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    Affaires

    Fès et Saint-Etienne renforcent leur coopération

    Par L'Economiste | Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

    . Culture, santé, formation… des partenariats ciblés. Un plan urbain de circulation et un tramway à l’étude C’est un accueil chaleureux qu’a réservé Michel Thiollière, sénateur maire de Saint-Etienne, à Hamid Chabat, maire de la ville de Fès et la délégation qui l’a accompagné à Saint-Etienne, du 21 au 22 novembre dernier. «Les entrepreneurs de la région disent qu’ils travaillent très souvent avec l’Europe et avec les pays de la Méditerranée dont notamment le Maroc. Donc, le monde qui nous entoure nous oblige à nous rapprocher davantage», a indiqué Thiollière. Et d’ajouter: «Vous avez d’abord mon soutien personnel mais aussi celui de toute notre agglomération. Au-delà de la culture et de l’histoire, il y a une nécessité économique de tisser des liens forts entre nos collectivités et nos entreprises». Ainsi, le maire stéphanois ne cache pas sa volonté de voir s’instaurer un partenariat privilégié entre Fès et Saint-Etienne.Pour Chabat, Fès est particulièrement intéressée par une assistance de la ville française dans le traitement des ordures, l’environnement, la conservation des archives et l’animation culturelle. Sans oublier l’attractivité des investissements dans le cadre des déconcentrations de l’industrie stéphanoise.A ce propos, une réunion de travail élargie s’est tenue à la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) avec les proches collaborateurs du maire. L’objectif de cette rencontre était de rapprocher les points de vue et d’établir les attentes des deux parties. Les atouts et potentialités de la région de Fès, ainsi que l’environnement juridique, fiscal et financier du Maroc ont été présentés à cette occasion. Initiée par Fouad Ouzzine, directeur du CRI (Centre régional d’investissement), la présentation a laissé un écho très favorable. Ce qui a été confirmé dans la soirée par le maire de Saint-Etienne, qui a dit sa volonté et celle de ses services à coopérer étroitement avec la ville de Fès et mettre à sa disposition tout le savoir-faire de la ville française. A noter, qu’il y a près de deux ans, un investisseur stéphanois s’est installé au quartier Sidi Brahim. Aujourd’hui, l’usine produisant des gammes de charcuterie emploie plus de 200 personnes. Elle procédera à une extension incessamment.  Outre les investissements, la coopération touchera également le domaine des déplacements urbains. A ce titre, les études de faisabilité pour la réalisation d’un plan de déplacement urbain (PDU) pour Fès sont déjà en marche. Le PDU verra le jour grâce à un partenariat avec les villes de Strasbourg et de Montpellier. Pour Mohamed Lâaraqui, premier vice-président du Conseil et chargé des relations internationales, Fès a besoin d’un vrai coup de pouce en matière de transport de masse. “Nous sommes une ville de près d’un million d’habitants, avec plus de 20.000 étudiants, les bus de la Ratuf et les taxis restent insuffisants. Vu les tarifs sociaux, la privatisation de la Régie est indiscutable… Nous pensons donc au tramway comme solution. Mais, bien avant, il nous faut un PUC (plan urbain de circulation). Lequel sera réalisé grâce à un cofinancement entre Fès et Strasbourg”, a-t-il ajouté. Les échanges concerneront également le domaine de la santé. Fès pourra profiter de l’expérience française, notamment par une collaboration entre le CHU Hassan II de Fès et celui de Saint-Etienne.Le domaine universitaire n’a pas été négligé. Le président de l’université sidi Mohammed Ben Abdallah, Toufiq Ouazzani Chahdi, qui était lui aussi de la partie, veut un accord de partenariat avec l’université de Saint-Etienne. En tout cas, les élus de Fès et de Saint-Etienne veulent mettre en place les dispositions pour l’édification d’un partenariat solide, permanent et dynamique. A signaler que Saint-Etienne compte au moins une quinzaine de jumelages. Elle veut dépasser le cadre conventionnel et développe des partenariats limités dans le temps avec des objectifs concrets. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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