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Affaires

Fès fait le point sur son programme de développement 2006-2007

Par L'Economiste | Edition N°:2365 Le 20/09/2006 | Partager

. Réfection des voiries, éclairage public, opération «Champ de courses»… de gros chantiers lancés. Plus de 2 milliards de DH pour les projets municipaux Le 14 septembre, présidents des conseils de la ville et de la préfecture, élus, autorités locales, chefs de services extérieurs, étaient au rendez-vous donné par le wali de Fès, Mohamed Rharrabi. Une rencontre-marathon pour finaliser les axes de développement de la commune de Fès. Les dossiers à traiter sont nombreux et de taille: réfection des voiries, éclairage public, opération «champ de courses», etc.Les responsables de la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité à Fès (Radeef) ouvrent le bal. Ils donnent un aperçu sur ce que prévoit la convention de mise à niveau de l’éclairage public signée récemment entre la Régie et le conseil de la ville (cf. www.leconomiste.com). “Première du genre, cette convention vise la gestion déléguée du service de l’éclairage public, les signalisations lumineuses tricolores et les fontaines de l’avenue Hassan II et du boulevard Allal Ben Abdellah”, indique Ali Benazzouz, directeur de la Régie. Et d’ajouter que le service comprend la prise en charge de la consommation des installations relevant du périmètre administratif de la commune urbaine de Fès et alimentées par la Régie. A noter que le secteur a été cédé par la commune pour 26 millions de DH/an. Pour ce qui est de la question de l’assainissement liquide, la Régie souligne que le programme de travaux issu du plan directeur d’assainissement de Fès -financé par un prêt de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement et la Radeef- a été totalement réalisé. Il a porté sur la rénovation des collecteurs principaux et réseaux secondaires et tertiaires, la réhabilitation et curage des égouts de la médina et l’extension du réseau aux secteurs de développement urbanistique de la ville. Le pré-traitement des eaux usées a été aussi à l’ordre du jour. Le coût global de ce chantier est de 400 millions de DH. La Régie se penche actuellement sur le projet d’une station d’épuration des eaux usées pour un investissement de 700 millions de DH. Par ailleurs, l’autre projet d’envergure mené actuellement par la ville est celui relatif à la réfection des voiries et la création de voies structurantes. La première tranche de ce vaste chantier nécessitera 300 millions de DH. Elle est déjà lancée et prévoit l’aménagement de 65.715 mètres linéaires de routes relevant des différents arrondissements. Ceci, sans compter la convention de partenariat qui existe entre la commune de Fès et l’ONCF (Office national des chemins de fer) et qui a pour objet la suppression de deux passages à niveau et leur remplacement par des ponts-routes, au niveau des quartiers périphériques Bensouda et Zouagha. Le budget alloué à ces deux projets, cofinancés par l’ONCF et la commune, s’élève à 56,4 millions de DH. En vertu de cet accord, la commune s’engage à réaliser les travaux de déplacement des traversées pour près de 50% du coût global dudit projet. Ce chantier a déjà démarré.Pour les responsables de la ville, tous les projets de développement prévus ultérieurement sont en cours de réalisation. Y figurent la restructuration des quartiers sous-équipés et périphériques, l’éradication de l’habitat insalubre, la réhabilitation des espaces verts et l’aménagement de l’avenue Hassan II. Sur ce dernier volet, les statistiques, fournies lors de la rencontre avec le wali, rassurent sur l’état d’avancement du projet. En effet, 60% des travaux de voiries sont déjà réalisés. Reste le problème du talus à finaliser avec les architectes. Pour ce qui est du revêtement et mobilier urbains (29,99 millions de DH), l’approvisionnement en granite est achevé et le choix des carreaux de trottoirs est fixé. L’installation des luminaires et lampadaires (9,49 millions de DH) démarrera au cours du mois d’octobre. S’agissant des travaux d’aménagement des espaces verts, ils sont à 50% de leur achèvement. La commune y consacre plus de 4,7 millions de DH de budget rien que pour l’avenue Hassan II et le boulevard Allal Benabdellah. Sur le même registre, un grand effort a été fourni par les différents services de la commune et des autorités locales avec la participation des amicales des quartiers et des associations de protection de l’environnement pour la plantation de centaines milliers d’arbres, arbustes à fleurs et fleurs de saison partout dans la ville. Ces