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    Fès soigne ses espaces verts

    Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

    . Un marché de 17 millions de DH. La gestion sera concédée pour une durée de 9 ans. Entretien, arrosage, plantation et réhabilitation au programmeAPRES avoir délégué le ramassage des ordures et l’éclairage public, la Commune de Fès se lance un nouveau défi. Elle veut concéder la gestion des espaces verts. Un secteur auquel le budget communal consacre quelque 17 millions de DH/an. Il s’agit, en effet, d’une concession à une entreprise privée pour une durée de 9 ans avec un suivi rigoureux et un cahier des charges. Ce dernier a été approuvé par les élus lors d’une session tenue récemment. «Ce partenariat a pour objectif l’amélioration de la vie dans l’espace urbain. Les retombées escomptées ne peuvent être que positives, que ce soit pour les habitants de Fès, usagers de la route et les piétons», indique un responsable de la Ville. Et d’ajouter que le futur délégataire devra assurer, outre l’entretien des espaces verts, l’arrosage, la plantation des arbres, arbustes et des fleurs de saison, et la réhabilitation des jardins.     En ce qui concerne l’entretien, l’entreprise sera tenue de disposer d’un «personnel qualifié pour garantir la maintenance du secteur». De fait, les travaux d’entretien comprennent la tonte des surfaces gazonnées, la fertilisation de base et d’appoint, les traitements phytosanitaires, l’arrosage, le fleurissement et la plantation d’arbustes, les soins et le nettoyage. Pour ce dernier volet, l’accord prévoit l’arrachage, le ramassage et l’évacuation des plantes adventices ainsi que des papiers et détritus. Figurent également au cahier des charges l’épandage de fumier ovin bien décomposé, de qualité supérieure et exempt de toute impureté. L’élagage des palmiers est aussi prévu. Cette tâche sera exécutée dans les règles de l’art en fonction des caractéristiques propres aux espèces qui consistent à enlever les écailles et les palmes sèches.        L’objectif étant de rehausser l’image de la capitale spirituelle en offrant des «vrais» coins de verdure à ses habitants ainsi qu’à ses visiteurs. La convention insiste sur une «gestion professionnelle». Dans ce cadre, l’entreprise qui remportera ce marché s’engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour réussir la mise à niveau des jardins. Elle devra fournir à la ville tous les renseignements sur les modalités d’exécution dudit contrat. Elle doit faciliter les visites de ses pépinières, magasins et ateliers. Si l’entreprise a des devoirs, elle a aussi des droits. Elle bénéficie notamment du soutien de la Commune dans ses démarches auprès de l’administration dans le cadre de son activité professionnelle. S’agissant du suivi, tous les travaux seront exécutés sous le contrôle du président de la Commune et de ses représentants, notamment l’ingénieur communal chef de la division technique. Le partenaire de la Commune disposera d’un délai d’une année pour mettre en place l’audit permanent des espaces verts. Dans le délai de trois mois suivant cet audit, le délégataire remettra un rapport précisant notamment les points noirs, les réfections à entreprendre qui sont nécessaires afin d’assurer la pérennité de ces sites. Notons que les statistiques du service environnemental de la Ville font état d’une moyenne actuelle de 4 m2 d’espaces verts par habitant. En comparaison avec d’autres villes, comme Casablanca ou Marrakech, Fès est certes très loin des normes internationales qui se situent au niveau de 10 m2 d’espaces verts par habitant. Un déficit que Fès veut combler. De fait, la ville table sur la plantation d’un million de fleurs chaque année au niveau des alignements. «L’objectif est d’avoir une fleur pour chaque habitant», explique Hamid Chabat, maire de Fès. Et d’ajouter qu’aujourd’hui, toutes les avenues de la ville sont plantées d’arbres. Par ailleurs, parallèlement à la gestion déléguée des espaces verts, des projets de plantation de palmiers aux champs de courses, avenues Moulay-Rachid, Ennakhil, FAR sont en phase d’approbation.


    Pénalités

    La convention de gestion déléguée des espaces verts de Fès prévoit aussi des sanctions. Ainsi, pour les ordures laissées par le délégataire sur place ou mal ramassées, la Commune appliquera une pénalité de 500 DH. Un véhicule mal chargé, répandant des ordures sur la voie publique, l’absence ou le non-respect des horaires de travail sans motif sont passibles d’une pénalité de 200 DH. Celle-ci peut atteindre 1.000 DH pour tout jardin non entretenu ou espace vert non arrosé convenablement. Le matériel inadéquat ou insuffisant sera aussi sanctionné par une pénalité de 1.000 DH.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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