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Affaires

Fès: Des grévistes trouble-fêtes à la fac des lettres

Par L'Economiste | Edition N°:1668 Le 23/12/2003 | Partager

. Deux étudiants accumulant 3 échecs veulent se réinscrire en première année. L'administration de la Faculté refuse de prendre en considération leur demande Vendredi dernier, deux étudiants de la Faculté de lettres et de sciences humaines Saïs ont entamé une grève de la faim de 36 heures. Squattant, depuis le 17 décembre, les couloirs de la faculté, Adil El Amouri et Abdelmeniim El Aboudi avaient déjà protesté pendant 12 heures mercredi. Ils voulaient, à travers leur mouvement, avoir une quatrième chance: une réinscription en première année malgré un triple échec. Ils étaient soutenus par des centaines d'autres étudiants qui protestaient pour diverses raisons. Augmenter le nombre, alimenter la bibliothèque par de nouveaux ouvrages, réaménager des salles d'études, améliorer la qualité des menus au restaurant, réinscrire les étudiants exclus, préciser les dates des examens oraux et écrits… et la liste de leurs revendications est longue. Des étudiants couraient dans tous les sens alors que d'autres tentaient de secourir un de leur camarade évanoui. Simulant une véritable cérémonie d'enterrement à laquelle tout le monde doit participer, les manifestants avaient réussi à faire sortir des salles de cours même ceux qui n'avaient pas adhéré à la grève. “Il y avait trop de bruit…on s'est inquiété, alors on est sorti, juste pour voir ce qui se passe dehors”, déplore une étudiante. En tout cas, l'ambulance est arrivée à 15 heures pour transporter à l'hôpital El Ghassani le gréviste évanoui. Le mouvement s'étant apaisé momentanément, les cours reprirent normalement l'après-midi mais avec quelques râleurs. Pour Mohamed Mezzine, doyen de la faculté, un triple échec dans le premier cycle signifie l'exclusion. La décision avait été prise dès le début de l'année universitaire. “Il s'agit de mettre fin au comportement de certaines personnes qui veulent professionnaliser leur statut d'étudiant pour bénéficier de plusieurs avantages (tarif étudiant pour les cartes de bus, cité universitaire, restaurant…)”, explique Mezzine. Et d'ajouter que les deux grévistes appartiennent à un mouvement qui veut perturber les cours de la faculté à l'approche des examens. La faculté a toujours soutenu ses étudiants. L'année dernière, elle avait permis à certains, qui avaient triplé, de repasser l'examen. “Cette année, si nous faisons la même chose, les gens n'auront plus confiance en notre système éducatif… on versera dans l'excès”, conclut Mezzine.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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