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Fès: Les artisans de la médina auront leur propre village

Par L'Economiste | Edition N°:1676 Le 05/01/2004 | Partager

. Au total, 770 dinandiers seront transférés vers un nouvel espace à Aïn NokbiLe quartier artisanal de Aïn Nokbi à Fès accueillera bientôt ses premiers artisans dinandiers (artisans spécialisés dans le traitement du cuivre). Une réunion s'est tenue à la wilaya récemment pour préparer le transfert. Au total, 770 personnes seront progressivement transférées vers le village, dont 240 sont des propriétaires d'unités semi-industrielles. Les autres sont des sous-traitants exerçant actuellement dans des foundouks (ensemble commercial). Dix unités de tannerie seront aussi logées à Aïn Nokbi. Pour préserver le cachet de l'ancienne cité, près de 220 dinandiers garderont leur place à la médina. Il s'agit des sculpteurs qui ont des activités non polluantes. Notons que le transfert de l'ensemble des dinandiers prendra environ un an et demi. “La délocalisation ne concerne pas uniquement l'artisan en tant que personne mais toute une activité. Des mesures d'accompagnement sont donc nécessaires”, explique Ahmed Nadri, directeur de l'ANHI (agence nationale de l'habitat insalubre). Le transfert des artisans entraînera donc toute une réorganisation et une mise à niveau de l'activité avec de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité. “C'est la première fois que l'on parle d'une zone artisanale, où vont se regrouper des artisans d'une même filière”, souligne Nadri. Rappelons que le prix n'est actuellement plus un obstacle pour les bénéficiaires. Au départ, malgré la subvention du Fonds Hassan II à hauteur de 13,79 millions de DH, le prix du terrain était de 300 DH le m2. Vu l'intérêt du projet, le ministère du Commerce et de l'Industrie a participé à hauteur de 1,5 million de DH et la communauté urbaine1 million de DH. De même, tous les services extérieurs dont la Radeef ont revu leurs tarifs à la baisse. Ainsi, le prix du m2 a été ramené à 140 DH. “Notre objectif est de créer un espace avec des stands de vente et des centres de loisirs et de repos, ainsi que des espaces verts”, ajoute un des responsables du projet. Et de poursuivre: “L'artisanat doit changer de visage. Pour survivre face à la concurrence industrielle, il faut que le produit devienne utilitaire et non pas uniquement un objet figé de décoration”. De notre correspondante,Mouna KHAMLICHI

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