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    Economie

    Fès: Rocades et pénétrantes pour une ville carrefour

    Par L'Economiste | Edition N°:13 Le 23/01/1992 | Partager

    Les événements du 14 Décembre 1990 avaient révélé beaucoup de défaillances en matière d'urbanisme et d'équipement dans la ville de Fès. Des programmes d'aménagement ont été lancés ou activés. Le ministère des Travaux Publics et la municipalité de Fès déploient des efforts particuliers en matière de voiries pour décongestionner une ville carrefour, en matière d'hydraulique et d'équipements sportifs.


    UNE enveloppe de 160 millions de Dirhams a été consacrée aux travaux de voirie pour la période 1991-93. Cet investissement est co-financé ministère des Travaux Publics et la municipalité de Fès.
    Il est à noter tout d'abord que le problème de la ville de Fès est sa position géographique. C'est un carrefour entre l'Est et l'Ouest, et le Nord et le Sud. Elle connaît, en effet, un trafic entrant et sortant de 30.000 voitures par jour dont 35% de poids lourds. De plus ce trafic est en augmentation annuelle de l'ordre de 10% par an.
    Ainsi les véhicules arrivent au centre par les pénétrantes du fait de l'absence de voies latérales. Le problème est que d'une part les pénétrantes ne sont plus adaptées et que d'autre part, la congestion du centre ville est à l'origine d'un nombre important d'accidents. A ce titre, et pour ce qui est du nombre d'accidents, la ville de Fès avec 1.300 par an est classée en deuxième position après Casablanca.
    De ce fait, au niveau du programme du ministère des Travaux Publics figure la construction de plusieurs rocades. Ces dernières devront en plus de la révolution des problèmes précités, une bonne liaison entre les quartiers périphériques. Le schéma directeur, qui a un horizon de vingt année prévoit ainsi la construction de quatre rocades.

    Une rocade intérieure, deux intermédiaires, et enfin une périphérique. La rocade intérieure relie l'avenue des FAR à la route de Taza en passant par l'avenue Allal Ben Abdellah, route Aïn Chekaf et l'avenue Ibn Al Khatib. La construction de cette rocade relève de la municipalité puisque se trouvant à l'intérieur du périmètre urbain. En fait c'est le dédoublement d'une voie déjà existante qui nécessitera un investissement de 36 millions de Dirhams.
    La première rocade intermédiaire relie l'entrée de Fès par Dokkarat et la route de Taza, et emprunte un itinéraire différent de la rocade intérieure. Elle passe par le quartier Al Adarissa, coupe les pénétrantes Aïn Chkaf, Imouzzer, Sefrou, traverse le quartier industriel Sidi Brahim, et contourne l'Université pour arriver à la route de Taza par la ceinture sud. Cette rocade de 13 Kilomètres, et a une largeur de 7 mètres. Une première tranche est déjà en chantier. L'aménagement de l'ensemble des carrefours est également prévu.
    La deuxième rocade intermédiaire débute au carrefour de la route Moulay Yacoub, rejoint la première rocade intermédiaire; en traversant le quartier de Zouagha, Narjiss et Al Amal. La construction de cette rocade est différée dans le temps, parce que cette zone n'est pas encore très dense du point de vue urbanistique.

    Enfin la rocade périphérique emprunte la route de Meknès, passe par le quartier industriel pour arriver à la route de Taza. Elle s'étend sur 13 kilomètres, et a une largeur de 7 mètres. La première tranche qui débute à la route de Meknès est déjà en chantier. les travaux de la deuxième tranche verront le jour au delà de 1993.
    Le programme d'aménagement de la voirie concerne également les pénétrantes principales et secondaires. Les premières sont à la charge du ministère des Travaux Publics, les secondes de la municipalité.
    Les travaux d'élargissement de "l'entrée Ouest" sont terminés. L'aménagement a concerné le dédoublement de 2,1 kilomètres de route, et a nécessite un investissement de 15 millions de Dirhams. Le programme 1992 intègre l'élargissement des pénétrantes de Sefrou, de Dokkarat, la route de Taza, d'Imouzzer.
    pour ce qui des pénétrantes secondaires, l'élargissement, de celle du quartier Bensouda sera achevée cette année. Les premières tranches des routes Aïn Seman et Aïn Chekaf sont en cours de réalisation. L'année 1992 verra le lancement d'autres tranches de travaux.

    Les entreprises Hajji, Houar, GTR et Tellih sont en charge de ces travaux.
    Le ministère des Travaux Publics a également un programme de construction de trois barrages moyens à raison d'un barrage par an. Ces barrages devront protéger la ville des inondations et de la pollution.
    Le barrage collinaire El Goada sur l'Oued Boufekrane, doit lutter contre la pollution en soutenant le débit de Oued Fès pendant la saison d'été. Les travaux ont été entamés en 1991, et devront être terminés fin janvier 1992. Ils ont nécessité un coût global de 20 millions de Dirhams, et ont été effectués en régie par le ministère.
    La construction d'un deuxième barrage collinaire a commencé fin 1991 au coût global de 45 millions de Dirhams. Il s'agit du barrage Moulay Arafa sur l'Oued Mahraz. Il a pour fonction de lutter contre les inondations et d'alimenter le barrage El Goada par un canal de dérivation.
    Le troisième barrage sera construit sur Oued Aïn Seman et devra également lutter contre les inondations. Les études sont actuellement terminées, et son coût est estimé à 15 millions de Dirhams.

    Laïla TRIKI.

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