efforts ont été traduits par la création de 26 nouveaux espaces verts dont trois grands jardins et la réhabilitation de 47 parcs. D’autre part, pour relancer les activités dans le centre-ville de Fès, la commune, la wilaya, l’Etablissement régional d’aménagement et de construction centre-nord (Erac-CN), etc. ont préparé un programme intégré pour un site de 32 hectares qui jouit d’une situation exceptionnelle. Il s’agit du programme d’aménagement du «Champ de courses» avec habitations et espaces verts. Pour Abdeljajil Cherkaoui, directeur de l’Erac-CN, ce projet bénéficie d’une position centrale et de la proximité des principaux équipements structurants de la capitale spirituelle. Il est à moins de 200 m du boulevard Mohammed V, du siège de la wilaya, des artères commerciales, des grands hôtels du centre… «Nous comptons réaliser sur cette propriété municipale un programme intégré dont les objectifs majeurs sont, en premier lieu, l’aménagement d’un grand parc central, l’installation de grands équipements structurants, la mise en place d’un réseau commercial de qualité et la réalisation d’un programme d’habitat de standing, moteur financier de l’opération, qui sera l’écrin architectural mettant en valeur l’ensemble du quartier Champ de courses», explique Cherkaoui. A signaler que le montage du projet est prévu en deux phases pour un coût global de 325 millions de DH. Conçue en autofinancement, la réalisation du programme Champ de courses table sur les ressources émanant de la vente des lots résidentiels, de commerces et de bureaux par appels d’offres et à manifestation d’intérêt nationaux et internationaux. Les ressources prévisionnelles minimales sont estimées à 733 millions de DH. Le conseil de la ville compte réinvestir la marge dégagée pour la mise à niveau des grands axes urbains de Fès et sa périphérie. L’investissement induit par la valorisation des secteurs d’habitat et commerciaux par le secteur privé, est estimé, à terme, à plus de 2 milliards de DH.   De son côté, l’Agence de dédensification et de réhabilitation de la médina (Ader-Fès) se penche sur la restauration du patrimoine historique de la capitale spirituelle. En effet, la médina, vecteur principal du développement touristique, a bénéficié, dans le cadre du PDRT, d’un projet décliné en plusieurs actions visant la réhabilitation du tissu historique urbain et sa mise à niveau. Parmi ces actions, figure la restauration progressive de 5.290 mètres de murailles. L’opération coûtera près de 25,5 millions de DH et nécessitera 5 années de travaux intenses. C’est donc un nouveau défi pour l’Ader. Pour son directeur, Fouad Serrhini, les murailles de l’ancienne médina représentent le premier aspect de contact et d’approche de la cité historique. Après leur restauration, les décideurs de la ville comptent y installer un éclairage de mise en valeur pour une enveloppe de 6 millions de DH. D’autres chantiers seront également activés dans la capitale spirituelle cette année. S’agissant du tourisme, le PDRT a gagné du terrain et tous les projets qui y figurent se réalisent. Bientôt Fès sera dotée d’un PDR pour l’artisanat et un autre pour l’industrie.    Pour ce qui est du secteur de la santé, 2007 sera aussi l’année de l’achèvement des travaux de construction du CHU-Hassan II. Ainsi, la ville pourra bénéficier d’une médecine de pointe. Toute la région en profitera d’ailleurs. Enfin, concernant le chantier INDH, tous les acteurs locaux se mobilisent pour la construction des infrastructures et équipements de base, la mise à niveau des secteurs productifs et des services et l’aide aux zones et quartiers pauvres.


Tramway

Le transport urbain est l’un des dossiers chauds à la wilaya. L’objectif de la RATF (Régie autonome de transport urbain de Fès) est d’assurer une couverture complète de la ville avec une moyenne d’un bus pour 3.500 habitants. Dans le même cadre, les villes jumelées avec Fès l’aident dans une étude pour la doter d’une ligne tramway et d’un plan de déplacement urbain. La réalisation de ce dernier est prévue vers la fin 2006.


Patrimoine mondial

L’engouement pour les maisons d’hôtes en médina est très encourageant. Il a même poussé des courtiers étrangers à venir s’y installer. Classée patrimoine universel, la médina est le seul endroit au monde qui vit encore selon un art de vivre ancestral. Et c’est ce qui fait son axe différenciateur par rapport aux autres villes. Des centaines de touristes s’y rendent quotidiennement pour découvrir une civilisation millénaire. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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