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    Politique

    Fès: PAM, USFP et PJD boycottent le budget

    Par L'Economiste | Edition N°:3387 Le 20/10/2010 | Partager

    . Il a tout de même été voté. Les dépenses de gestion absorbent plus de 81%Le Conseil communal de Fès a tracé sa feuille de route pour l’année 2011. Les élus ont adopté, lundi dernier, un budget de l’ordre de 548 millions de DH, soit une hausse de 10,48% par rapport à la loi de Finances locale de 2010. Dans ce budget, 447 millions de DH, soit plus de 81%, sont destinés aux dépenses dites de gestion (salaires des fonctionnaires, remboursement des dettes, ramassage d’ordures, eau et électricité). Les équipements ne représentent que 11,13% (61 millions de DH) du total. «Comment se fait-il que la ville de Fès ait opté pour un budget à tendance haussière alors que les recettes de la TVA devront baisser d’au moins 30% », s’interroge Hamid El Mernissi, élu du Parti authenticité et modernité (PAM). Et d’ajouter: «le budget ne doit pas être basé sur le reste à recouvrir, car souvent il s’agit d’un montant que la commune ne pourra jamais récupérer». Du même avis, Mohamed Youssef, un élu du Parti de la justice et développement (PJD), ira même proposer l’appui de l’autorité pour fructifier les recettes des marchés de gros, et s’attaquer à la vente des fruits et légumes à l’extérieur de la criée, et à l’abattage clandestin. Pour Hamid Chabat, maire de la ville, « le budget n’est pas basé sur la TVA car celle-ci ne représente que 10% du montant. Il est bien étudié selon une déclinaison triennale qui fait que la Commune a toujours atteint plus de 100% des recettes projetées». Selon lui, «le montage du budget 2011 permettra d’assurer la couverture des dépenses fixes de la commune et le financement des différents services». S’agissant des projets d’équipement, explique-t-il, ils sont tous programmés dans le plan de développement communal auquel la ville réservera une session entière pour mettre le point sur l’ensemble des projets qui prévoient plus de 3 milliards de DH d’investissement. A ce propos, Fès lancera incessamment les travaux d’installation d’un système de télésurveillance pour la ville. Le marché relatif à ce projet est estimé à 27 millions de DH. Les responsables de la société qui a remporté l’appel d’offres ont d’ailleurs exposé aux élus leur mode d’intervention et la qualité du matériel qui sera installé. Il en ressort qu’outre l’installation de près de 264 postes de caméras de surveillance, un peu partout, la société veillera à l’équipement et l’installation de bureaux de trafic au niveau de la préfecture de police. La commune a exigé dans ce cadre un planning de réalisation détaillé, composé des tâches élémentaires relatives à chaque phase et mentionnant la durée de chaque mission. L’équipe, qui sera chargée de l’exécution des prestations, livrera le marché dans un an. Par ailleurs, la Commune s’est réjouie de l’appui des partenaires privés qui lui ont octroyé des terrains de près de 30 ha. «Nous allons les revaloriser et en faire de beaux projets pour la ville et sa population», indique le maire. D’abord, poursuit-il, figure sur la liste un grand complexe culturel. D’un investissement de près de 500 millions de DH, celui-ci s’étendra sur une superficie de 14 hectares. Il abritera, outre une bibliothèque de 2 millions d’ouvrages, des salles de lecture, un mégarama, un opéra, une résidence d’artistes et une tour géante. Celle-ci sera couverte de plaques d’énergie solaire qui alimenteront l’ensemble des dépendances en électricité. A noter que les responsables de la ville se penchent actuellement sur un autre projet d’envergure: l’Université euro-méditerranéenne qui sera implantée à Fès. Parallèlement à cela, l’année 2011 connaîtra également l’achèvement des travaux de mise à niveau urbaine. La réfection des routes, l’aménagement des espaces verts et l’éclairage public… figurent en priorité. Priorité est donnée également au transport public. Un secteur auquel le Conseil réserve 10 millions de DH pour le plan d’actions de la Régie des bus en 2011. Le même montant sera maintenu en 2012 en vue d’améliorer la qualité du transport. «Passés ces deux ans, si la Ratuf ne répond pas aux exigences des citoyens, nous opterons pour la délégation au privé», affirme Hamid Chabat. Reste à signaler que les élus de l’opposition, principalement ceux du PJD, du PAM, et de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), se sont abstenus lors du vote. Ceci n’a pas empêché la majorité du président du Conseil d’approuver le budget.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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