×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Fès: La Banque Mondiale et des mécènes à la rescousse de la Médina

    Par L'Economiste | Edition N°:809 Le 13/07/2000 | Partager

    • Un prêt de 14 millions de Dollars de la Banque Mondiale pour la réhabilitation et la sauvegarde de la Médina• Seule issue: dédensi-fication et délocalisation des populations• Le Ministère des Habous possède 15% du patrimoine de la cité«La sauvegarde de la Médina de Fès demeure un slogan en l'absence de réalisations-phares«, déclare d'emblée M. Mohamed Debbagh, président du Conseil municipal de Fès-Médina. L'apostrophe vise l'ADER en la personne de son ancien directeur général. Son successeur s'en défend: «Nous aurions pu effectuer des actions de façade, mais nous avons préféré nous attaquer au fond du problème«. Le problème, lui, se situe dans la dégradation de la Médina de Fès, tant au niveau des conditions de vie de la population qu'à celui du patrimoine historique.«L'état où se trouve la Médina aujourd'hui est la résultante de l'abandon des familles aisées qui se sont déplacées à Ain Ka-douss«, explique M. Jean-Paul Ichter, architecte urbaniste. Depuis, chaque maison a été fractionnée pour abriter une dizaine de familles issues de l'exode rural. La cité est devenue un ghetto de pauvres qui vivent dans des conditions sanitaires effroyables et une promiscuité extrêmement dense. Sans oublier que la Médina ne répond plus aux exigences d'une population à majorité jeune.Sur la base d'une étude de faisabilité réalisée par l'ADER-Fès et financée par un don japonais, un projet de réhabilitation a été conçu et sera réalisé grâce à un prêt de la Banque Mondiale. Sa concrétisation s'étalera sur cinq années. Le prêt mobilise la somme de 14 millions de Dollars (7 millions pour l'Etat et autant pour la municipalité).L'opération que devrait mener l'Etat est estimée à 83,4 millions de DH comprenant notamment une aide à la réhabilitation (5,8 millions), au tourisme et la valorisation du patrimoine (26 millions) et une enveloppe de 5,5 millions de DH destinée à renforcer l'ADER-Fès. Le volet touristique est vital pour la Médina et débouchera sur la création de cinq circuits thématiques. Sa réalisation ouvrira la voie à des promoteurs touristiques pour investir dans la cité.La municipalité estime son intervention à 84 millions de DH, dont 10% seront alloués aux opérations d'urgence. La municipalité du Méchouar-Fès Jdid, quant à elle, mobilisera des dons de 14,7 millions de DH. Une conférence de bailleurs de fonds sera tenue cet été à Fès ou à Paris pour sensibiliser les grandes fondations internationales.Parallèlement, des mécènes prendront en charge la restauration de certains monuments. La Fondation BMCE s'est déjà positionnée pour la restauration de l'Ecole Bouanania. C'est le cas également pour Foundouk Neja-rine, une ancienne maison devenue un musée de bois, qui a été pris en charge par la Fondation Mohammed Karim El Amrani.8.000 logements de TajemouatiD'autres sites restent impénétrables. Pour cause, ils font partie du patrimoine du Ministère des Habous et des Affaires Islamiques. Presque 15% du patrimoine de la Médina sont du ressort de ce ministère. «Le comble est qu'il se refuse à toute coopération et garde son patrimoine dans l'état où il est«, déplore M. Debbagh. Au-delà de la sauvegarde du patrimoine historique, celle de la Médina nécessite sa dédensification. A ce niveau, l'ADER avoue n'avoir rien entrepris pour des raisons financières. «Il y avait des programmes de transfert de la population à l'extérieur de la Médina. Ce qui nécessitait des projets sociaux comme ceux menés par l'ERAC et l'ANHI, mais nous ne disposons pas des mêmes moyens que ces organismes«, précise M. Ser-rini, directeur général par intérim de l'ADER-Fès. L'Agence avait envisagé de délocaliser les activités polluantes en les insérant dans le complexe de Aïn Noqbi. Le coût des locaux n'encourage pas le départ des artisans.La solution réside dans la construction de logements dont le coût serait à la portée des populations démunies. Des promoteurs se sont proposés à cet effet. Le projet Tajemouati envisage la construction de 8.000 logements économiques. La municipalité s'est engagée, en parallèle, à équiper le terrain en infrastructures routières.K.T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc