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    Fès: Les habitants de Hay Al Azhar en colère

    Par L'Economiste | Edition N°:2652 Le 15/11/2007 | Partager

    . Ils s’opposent à la construction d’un immeuble sur une aire de jeux. Les promoteurs disposent de toutes les autorisations. L’affaire portée en Justice LA tension est à son comble dans le quartier Hay Al Azhar, à Fès. Depuis plusieurs jours, les habitants tentent d’empêcher la construction d’un immeuble sur une aire de jeux. Le projet est en effet prévu sur un terrain acquis chèrement par un groupe de promoteurs immobiliers. Mais les quelque 2.000 habitants n’en ont cure et veulent préserver le bien-être de leurs enfants. En effet, ces derniers investissent l’endroit depuis une vingtaine d’années.     En fait, tout a commencé avec le premier coup de pioche donné en octobre dernier. «Un beau matin du mois du Ramadan, nous avons été surpris de voir de gros engins traverser la cité et s’attaquer à l’aire de jeu, située au milieu du quartier», raconte, mécontent, l’un des habitants. Et d’ajouter : «Nos enfants sont tristes. Personne ne nous a dit que cet espace vert allait disparaître pour devenir un bloc de béton». En effet, le cahier de charges du quartier résidentiel qui remonte à 1984, fait état d’une aire de jeux pour enfants d’une superficie de 1.200 m2 et des espaces verts de 2.021m2. Deux éléments qui ont incité de nombreuses familles à y acquérir des appartements. D’ailleurs, cette prestation a toujours été un argument de vente pour le promoteur initial du projet, un certain Belghazi. Celui-ci y avait également élu domicile jusqu’à ce qu’il déménage, il y a quelques mois. Après son départ, les habitants découvrent que le terrain, inoccupé depuis 1984, s’avère être un lot destiné à recevoir des immeubles R+4. En fait, un plan d’aménagement délivré par l’Agence urbaine, en 1998, donne à l’aire de jeux une nouvelle définition. Ne pouvant mettre en œuvre son projet d’immeubles pour des raisons indéfinies, Belghazi cède le terrain. Les nouveaux acquéreurs obtiennent toutes les autorisations nécessaires pour le démarrage de leur projet immobilier. En septembre dernier, ils lancent les travaux de terrassement. Dès le premier jour, les copropriétaires s’opposent au projet. Et pour cause, ils ont remarqué des fissures sur les murs des immeubles mitoyens dès l’arrivée des niveleuses et des camions. A ce propos, une expertise est lancée afin de déterminer l’ampleur des dégâts. «Nous sommes décidés à aller jusqu’au bout pour arrêter le chantier», disent-ils. Plusieurs sit-in sont organisés et trois pères de famille sont arrêtés. La Commune réagit et signe l’arrêt des travaux. «En attendant d’examiner le dossier», explique un responsable du Conseil de la Ville. Selon lui, les promoteurs disposent de toutes les autorisations pour construire. D’ailleurs, quelques jours plus tard, les travaux reprennent. Autorités, élus et responsables de l’Agence urbaine confirment que le chantier est légal. Mais cette décision déplait aux habitants du quartier. Ces derniers ont durci le ton. Depuis plusieurs jours, des voitures bloquent le passage vers le chantier. Une lettre a été adressée aux services de Diwane Al Madalime, et des plaintes ont été déposées contre les promoteurs devant le tribunal de première instance de Fès. Celui-ci s’est déclaré «incompétent» dans cette affaire. Le dossier a été transmis au tribunal administratif. Les initiateurs du projet, eux, auraient engagé des «milices» pour intimider les protestataires. La situation risque de dégénérer. Certains menacent de riposter par la force pour obtenir gain de cause. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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