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    Fès/artisanat
    Le PDRA passe aux actions concrètes

    Par L'Economiste | Edition N°:2690 Le 10/01/2008 | Partager

    . Un comité de pilotage assure le suivi de ce programme . Il est composé du ministère de l’Artisanat, la Wilaya… et des artisans   POUR bon nombre d’artisans, la rencontre tenue le 7 janvier avec Anis Birou marque une étape importante dans la réalisation du Programme de développement régional de l’artisanat (PDRA). En effet, le processus passe à la vitesse supérieure avec la mise en place d’actions concrètes. En effet, le secrétaire d’Etat chargé de l’artisanat s’est déplacé à Fès pour la première réunion du comité de pilotage de la stratégie de développement de l’artisanat local. Premier du genre lancé dans le cadre de la vision 2015 pour l’artisanat, le PDRA de Fès a été signé le 11 septembre dernier (www.leconomiste.com). Rappelons qu’une enveloppe budgétaire de 1,3 milliard de DH a été allouée à sa réalisation. Un montant jugé suffisant pour positionner la région de Fès comme une des locomotives pour le développement de l’artisanat au niveau national. Cela, en capitalisant autour d’une image de marque haut de gamme et sur une extension de l’offre des produits de moyenne gamme en cohérence avec les caractéristiques des marchés cibles. Les objectifs escomptés visent 2,7 milliards de DH de chiffre d’affaires global, soit une progression de 10% par rapport à 2006. Dans le détail, il est notamment question de réaliser un CA de 181 millions de DH à l’export, soit 5 fois plus qu’en 2006, et de créer quelque 24.500 emplois permanents. Pour atteindre ces objectifs, l’appui à la production et à la commercialisation des produits des mono-artisans, la restructuration des PME et la qualification des artisans (formation) sont prévus. Pour ce qui est de la commercialisation, les artisans de Fès profitent du service «Medina Express», initié en partenariat avec Barid Al-Maghrib. Cette formule est mise en place en faveur des artisans voulant faciliter leurs transactions avec les touristes. Au menu, notamment, des moyens de paiement sécurisés ainsi que des prestations de collecte et d’expédition adaptées. En clair, ces centres constituent un réseau d’espaces de services situés à proximité ou au sein des espaces de commercialisation des produits de l’artisanat. Par ailleurs, afin d’accompagner de façon efficace les petits artisans, le PDRA prévoit d’apporter un support spécifique pour répondre à la problématique de la production. A cet effet, des leviers ont été identifiés. Il s’agit de l’amélioration de l’offre à travers le design pour mieux l’adapter à la demande. Dans ce sens, les responsables des villes de Fès et de Saint-Étienne (France) se sont mis d’accord pour la création d’un centre de design de l’artisanat à Fès dans le cadre de la coopération internationale. L’objectif est de stimuler la création au sein des métiers de l’artisanat, d’enrichir et renouveler les gammes de produits, afin de pérenniser l’offre, et, partant, d’élever le niveau actuel des revenus. La valorisation des zones d’activités de Aïn Nokbi et Benjellik pour accueillir respectivement les dinandiers et les potiers-zelligeurs de Fès, figure également au programme. Le but est d’augmenter leur productivité et d’améliorer leurs conditions de travail et leurs revenus. Le projet comprend aussi la mise en place de circuits d’approvisionnement en matières premières au profit des artisans afin d’optimiser les délais et les coûts. A ce titre, Mohamed Rharrabi, wali de la région Fès-Boulemane, insiste sur la formation professionnelle des apprentis artisans. Pour lui, c’est ainsi qu’on pourra assurer la qualité des produits de l’artisanat et faire face à la concurrence étrangère. Notons que le PDRA prévoit un programme de certification des produits artisanaux. Celui-ci vise à donner aux clients des marchés cibles une garantie quant au respect de toutes les exigences de qualité, d’environnement et de sécurité. Soit une sorte de traçabilité des produits. D’autres mesures transversales sont prévues, telles que la participation aux salons professionnels internationaux. L’organisation de foires régionales afin de promouvoir le produit d’artisanat local serait également un plus. Enfin, il semble qu’une véritable organisation du secteur soit instaurée. Les artisans espèrent beaucoup de ce PDRA et affichent leur satisfaction par rapport à la couverture de santé médicale, notamment le programme Inaya qui prévoit une couverture sociale à 45 DH/mois. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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