité et assainissement liquide par quartier et par douar. Un programme d’alimentation de la totalité des quartiers défavorisés, soit l’équivalent de 11.000 foyers en eau potable, 6.800 foyers en assainissement liquide et 20.000 foyers en électricité dans la commune urbaine de Fès, la municipalité Mechouar-Fès Jdid et la commune rurale de Oulad-Tayeb, est prévu entre 2006 et 2009.Y. S. A.

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