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Fès, la mystique, a célébré le festival du Madih

Par L'Economiste | Edition N°:2125 Le 07/10/2005 | Partager

. Rendez-vous spirituel largement suivi . Concours de chant, expositions et photos«Ô mon Dieu! Faites que ce lieu soit la demeure de la science et de la sagesse! Que Votre livre y soit honoré et que Vos lois y soient respectées! Faites que ceux qui l’habiteront restent fidèles à la sounna et à la prière aussi longtemps que subsistera la ville que je vais bâtir!». Ces paroles mystiques sont de Moulay Idriss, fondateur de Fès. Et elles viennent à l’esprit des Fassis à chaque fois que se tient le festival Madih et Samaâ. Cette année, la 8e édition, qui a eu lieu tout récemment, a connu un franc succès. Ce rendez-vous spirituel a été organisé par le conseil de la ville de Fès et l’arrondissement de Fès-médina, sous le Haut Patronage de SM le Roi.Entre 4.000 et 5.000 personnes sont venues admirer cet art existant au Maroc depuis le Ve siècle de l’Hégire. Une dizaine de chorales de madihine de Fès, Rabat, Casablanca, Safi et Chefchaouen ont animé cette manifestation. Avec également des troupes du Liban, de Libye, de Tunisie, du Pakistan, de Palestine, de Mauritanie, du Sénégal et du Burkina Faso. Les chants traitent de la vénération et de l’amour de Dieu et de son prophète. La soirée de clôture était remarquable. C’est le groupe “Ahmadia pour madih khayri el-bariya” de Safi, sous la conduite du grand maestro El Haj Mohamed Bajeddoub, qui l’a animée. Le chant soufi (qasid) a séduit une pléiade de personnalités venues spécialement pour l’événement. Pendant trois jours, l’ancienne médina a vibré au rythme de ces chants. Les spectateurs ont pu également, grâce aux multiples expositions de photos et de documents sur le madih, se faire une idée sur cet art. Pour encourager les historiens, le conseil de la ville a accordé un prix pour les meilleurs manuscrits, documents et photographies. Outre les récitals de madih et samâa, le programme contenait une conférence avec la participation des professeurs Mohammed Kettani, Abdelmalek Chami, Idriss Al Fassi, Abdellah Ouazzani, Mohammed Soussi El Moussi et Abbas Al Jirari. Ce dernier a souligné, d’ailleurs, que le samaa est un art riche et distingué qui puise son esprit de la conduite du prophète (sounna). Il a noté à ce titre que le madih s’est développé à travers les poètes chiites, les Abbassides, les Fatimides, la création des voies du soufisme, et avec le début de la célébration de l’anniversaire du prophète Sidna Mohammed. Reste à signaler qu’un concours de chant et touboue (modes et rythmes) a été organisé en marge des soirées. Des prix d’une valeur allant de 2.000 à 5.000 DH ont été distribués aux jeunes talents du madih pour les encourager à prendre la relève.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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