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    Fès: Les exportateurs manquent de visibilité

    Par L'Economiste | Edition N°:2112 Le 20/09/2005 | Partager

    . Coût des facteurs, fluctuation du marché international, pétrole…. Mechahouri prépare une nouvelle stratégie pour le secteur Après Tanger, Agadir et Marrakech, c’est à Fès que s’est arrêtée la semaine dernière la quatrième édition de la caravane d’exportation. Une manifestation initiée par l’Association marocaine des exportations (Asmex) et le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE), sous l’égide du ministère du Commerce extérieur. La rencontre qui s’est déroulée sous le thème «Tous exportateurs», a connu la présence notamment de Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, Abdellah Yaacoubi, vice-président de l’Asmex, Mohamed Gherrabi, wali de la région et Ahmed Hajji, président de la CCIS. C’était l’occasion de discuter des problèmes de la promotion des exportations, donner des solutions, écouter les opérateurs et un ensemble d’organismes intervenant dans l’opération de promotion des transactions avec l’étranger tel l’Etablissement autonome de contrôle, le CMPE, la CCIS, le CRI, la Chambre d’artisanat et les banques. Avec tous ces intervenants, la caravane menée par Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, tente d’identifier les mesures à même de booster les exportations marocaines. Cet objectif nécessitera la recherche de fonds pour le marketing promotionnel et le renforcement des ressources humaines spécialisées. En effet, plusieurs facteurs ont affaibli le pouvoir compétitif national. Y figurent la fluctuation du marché, la suppression du système des quotas textile, la facture pétrolière et l’émergence de nouveaux pays à forte compétitivité telles la Chine, l’Inde et la Turquie.. Plus compétitif Face à cette situation, le département de Mechahouri se penche sur la préparation d’une nouvelle stratégie qu’il devra présenter au Premier ministre dans quelques semaines. Selon le représentant du gouvernement, le Maroc doit redéfinir son offre exportatrice pour l’adapter aux nouveaux besoins du marché international. Il faut donc investir dans la promotion au niveau des marchés extérieurs à travers des représentations permanentes. «La nouvelle démarche permettra au Maroc d’être plus compétitif en agissant sur les coûts des facteurs, en améliorant la compétitivité de l’offre et en adaptant les exportations aux besoins des marchés extérieurs», indique Mechahouri. Et d’ajouter qu’il faut ouvrir de nouveaux débouchés, car jusqu’à présent, plus de 75% du commerce extérieur se fait avec l’UE. «Nous venons de signer des ALE avec les Etats-Unis, un certain nombre de pays arabes dans le cadre de la déclaration d’Agadir et avec la Turquie. Sachant pertinemment qu’aujourd’hui, l’Europe regarde beaucoup plus vers l’Est, nous devons accorder de l’importance au Sud, mais continuer d’avoir des relations privilégiées avec l’UE», dit le ministre. En tout cas, à Fès comme dans les autres villes visitées précédemment, les opérateurs ont réitéré leurs inquiétudes. Leur vision n’est pas encore claire et ils estiment qu’il y a une sorte de redondance dans le discours du ministre et de l’Asmex au gré des caravanes d’exportation. Abdou Jouahri, consultant et ex-président de l’Asmex-Fès, note, à cet égard, qu’il est évident que la situation du secteur de l’exportation demeure figé à cause des effets pervers des ALE. Ce qui est critiqué, c’est l’absence d’une harmonie entre l’ensemble des accords et l’inadaptation du cadre juridique national avec celui imposé par le libre-échange. «Que peut apporter une association à caractère horizontal, réunissant le potentiel national export dans toutes ses variantes et ses contradictions et un ministère dont certaines attributions sont reprises par d’autres départements?» s’interroge Jouahri. Et de conclure que l’ère des doléances et des espérances et de l’Etat-providence est révolue et qu’il y a lieu de réfléchir à d’autres formules et un autre débat. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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