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    Fès : Ça chauffe à la faculté de Dhar El Mehrez

    Par L'Economiste | Edition N°:2165 Le 06/12/2005 | Partager

    . Quinze étudiants déférés devant la justice . Ils sont poursuivis pour avoir causé des dégâts matériels sur la voie publique Les éléments du GUS (Groupe urbain de sécurité), les forces auxiliaires, les responsables des renseignements généraux… étaient mobilisés hier devant le tribunal de première instance de Fès. Ce n’était pas pour une audience des intégristes comme certaines personnes le croyaient, mais pour le procès d’une quinzaine d’étudiants arrêtés, en fin de semaine dernière, pour avoir causé des dégâts matériels sur la voie publique.En effet, vendredi dernier, la faculté Dhar El Mehrez a été une fois de plus le théâtre d’une grande manifestation pour protester contre l’augmentation de 10 DH des tarifs d’abonnement mensuel des bus. Les débordements n’ont pas manqué. «Nous jugeons qu’une hausse de plus de 16% est irraisonnable», lancent en colère les étudiants.Jets de pierres, insultes… et naturellement intervention musclée des forces de l’ordre pour ramener le calme. Mais les étudiants étaient décidés à montrer leur colère. Le mot d’ordre des grévistes était même de paralyser le site universitaire. L’agitation n’avait pas de limites gagnant les quartiers voisins. En effet, au bidonville du quartier Lidou (à proximité de la faculté d’économie), on pouvait constater les débris de vitres cassées et une montagne de pierres. On se serait cru en état de siège, à Gaza où à Bagdad, surtout en voyant le dispositif sécuritaire mis en place ce 2 décembre. Le mouvement aurait dégénéré s’il n’y avait pas eu l’intervention des militaires, bâtons et bombes lacrymogènes à l’appui, pour maîtriser les émeutiers. Mais le bilan est assez lourd: cinq bus de la RATF (Régie autonome des transports de Fès) et des véhicules de la police ont été sérieusement endommagés.Selon les services de la sécurité, les individus arrêtés sont tous «des progressistes». Pour Hamid Chabat, maire de la ville de Fès, «ces gens, qu’ils soient des progressistes, des islamistes ou autres, sont avant tout des étudiants qui ne devaient pas réagir ainsi».Du côté de la RATF, si les prix des carburants ont augmenté à deux reprises, au cours des mois de mai et d’août derniers, la consommation des hydrocarbures prévue pour 2006 nécessitera une enveloppe de 5 millions de DH de plus. «La hausse entrée en vigueur il y a une quinzaine de jours est irrévocable», indique El Hassan Zahaf, directeur de la Régie. Et d’ajouter que déjà, sur un total de 19.000 étudiants, plus de 14.000 ont payé leurs abonnements.A l’heure où nous mettions sous presse, le TPI n’avait pas encore prononcé son jugement dans cette affaire. A noter que le juge d’instruction étudie les dossiers au cas par cas.


    On ne plaisante pas avec “chabakouni”

    Le journaliste de L’Economiste, qui s’est déplacé à la faculté Dhar El Mehrez pour faire son travail et constater les dégâts des affrontements entre forces de l’ordre et grévistes, s’est vu menacé et forcé par des éléments des forces auxiliaires (“chabakouni” venant de l’expression déformée de “ça va cogner”) de ne pas quitter les lieux avant l’arrivée d’un de leurs supérieurs. On lui a demandé pourquoi il a pris des photos sans autorisation et on a même voulu lui prendre son téléphone portable sous la menace de matraque.Les vieilles méthodes ont apparemment la vie dure. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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