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Fès prend en charge ses mendiants

Par L'Economiste | Edition N°:2686 Le 04/01/2008 | Partager

. Plus de 1.700 personnes ciblées . Des centres d’accueil en cours de réalisationFÈS, ville sans mendiants. C’est le défi qu’entendent relever les partenaires du programme de la stratégie nationale de lutte contre la mendicité qui a été lancé vendredi dernier par Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité.Initié en collaboration avec la Wilaya de Fès, ce programme est le troisième du genre après celui de Casablanca et de Rabat. «Il sera étendu aux villes de Tanger, Marrakech, Agadir et Meknès», indique la ministre. Et d’ajouter qu’une enquête réalisée par son département en 2007 a dénombré 195.000 mendiants au niveau national, dont 51 % sont des femmes. «La mendicité professionnelle représente 62,4 % du total des mendiants», explique Skalli. Pour ce qui est de la région de Fès, le programme de lutte contre la mendicité devra profiter à plus de 1.700 personnes. D’emblée, la Division de l’action sociale (DAS) qui dépend de la Wilaya, a mené une large campagne de sensibilisation. D’ailleurs, depuis son début, 656 mendiants ont été recensés dans tous les arrondissements relevant de la préfecture de Fès. Les services chargés des statistiques et du recensement ont identifié également 163 anciens détenus sans revenus, 736 personnes âgées sans pension, 1.334 individus handicapés, 340 aliénés mentaux, et notamment 1.073 femmes en situation précaire. Sur un total de 4.729 personnes visées par le programme de lutte contre la précarité sociale et l’exclusion dans le cadre de l’INDH, seul 10% des individus interpellés (477 personnes) sont pris en charge. La capacité d’accueil des centres sociaux existants étant insuffisante, plusieurs nouvelles structures sont en cours de construction. Selon Mohamed Rharrabi, wali de Fès-Boulemane, depuis 2005, des projets, d’un coût global de 34,6 millions de DH, avaient concerné la lutte contre la pauvreté dans la région dont 5 millions en milieu urbain. C’est ainsi qu’une enveloppe budgétaire d’un montant de 125 millions de DH a été allouée à la région par mesure d’urgence. Plus de 30 millions de DH étaient destinés à Fès. De fait, le processus a conduit à l’élaboration d’initiatives locales de développement humain sur une période de quatre années (2006-2010) pour un coût global de 83,3 millions de DH. Par ailleurs, des comités locaux ont procédé à la hiérarchisation des priorités axées sur des petits projets de développement local à fort impact sur la population. Ainsi, la priorité est accordée aux personnes en situation précaire, aux malades, aux enfants abandonnés, et aux femmes victimes de violences diverses. Les centres d’accueil qui leur seront dédiés sont en cours d’achèvement (90%). L’enveloppe consacrée à ces centres est de l’ordre de 53,2 millions de DH. Ces établissements devront accueillir quelque 3.000 bénéficiaires. C’est le cas notamment pour 70 mendiants qui ont désormais un abri bien équipé grâce l’INDH et l’Association de solidarité pour le soutien social. Ils y apprendront plusieurs métiers dont notamment la couture et la broderie pour les femmes, et la menuiserie pour les hommes. La réalisation de ce centre, sis à Bab Khoukha, a nécessité une enveloppe budgétaire de 3,9 millions de DH. Ce dernier est opérationnel depuis une semaine. Nouzha Skalli a, par ailleurs, invité les ONG à multiplier ce type d’initiative. Enfin, il s’agit de juguler le fléau de la mendicité en amont. En effet, Fès souffre énormément de l’exode rural. Les immigrants viennent des provinces voisines, essentiellement de Taounate (56%), et accessoirement de Taza (8%). A peu près 2 immigrants sur 3 sont d’origine paysanne. C’est la plus forte proportion enregistrée dans les grandes villes du Royaume, et c’est l’une des principales causes de la pauvreté et de la mendicité.


Chiffres

SELON les chiffres présentés par les responsables du ministère du Développement social, la répartition géographique des mendiants place au troisième rang les régions de Fès-Boulmane et Meknès-Tafilalet. Cette dernière est, pour rappel, la région la plus pauvre du Royaume. Son taux de chômage est de 20%. Il est supérieur à la moyenne nationale qui tourne autour de 12%. La région représente 10% de la population du Royaume et fait 8% de la superficie du territoire national. Mais elle ne participe qu’à 2,8% du PIB. «Ce décalage nécessite une stratégie transversale appuyée par l’INDH», affirme Hassan Aourid, wali de Meknès.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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