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Affaires

Fès: La ZI Aïn Chkef en mal d’équipements

Par L'Economiste | Edition N°:2748 Le 03/04/2008 | Partager

. Plusieurs déficiences en matière d’électricité, assainissement, téléphone… . Les problèmes examinés cette semaine Absence de la moyenne tension électrique, de lignes téléphoniques, manque de moyens de transport, et d’éclairage public… autant de problèmes qui freinent les opérateurs économiques au niveau de la zone industrielle (ZI) d’Aïn Chkef, à Fès. Des problèmes qui ont été exposés, mardi dernier, au secrétaire général de la wilaya, Mohamed Benribag. Ils ont profité de l’occasion pour remettre sur le tapis les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Pourtant, cela ne devrait pas être le cas puisque la zone est relativement jeune et pourrait être gérée comme le sont les parcs industriels européens. «Comment peut-on mettre en marche une unité de confection si le courant n’est pas conforme aux exigences des machines. Les usines peuvent-elles fonctionner avec un réseau d’assainissement défaillant?» demandent-ils. En effet, cette zone, aménagée par Al Omrane sur 18 ha au sud-ouest de la ville, devait être dotée depuis le début 2002 de toutes les infrastructures et équipements de base indispensables au bon fonctionnement des unités industrielles. Réalisé dans le cadre du programme national d’aménagement des zones industrielles, mené en partenariat avec le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, les ministères de l’Industrie et du Commerce, des Télécommunications, de l’Habitat et de l’Urbanisme, ce quartier promettait un meilleur fonctionnement des entreprises. La Société nationale d’équipement et de construction (SNEC) y était aussi partie prenante dans le projet via un investissement de près de 40 millions de DH. La zone compte 115 lots de 500 à 700 m2, 20 lots de 700 à 1.000 m2 et 27 lots de plus de 1.000 m2, en plus de lots dédiés aux équipements collectifs. Dès l’achèvement des travaux, les lots ont été distribués aux bénéficiaires. C’est même SM le Roi qui a procédé à la distribution des premiers terrains en septembre 2004. Le nombre de projets se chiffrait à 110 avec un investissement projeté de 389 millions de DH et 6.822 emplois à générer. Le nombre de demandes dépasse largement la capacité de la zone. En effet, la demande globale exprimée par les investisseurs s’élève à 500.000 m2, alors que celle disponible est seulement de 121.000 m2. A cet effet et afin de répondre à la demande en lots, un projet d’extension de la zone industrielle de Aïn Chkef avec plus de 40 ha, et la création d’une nouvelle ZI de 300 ha à Ras El Ma sont à l’étude dans le cadre d’une nouvelle approche de «arc industriel». Mais les industriels ne sont pas prêts de renouveler l’expérience d’Aïn Chkef. Outre la mauvaise répartition des lots, l’Agence urbaine exigeait un recul de 5 à 10 mètres pour le parking. «Un lot d’une superficie de 1.000 m2 perd quelque 300 m2 après l’application de la mesure. Et il devient, dans certains cas, non conforme au projet prévu au début par l’acquéreur», expliquent-ils. Et d’ajouter que les banques refusaient de prendre en charge la gestion du risque. D’autre part, pour bénéficier d’une aide de 160.000 DH du Fonds Hassan II, il faut que l’investissement dépasse le 1 million de DH, et ce, conformément à l’article 3 qui régit cette subvention. Cette mesure n’est pas très encourageante. Plusieurs dossiers ont été refusés parce que le montant investi est insuffisant. Face à ces multiples doléances, Benribag a demandé à la commission, qui regroupe les responsables de toutes les administrations concernées par la réalisation des projets (y compris Al Omrane, l’ONE, la Radeef) de résoudre ces problèmes dès cette semaine. A noter qu’à ce jour, 80% des lots attribués sont valorisés. Selon les clauses contenues dans le cahier des charges, le délai de valorisation des lots est de 24 mois. Les entreprises qui n’ont pas encore démarré leur activité ont été relancées. Pas question de faire de la spéculation, les engagements doivent être tenus. Par ailleurs, les opérateurs spécialisés dans le domaine de la chaussure ont dénoncé l’apparition récemment de petites unités informelles situées dans la localité de Ouled Tayeb. Celles-ci ont poussé comme des champignons. Au total, elles sont une vingtaine, principalement des ateliers, qui menacent le métier d’injection de plastique pour la fabrication de la semelle. «Utilisant les déchets des grandes unités françaises, italiennes, espagnoles et marocaines, installées notamment au quartier industriel de Sidi Brahim, ces ateliers nuisent à l’image de marque des semelles produites professionnellement», indique Abdelkader Hajjoub, président de la section chaussure de l’Association des industries du cuir de Fès. Et d’ajouter que la production de ces ateliers nuit également aux usines spécialisées dans les moules de chaussures. Usines qui emploient plus de 5.000 personnes et risquent de plier bagages si cette concurrence déloyale continue. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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