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Affaires

Fès: La Banque Mondiale réduit sa ligne de crédit de 40 millions de DH

Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

. L'institution internationale peu convaincue par l'usage qui a été fait des précédents prêts . Le projet de réhabilitation de la médina affecté par cette décisionEt ce qui devait arriver arriva. La Banque Mondiale (BM) a finalement décidé de réduire de 40 millions de DH le montant du crédit qu'elle avait accordé au début au projet de réhabilitation de la médina de Fès. “L'enveloppe consacrée au Conseil de la ville de Fès et celle liée au même projet au ministère des Finances seront affectés par cette baisse, avec 20 millions de DH de moins pour chacune”, indique Hamid Chabat, maire de la ville. Rappelons que la ligne de crédit était estimée initialement à 84 millions de DH. Les élus ne cachent pas leurs déceptions. “Alors que les prévisions du montant du projet n'ont pas été actualisées depuis des années et qu'on craignait le pire avec l'insuffisance du budget prévu (prêt octroyé), la Banque Mondiale alourdit la facture”, fait remarquer l'une des personnes impliquées dans ce projet. En fait, la réaction semble néanmoins justifiée. L'institution internationale a longtemps attendu le remboursement de 21 millions de DH, soit 20% du prêt. Or la somme n'a pas été réglée dans les délais pour des raisons inhérents à l'ex-bureau de la Communauté urbaine de Fès (cf. www. leconomiste.com). Lors des négociations entamées en octobre dernier avec les responsables de la BM, la mairie avait tout fait pour ne pas en arriver à cette décision. Chabat voulait tourner la page en s'engageant à rembourser tous les fonds dans un délai d'une année. Des membres du Conseil de la ville avaient, presque, “supplié” les représentants de la BM d'éviter de revoir le montant du crédit à la baisse en leur expliquant que l'annulation des projets prévus par l'ex-bureau est, en elle-même, une réussite politique. “Aujourd'hui, l'annulation risque d'affecter l'image du Conseil de la ville auprès de l'électorat”. Qui est responsable de ce gâchis? “L'ancien bureau avait toujours fourni des informations contradictoires concernant l'avancement du projet”, regrettent les responsables de la Banque Mondiale, pour qui les réalisations n'ont pas atteint leur niveau normal. Des avertissements ont été adressés par la banque qui avait même menacé d'annuler le projet. “Si ce dernier a capoté, c'est aussi à cause de l'ex-directeur de l'Ader-Fès (agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina de Fès) qui ne fournissait aucun effort dans ce sens”, souligne un des responsables du projet. Pour éviter des retards supplémentaires, le Conseil de la ville a adopté la décision de la banque et s'engage à rembourser les fonds dans les délais prévus. Il assumera donc partiellement le passif de l'ancien conseil de la CUF. Ce n'est peut-être pas le plus grave. Cette affaire risque de jouer en défaveur des autres demandeurs de fonds. Du moins si les conditions de remboursement restent inchangées. Quant à la Banque Mondiale, elle sera plus vigilante sur les dossiers qui concernent la ville de Fès. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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