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    Société

    Fès plus ferme contre la criminalité

    Par L'Economiste | Edition N°:3125 Le 09/10/2009 | Partager

    . 1.000 policiers déployés dans la ville. 2.017 individus déférés devant le parquet à fin septembre «Fès est surtout victime de l’amplification des faits divers par la presse. Son périmètre urbain souffre énormément de l’exode rural, du chômage et d’autres phénomènes… qu’il y a lieu de gérer avec prudence. Près de 1.000 policiers y sont déployés. En plus, l’interaction avec la société civile et les comités de quartiers a généré un climat de sérénité». Les propos sont d’un haut responsable de la ville. Mais, face à ces dires, il y a des événements qui défrayent la chronique de temps à autre. Le dernier en date est celui du marchand ambulant qui a été mortellement poignardé, un soir de septembre. Le quartier Mont-fleuri en a été le théâtre pour une histoire de «clope». «C’est une bagarre tout à fait banale qui a commencé lorsqu’un individu en état d’ivresse a demandé au marchand une cigarette», raconte un témoin oculaire à la police. Et d’ajouter: «En lui refusant la cigarette, la victime était loin de se douter qu’elle allait précipiter la fin de ses jours». Arrêté sur le champ, l’auteur du crime a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de tuer ni de voler. Ce fait divers a coïncidé avec des échéances électorales. D’où sa politisation. Certains partis sont allés jusqu’à organiser une marche contre l’insécurité. Quelques jours plus tard, les services de sécurité ont mis hors d’état de nuire un groupe constitué de quatre malfaiteurs sévissant principalement dans des quartiers périphériques. «Ils sont tous des repris de justice», affirme-t-on auprès des services de la DGSN. Et de poursuivre: «Ils accomplissaient leurs forfaits (vols à l’arraché, à la tire…) à l’aide d’armes blanches». Le jour de leur arrestation après une course poursuite à l’intérieur des égouts, les policiers ont trouvé également une dizaine de téléphones portables et une somme d’argent. Au lieu de féliciter les éléments de la police, certaines ONG crient au manquement aux droits de l’Homme. «Et leurs victimes ne jouissent-elles pas de ce même droit?», s’interroge un habitant du quartier Ennarjisse. C’est dans ce quartier d’ailleurs que l’on a arrêté le voleur de scooters. Agé de 22 ans, ce dernier est connu sous le nom de Zinga. Figurent à son actif une dizaine de vols de motocycles. Ces derniers étaient dissimulés dans le sous-sol d’un immeuble. Pour les responsables de la DGSN, la résolution de tous les cas de vol est une priorité. L’on déclare aussi que contrairement aux idées reçues, la situation sécuritaire à Fès «n’est pas du tout alarmante». «Les incidents qu’on y enregistre peuvent se produire dans n’importe quelle autre ville. Mais à Fès, la rumeur est plus intense qu’ailleurs. Ceci contribue à installer la psychose chez les citoyens», ajoute-t-on. Chiffres à l’appui, les responsables sécuritaires expliquent que la criminalité a diminué de près de 15% durant les neuf mois de l’année en cours par rapport à la même période en 2008. Ainsi, quelque 664 affaires de vol (à l’arraché, avec violence, à la tire…) ont été enregistrées cette année. Elles ont été toutes résolues. Les statistiques fournies par la préfecture de police montrent bien qu’il s’agit en majorité de vols simples commis par des pickpockets. La police a procédé également au démantèlement d’associations de malfaiteurs, l’arrestation des individus activement recherchés et la présentation devant la justice des mis en cause. Durant les neuf premiers mois de l’année en cours, 2.017 individus ont été déférés devant le parquet. A en croire les chiffres et les PV dressés, on peut dire que le crime organisé ou le grand banditisme n’existe pas à Fès. La ville n’enregistre ni kidnappings, ni cambriolages de banques. Notons qu’actuellement des agents de police à pied ou motorisés sont déployés un peu partout dans la ville. L’objectif étant d’assurer la sécurité des gens et la préservation des biens. Plusieurs opérations préventives et répressives sont en cours.


    «Ninja» sous les verrous

    L’escaladeur des immeubles, alias Ninja, est désormais sous les verrous. Après avoir accompli 5 vols au cours d’une même nuit (de vendredi à samedi derniers) dans différents appartements, sis au quartier Allal Benabdallah, l’individu de 36 ans a été appréhendé lundi dernier. Ce «professionnel» de l’escalade venait tout juste de quitter la prison où il a purgé deux années pour le même motif (vols). Une semaine de liberté lui aura été suffisante pour récidiver.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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