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    Economie

    A Fès, le secteur prend l'eau

    Par L'Economiste | Edition N°:810 Le 14/07/2000 | Partager

    • La mauvaise desserte et la localisation géographique de la ville pénalisent les opérateurs• Le relèvement du Smig aura des conséquences fâcheuses sur l'activitéLe secteur du textile fassi ne fait pas exception. A l'instar de toute l'activité au niveau national, il vit le marasme. Les opérateurs de la capitale spirituelle sont davantage pénalisés par rapport à leurs confrères, notamment casablancais, en raison de leur localisation géographique «défavorable«. Comme l'avance le président de l'AMITH-Fès, M. Driss Beikheyat, la légion est mal desservie par la Royal Air Maroc (RAM). «Aujourd'hui, le nombre de vols hebdomadaires à partir de l'Europe ne dépasse guère deux liaisons par semaine. Et encore, ils partent tous de Paris, ce qui gêne énormément nos partenaires étrangers«. Cette observation est reprise par l'ensemble des opérateurs économiques de la ville qui estiment que cette situation désavantage leur région. «Les travaux du nouvel aéroport se sont achevés depuis longtemps, mais son ouverture n'a pas encore été annoncée. L'Office National Des Aéroports (ONDA) n'a encore avancé aucune explication(1)«, déplorent-ils. S'agissant du transport routier, la situation est la même. Les opérateurs du TIR, depuis qu'ils ont adopté le système des plates-formes de dédouanement, sont «plus intéressés par la rentabilisation de leurs plates-formes à Casablanca que par un passage par Tanger«.Pour certains industriels, cette situation serait à l'origine du manque d'enthousiasme des investisseurs étrangers pour la ville. Ainsi, selon le président de la section de l'AMITH-Fès, sur les 92 entreprises installées au Maroc dans le cadre de la délocalisation des textiliens français, Fès n'en a accueilli que quatre, «ce qui ne reflète nullement les potentialités de la ville«.Les textiliens fassis sont nettement plus durs avec la décision gouvernementale pour l'augmentation du salaire minimum. Comme ils l'expliquent, le relèvement du Smig de 10% aurait des conséquences fâcheuses sur le secteur. D'ailleurs, même des syndicalistes le reconnaissent. Ainsi, à l'occasion de la visite de la délégation ministérielle le mois dernier«', le représentant de l'UGTM avait, selon M. Beikheyat, déclaré que «le relèvement des salaires causerait la fermeture de plusieurs unités. Ceci nous oblige à réserver un traitement particulier à la ville de Fès«.Globalement, les textiliens réclament outre la ristourne de 50% sur les charges salariales induites par l'augmentation de 10% du Smig, une réduction du coût de l'énergie. Ils souhaitent également, pour contourner le renchérissement du Dirham, un changement de son indexation. «La filière en souffre particulièrement au niveau du créneau de la bonneterie maille fine dont les importations d'intrants sont effectuées en Dollar très fort et les exportations en Euro faible«, souligne le directeur du Complexe Intégré de Confection (CIC). «Alors que les pays voisins l'ont compris depuis longtemps et changé leur indexation, nous attendons toujours, après la mise à l'écart de la proposition de la dévaluation du DH, la décision des autorités compétentes«.A. M.(1) Des opérateurs touristiques indiquent que la faible capacité hôtelière de la ville (une moyenne de 3.500 lits) serait a l'origine de cette situation. En effet, comme ils l'expliquent, la RAM ne peut multiplier ses vols sur la ville qu'à partir du moment où Fès deviendrait une destination rentable pour les Tours Opérateurs étrangers. Les spécialistes avancent que ces derniers ne peuvent vendre Fès qu'à partir d'une capacité hôtelière de près de 8.000 lits.

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