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Affaires

Fès: L’hôpital Ibn Al Khatib envahi par les rats

Par L'Economiste | Edition N°:1772 Le 20/05/2004 | Partager

. Le service de la pédiatrie, le premier à en faire les frais. Un cimetière mitoyen serait la principale cause de cette invasion. Une opération de désinfection est en coursCouloirs sombres et mauvaises odeurs, c’est ce qu’il faut pour attirer les rats. A l’hôpital Ibn Al Khatib (connu sous le nom de l’hôpital Cocar), tous ces ingrédients sont là. A l’entrée, les agents de sécurité contrôlent tous les visiteurs, mais laissent passer les rats. Une fois à l’intérieur, les pavillons des différents services sont facilement repérables. Celui de la pédiatrie est le premier à gauche. Cet hôpital est entouré de tous les côtés par un cimetière du nom de Sidi Boubker Belarabi. Seul un mur les sépare. Le cimetière, mal entretenu, serait “le premier émetteur de rats”, selon la direction de l’hôpital. Pire encore, la même source ne cache pas l’apparition pendant l’été de scorpions et serpents qui viennent du cimetière jusqu’à la cour de l’hôpital. Ceci présente bien évidemment un danger pour les personnes hospitalisées, mais aussi le personnel et les visiteurs. Mais ces jours-ci, ce sont les rats qui sont en vedette. En fait, le phénomène s’est accentué depuis un peu plus d’un an. A l’époque, “une opération d’extermination des chats avait eu lieu à l’hôpital”. “Pourtant, ces bêtes ne dérangeaient aucune personne”, regrette un infirmier. Depuis, le terrain est devenu libre pour les rats. Les agents de l’hôpital ont récemment découvert un trou dans un mur du service pédiatrie (partie réanimation). Selon eux, il n’est pas exclu que des rats s’infiltrent à travers ce trou pour se retrouver tête-à-tête avec les enfants hospitalisés. Le jour de l’invasion des rats, il y avait exactement 54 enfants. “C’est la première fois dans la vie d’Ibn Al Khatib que des rats attaquent, pendant la nuit, le service de la pédiatrie”, s’inquiètent des infirmières. Ces dernières ont découvert chez certains enfants des morsures au niveau des joues et des mains. Mais elles ne sont pas sûres s’il s’agit biens des rats ou simplement des égratignures causées par les ongles des bébés. Selon la direction de l’hôpital, il y aurait un seul cas où un enfant aurait été mordu légèrement par un rat au niveau des mains. “Les autres enfants ont de petites écorchures”, ajoute la même source. “Le problème des rats est un phénomène national. Même dans ma propre maison, il m’est arrivé de trouver des rats”, commente un dirigeant de l’hôpital. L’établissement procède souvent à des opération de dératisation et de désinfection. Ceci se fait toutes les deux semaines pendant la saison d’été. Mais devant ces dernières attaques des rats, la direction de l’hôpital entame une opération d’urgence. A commencer par le déplacement des bébés du service de réanimation vers un autre service. Chose qui a été déjà faite. Les conduites d’eau et autres égouts seront changés dans ce service. Les murs seront également rénovés pour boucher les trous et autres fissures, principaux refuges pour les rongeurs. Ces travaux devront coûter quelque 18.000 DH pour une première phase. Cet hôpital datant de 1917 a besoin d’un vrai coup de rénovation. Ces murs et pancartes sont dans un état de délabrement avancé. L’établissement se trouve en plein centre du quartier populaire Ben Debbab, non loin du quartier Hafa de Moulay Driss (réputé pour être dangereux). Parmi les cas consultés dans cet hôpital figurent de nombreuses personnes blessées suite à des agressions à l’arme blanche…


Le sort des bébés

LE dernier bébé victime, suite à l’invasion des rats, a quitté l’hôpital Cocar hier en fin de matinée. Son état de santé ne présente pas de danger, selon des médecins. N’empêche, ces derniers préviennent contre les risques de maladies graves relatives aux morsures des rats. Des maladies comme la rage ou la leptospirose peuvent provoquer la mort dans certains cas. Pour éviter ce mauvais sort à ces pauvres petits enfants, les médecins ont transféré certains cas douteux à l’hôpital Ghassani. D’autres ne présentant pas de symptômes ont été envoyés chez leurs familles. Reste à savoir si elles seraient indemnisées dans le cas où la responsabilité de l’hôpital est engagée. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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