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Fès: Coup d’accélérateur aux travaux de réfection dans l’ancienne médina

Par L'Economiste | Edition N°:1796 Le 23/06/2004 | Partager

. Deux millions de DH pour la restauration des latrines traditionnellesLES travaux vont bon train pour la restauration des latrines traditionnelles de l’ancienne médina. Initié par l’Ader (agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina de Fès), ce projet d’un coût de 2 millions de DH s’inscrit dans le cadre des travaux d’aménagement des circuits touristiques. L’objectif est d’offrir aux touristes un parcours “propre” où ils peuvent visiter ce musée vivant qu’est l’ancienne médina. En effet, installations sommaires ou véritables chefs-d’œuvre d’architecture, les latrines traditionnelles font partie intégrante du patrimoine culturel et religieux de la capitale spirituelle. De ce fait, toutes les mosquées, quelle que soit leur importance, sont équipées de ces salles dites “Midâ”. Notons que dans l’histoire de Fès, le nombre des latrines était lié au rythme de construction et d’extension des mosquées. Tout monument religieux devait disposer d’équipements nécessaires aux ablutions rituelles, d’où le nombre impressionnant des latrines traditionnelles dans la vieille médina de Fès. Il existe deux types de latrines à Fès. Des latrines de type majeur, reconnaissable à leur vasque centrale qui alimente également les pièces latérales. Et d’autres de type mineur où l’alimentation en eau se fait via un petit bassin mural. Si ces latrines sont un équipement urbain important et utile, elles sont cependant, pour la plupart d’entre elles, dans un état de détérioration avancé. L’Ader avait remarqué que les revêtements en Zellige Bildi sont usés, les portes en bois des toilettes abîmées et le système d’évacuation des eaux usées déficient. Face à cette situation, une intervention d’urgence a été nécessaire dans dix latrines. “Aujourd’hui, six latrines sont déjà époussetées. Le reste est en cours de restauration”, indique Fouad Serrhini, directeur de l’Ader. Et d’ajouter que l’achèvement des travaux est prévu pour décembre prochain. Lesquels travaux portent d’une part, sur la restauration des bâtiments des salles d’eau (consolidation des structures, réfection du système d’assainissement traditionnel, traitement des enduits et zellige, etc.) et d’autre part, sur la mise à niveau de l’équipement (remplacement des vases turcs par d’autres à siphon, adjonction de toilettes à l’européenne et d’une toilette pour les handicapés, etc.). “Ce sont les mâalmines, maîtres artisans, seuls à effectuer des travaux de réfection en utilisant les matériaux, les méthodes et les techniques ancestrales”, souligne Serrhini.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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