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    Economie

    Fès veut développer son agriculture

    Par L'Economiste | Edition N°:2668 Le 07/12/2007 | Partager

    . Le CRI et l’Inra s’allient pour résoudre les problèmes du secteur. Etudes, recherches scientifiques, accompagnement des agriculteurs au menu NOMBREUX sont les opérateurs économiques et agriculteurs qui ont assisté à la rencontre sur «L’offre de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) en technologies pour la promotion de l’investissement et la création des PME», organisée cette semaine à Fès. Lancée par le Centre régional d’investissement (CRI) en collaboration avec l’INRA et l’Association marocaine pour la recherche et développement (R&D Maroc), cette manifestation vise la vulgarisation des résultats de recherche en vue de promouvoir l’investissement dans le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire.De fait, l’investissement, via la création d’entreprise, était au centre des réflexions. Pour certains intervenants, ce sont des éléments primordiaux pour la relance économique et le développement social. En effet, avec le désengagement successif de l’Etat, seul l’investissement pourrait créer une dynamique pour l’économie nationale face aux nouvelles exigences de la conjoncture internationale. Dans le même sens, «la détermination des chercheurs de l’Inra aura sans doute un impact positif sur la région et permettra aux jeunes de se lancer dans l’initiative privée, et aussi aux opérateurs économiques de se rencontrer et d’échanger l’information en matière d’opportunités d’affaires et de sceller des partenariats et accords B to B dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire», indique Fouad Ouzzine, directeur du CRI. Et d’ajouter : «L’agriculture joue incontestablement un rôle primordial dans notre économie nationale. Elle est le plus gros secteur en matière d’emploi, occupant 44 % de la population active». Ainsi, la région Fès-Boulemane regorge d’importants atouts et potentialités dont l’exploitation adéquate pourrait faire de cette région une grande zone de productions agricoles variées. Elle dispose de plus de 300.000 ha de surface agricole utile qui représente 16 % de la superficie régionale dont seulement près de 14 % est irrigué. La région offre une production très diversifiée et à des quantités importantes. Soulignons à cet égard les câpriers qui produisent près de 70 % de la production mondiale des câpres. Mais il y a aussi les céréales, les légumineuses, les cultures maraîchères, les oliviers, les rosacées, les plantes aromatiques et médicinales et aussi la production de viande, lait, de  miel…etc. Cependant, ces productions se heurtent actuellement à certaines contraintes limitant les capacités de production agricole de la région, constatent les intervenants. Parmi ces contraintes, figurent les aléas climatiques, la prédominance de la très petite exploitation, la non-qualification des agriculteurs et l’absence d’agences de conseil et d’ingénierie pour la formation, l’assistance et l’accompagnement des agriculteurs. C’est à cet effet d’ailleurs que la vulgarisation des recherches de l’Inra et le développement des technologies qui s’y rapportent, sont très sollicitées. En tout cas, le séminaire de Fès était une occasion pour sceller une relation de collaboration afin de créer une synergie entre formation, recherche et industrie. Ceci dans le but d’inciter à la création d’entreprises innovatrices. Cette collaboration est d’emblée concrétisée par le biais d’une convention de partenariat signée entre le CRI de Fès-Boulemane, l’Inra et l’association R&D Maroc. Cet accord se veut une plate-forme pour tisser des liens entre la recherche scientifique et technologique, d’une part, et le développement socio-économique d’autre part. Les signataires insistent sur l’aide à la réalisation d’opérations de transferts de technologies, notamment par le biais de prestations de service et de conseil. La coopération prévoit la réalisation des travaux de recherche et développement au profit des entreprises, PME/PMI en particulier, pour les aider à asseoir une stratégie de développement basée sur l’innovation. L’élaboration de programmes de recherche appliquée susceptible de permettre le développement du noyau d’une technologie nationale à même de catalyser les activités économiques du pays et de rehausser leurs parts de valeur ajoutée, est également envisageable. Pour certains agriculteurs, il est aussi nécessaire d’entreprendre une étude globale sur des bases nouvelles, associant les différents opérateurs du secteur, notamment les changements climatiques, la nouvelle configuration socio-économique, les accords de libre-échange, l’émergence de l’agriculture énergétique ayant entraîné l’envol des prix sur le marché international. De cette étude pourraient naître des réformes avec des objectifs précis et assortis d’un agenda réaliste avec le concours de la wilaya, la région de Fès-Boulemane et les DPA de Fès, Sefrou et Boulemane. Ces mesures, qui supposent l’adhésion des opérateurs concernés, doivent prendre en considération les spécificités régionales.


    Plan régional

    A Fès, le secteur agricole et agroalimentaire prévu dans l’étude lancée par la région de Fès-Boulemane et menée par la fondation Sophia Antipolis, verra prochainement la mise en place d’un plan d’action régionale appuyant les filières porteuses. Ses initiateurs s’inscrivent dans la durée et poursuivent le double objectif de sécurité alimentaire et d’intégration au marché mondial. Il faut juste créer un office de mise en valeur des eaux de l’oued Sebou pour doter la région d’un système de sauvegarde des ressources hydriques. Notons, par ailleurs, qu’au niveau de la région, les investissements dans le secteur agricole sont faits non seulement pour accroître la production mais aussi pour aider à la compétitivité et la rentabilité tout en renforçant la durabilité des ressources environnementales et naturelles. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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