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Economie

Fès, ville sans bidonvilles d’ici 2012?  

Par L'Economiste | Edition N°:3361 Le 14/09/2010 | Partager

. Le recasement de douar El Asker, Aïn Smen… en priorité. Plus de 5.000 baraques détruites depuis 2004«Fès sera déclarée ville sans bidonvilles d’ici 2012», déclare Abdelkader Ben Bassou, inspecteur régional de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace. Selon lui, la dernière opération de démolition des baraques de douar El Asker s’inscrit dans le cadre de la relance du programme villes sans bidonvilles (VSB). Au total, 5.000 ménages ont bénéficié de ce programme, à l’échelon de Fès. Soit 68% des quelque 7.420 ménages conventionnés. Notons que le remplacement de l’habitat insalubre se poursuit malgré des difficultés inhérentes au montage de certains projets. Le contrat VSB est à mi-chemin: 99% de recasement à Aïn Smen et près de 37% de recasement et relogement à Dhar El Mehraz où une nouvelle offre vient d’être proposée aux habitants. L’objectif est de finaliser ce contrat avant la fin de l’année 2012. Pour le responsable de l’habitat, 70% du reliquat des ménages non encore traités à ce jour concerne l’opération Dhar Mahraz, qui a connu un statu quo pendant plus de trois ans. Ceci est dû essentiellement à l’occupation du site d’accueil par des baraques habitées par des familles démunies. Rappelons que c’est ce bidonville qui avait accueilli le ministre de tutelle et les responsables de la ville, en 2005, par des jets de pierres, des insultes et une grosse manifestation. Et depuis, l’autorité sait qu’il s’agit d’une population névralgique. Son relogement n’est pas de tout repos. Dernièrement, ce sont quelque 64 ménages du bidonville Dhar El Mehraz (ou douar El Asker), qui en ont bénéficié. C’est la société Al Omrane qui initie l’opération de recasement. Reste que la démolition des baraques est la condition sine qua non pour la livraison des maisons. Composé de cinq îlots d’habitats insalubres, ce quartier regroupe pas moins de 3.000 ménages. Sur ce total, près de 1.100 familles ont profité d’une première opération de restructuration et de relogement. Le reste est concerné par un recasement en cours de réalisation qui consiste à offrir aux ménages ciblés des lots de 200m² pour 3 ménages. Ces derniers  devront payer une participation fixée à 30.000 DH par ménage, soit dix fois moins cher que le prix réel du marché. Outre le suivi du recasement des familles, les autorités sensibilisent la population et l’invitent à améliorer son cadre de vie. Seulement, dans certains cas, le caractère socioéconomique prime. Sur le plan social, les familles qui y demeurent disposent, généralement, de très faibles revenus: à douar El Asker, ils sont près de 60% de foyers qui sont dans ce cas. Le reste, des militaires à la retraite qui louent les baraques aux étudiants de la faculté de Dhar El Mehraz. Ils gagnent ainsi, grâce à ce commerce, entre 1.000 et 7.000 DH par mois. Les recaser, c’est donc les priver d’un revenu important. C’est pourquoi ils résistent à l’opération de relogement (cf. www.leconomiste.com). Mais c’est une question de temps. Dans quelques mois, douar El Asker sera de l’histoire. Une histoire qui a démarré dans les années 1950 avec l’installation de la première baraque. En 2005, l’on avait recensé plus de 2.800 baraques prenant la taille d’un arrondissement où sévissent drogue, prostitution et extrémisme. La solution a donc été d’éradiquer ce «quartier» qui demeure la plus importante poche bidonvilloise de la ville. Une première tranche de 660 appartements a été ainsi livrée dès 2006. Le financement du projet est évalué à près de 500 millions de DH. Il vise, outre le relogement des ménages, la restructuration de 300 bâtisses. Pour Ben Bassou, «afin d’assurer la réussite globale de l’opération, des mesures complémentaires ont été mises en œuvre, dont l’aide frontale et l’accès, selon les disponibilités offertes, au logement de faible VIT (140.000 DH)». Pour le reste des poches non traitées à ce jour en plus de celles nouvellement intégrées au  périmètre urbain, les autorités et les services concernés ont procédé à la mobilisation de toutes les opportunités foncières disponibles pour l’accueil des ménages recensés. Le département de Hejira s’engage, quant à lui, à assurer le financement de cette opération intitulée: «Avenant au contrat VSB de la ville de Fès».


Partenariat public-privé

Depuis 2004, plusieurs centaines de baraques ont été démolies. L’opération concerne plus de 5.000 familles, réparties sur les deux plus grands bidonvilles de Fès. Il s’agit des secteurs d’Aïn Smen et douar El Asker qui se sont développés sous forme d’habitats informels où des milliers de personnes vivent dans des baraques, édifiées en dehors de toutes normes réglementaires de sécurité. Afin de répondre au besoin en logement social, la construction de quelque 4.000 unités de logement à Fès a été lancée dans le cadre d’un partenariat public/ privé. Liant le ministère de l’Habitat et des promoteurs immobiliers privés, ce partenariat offre aux professionnels un foncier public assaini et valorisé, et prévoit un investissement de l’ordre d’un milliard de DH. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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