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Economie

Fès: Grogne au lycée Moulay Idriss

Par L'Economiste | Edition N°:1509 Le 30/04/2003 | Partager

. Des élèves des filières prépa ne veulent plus rejoindre les classes. Ils accusent une prof de vouloir leur imposer des cours particuliers. Cette affaire met en lumière des pratiques qui seraient loin d'être un cas isolé au MarocLes élèves de la première année des classes préparatoires du lycée Moulay Idriss tirent la sonnette d'alarme. Pour eux, la situation est devenue préoccupante. Une trentaine parmi eux ne veulent plus rejoindre leur classe si les responsables ne procèdent pas au changement d'une prof qu'ils accusent de les avoir «incités implicitement à suivre des cours particuliers». Selon des parents, les prix de ces cours varient entre 600 et 1.200 DH par mois à raison de 2 heures par semaine. Pour leur part, des élèves constatent que les exercices en classe se font de plus en plus rares. «Les exercices et les études de cas les plus pertinents sont traités en cours particuliers, ce qui crée une inégalité des chances entre les élèves», commente l'un d'entre eux.Contactée par L'Economiste, la prof concernée récuse toutes ces accusations. Mais elle ne cache pas sa surprise de n'avoir trouvé que 8 élèves (sur 34) dans sa classe après son retour de son congé de maternité le 23 avril dernier. Selon des profs du même lycée, «il est strictement interdit par la loi qu'un enseignant assure des cours particuliers à ses propres élèves». En tout cas, pour faire entendre leur voix, les élèves ont envoyé une pétition au ministère de l'Education et de la Jeunesse. Ils se sont même déplacés avec leurs parents lundi dernier à Rabat et ont été reçus par des responsables du ministère qui leur ont promis d'intervenir pour régler la situation. En fait, cet incident met en lumière des pratiques qui, selon de nombreux témoignages, sont loin d'être un cas isolé. Certains enseignants obligent leurs élèves à prendre des heures d'étude soi-disant pour combler des lacunes dans certaines matières. Les parents se sentent donc obligés d'inscrire leurs enfants de crainte de voir ces derniers subir des mesures de représailles. Dans l'enseignement supérieur, ce genre de chantage prendrait d'autres formes, tout aussi subtiles, les profs obligeant les étudiants à acheter des ouvrages dont ils seraient les auteurs. Le dossier ne semble pas encore préoccuper le ministère de tutelle. Y. S. A.

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