×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Fès: Grand impact de la caravane Moukawalati

Par L'Economiste | Edition N°:2372 Le 29/09/2006 | Partager

. Plus de 300 projets étudiés en un mois . Le programme table sur la réalisation de 180 entreprises en 2006 . Le secteur bancaire doit s’impliquer davantage LES jeunes de Fès ont rapidement saisi les énormes opportunités offertes par le programme d’appui à la création d’entreprises, «Moukawalati». Depuis le lancement de ce programme, le centre régional d’investissement (CRI) n’a pas manqué d’activité. Il accueille quotidiennement des dizaines de diplômés voulant créer leurs propres entreprises. Ainsi, pour le seul mois d’août, et rien que pour la préfecture de Fès, quelque 107 demandes de projets de création d’entreprises ont été formulées. De ces demandes, 47 projets ont été retenus. Ils bénéficieront de l’accompagnement, le financement et la facilitation des démarches administratives en guise d’encouragement. Mais pas de craintes également pour ceux qui ne se sont pas encore présentés. «Nous leur avons préparé une banque de projets et nous les recevrons sur un tapis rouge», indique Fouad Ouzzine, directeur du CRI. Selon lui, lors d’une récente rencontre avec les jeunes des provinces de la région, «en une semaine, plus de 200 projets dans divers domaines porteurs ont été examinés». Les candidats se sont intéressés aux secteurs de l’agroalimentaire, la transformation des plantes médicinales et aromatiques, l’élevage, l’arboriculture, les mines et les services», souligne Ouzzine. Et d’ajouter que le centre part en campagne et ce à la rencontre des jeunes du monde rural afin d’expliquer les facilités accordées aux jeunes entrepreneurs. L’objectif est d’inciter les porteurs d’idées à adhérer au programme. A noter que la caravane Moukawalati a sillonné Boulemane et Moulay Yacoub et les antennes de Sefrou et Missour. Les jeunes de ces localités ne savaient pas qu’un certain nombre de moyens et procédures appropriés sont mis à leur disposition. Parmi ces procédures, figure le seuil minimal requis pour la création d’une SARL qui a été ramené de 100.000 à 10.000 DH. Il y a également l’incitation des directions des grandes entreprises publiques et privées à une inscription effective dans une logique d’externalisation et de sous-traitance. C’est ce qui encourage le développement d’opportunités d’affaires pour les petites entreprises à créer. Ajoutons à cela, l’avance à hauteur de 10% du montant d’investissement plafonnée à 15.000 DH, la garantie de 85% du montant d’investissement déléguée aux banques (délai d’instruction du dossier de 21 jours) et l’accompagnement des porteurs de projet pré et postcréation à hauteur de 10.000 DH pris en charge par l’Anapec, sont autant de mesures incitatives à la création d’entreprises. Reste l’implication effective du secteur bancaire dans l’opération Moukawalati. Ceci pour garantir la réussite du programme. Selon le responsable du CRI, les banques doivent contribuer à l’analyse des dossiers de projets en amont, sur le plan risque crédit, notamment au démarrage de l’opération de sélection en vue de l’entourer de tous les éléments de succès. Le rôle des banques ne se limite pas à la mise, provisoirement, à disposition de la commission de sélection d’un expert du secteur bancaire pour l’évaluation de la composante risque/crédit. Elles doivent aussi asseoir une procédure simple et rapide pour le traitement et l’analyse des dossiers de projets. Leur contribution à l’enrichissement de la banque de projets par les dossiers et les secteurs d’activités jugés à potentiel et à grande valeur ajoutée serait d’un grand apport. De même que la mise à disposition du programme des études de marché sectorielles disponibles, pour aider et mieux orienter les jeunes créateurs. Et une fois les projets retenus, les établissements de crédits doivent étudier, dans la mesure du possible, les taux à accorder aux jeunes bénéficiaires du programme pour les encourager à se lancer dans l’initiative privée. L’idéal serait de dédier une cellule au niveau de chaque banque pour Moukawalati afin d’assurer le suivi et l’accompagnement et participer à l’élaboration d’un plan de communication régional. Toutes ces actions sont chapeautées par un Comité régional qui est présidé par le wali et a pour mission la promotion de l’esprit entrepreneurial, la veille à la réussite dudit programme et la déclinaison des objectifs nationaux à l’échelle régionale. «En chiffres, pour notre région, nous tablons sur la création de 180 petites entreprises d’ici fin décembre 2006», conclut Ouzzine.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc