×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Fermeture des frontières aux bovins: Le détail de l'arrêté ministériel

Par L'Economiste | Edition N°:896 Le 16/11/2000 | Partager

. L'interdiction frappe le bétail en provenance de tous les pays. Les viandes bovines importées doivent être âgées de moins de 24 moisComme nous vous l'annoncions hier mercredi, le Maroc a fermé ses frontières aux bovins en provenance de l'étranger. L'importation des génisses à partir de tous les pays est désormais interdite. L'arrêté d'interdiction a été signé mardi dernier par M. Ismaïl Alaoui, ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. Il a pris effet le jour même. Le texte a été distribué aux importateurs et à tous les services de contrôle du ministère.Du point de vue officiel, le blocus des frontières répond à un souci de prévention. Selon l'arrêté, dont L'Economiste a pu avoir une copie, la décision gouvernementale fait suite aux changements intervenus dans la situation sanitaire internationale en matière d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), communément appelée maladie de la vache folle. Les responsables sont arrivés à l'évidence que le Maroc n'est pas réellement à l'abri de cette maladie, malgré le contrôle exercé sur les frontières. Même si le Maroc n'importe le bétail que des pays où la maladie est à faible incidence, le risque est toujours de mise. C'est la santé du consommateur qui est en jeu.Sont frappés d'interdiction les bovins vivants provenant de tous les pays ainsi que les spermes et embryons bovins importés du Royaume-Uni, de la République d'Irlande, la Suisse, la France et le Portugal.L'interdiction ne concerne pas seulement ces deux cas. Quatre autres produits des bovins, provenant de 10 pays, ne peuvent plus entrer au Royaume. La liste des pays concernés par cette mesure comprend le Royaume-Uni, la Suisse, la France, le Portugal, l'Italie, l'Irlande, le Canada, le Sultanat d'Oman, les Pays-Bas et la Belgique. Les viandes et abats, les produits destinés à l'industrie des sous-produits animaux, ceux entrant dans la fabrication de médicaments, produits cosmétiques et pharmaceutiques ne seront plus importés de ces pays. Sont également concernés par l'interdiction les farines de viande, de sang et d'os provenant des bovins. Au niveau de la viande, l'interdiction n'est pas totale. Le Maroc continuera à en importer de pays autres que ceux signalés, mais sous deux conditions. La première est que cette viande ne dépasse pas 24 mois d'âge. La deuxième exige que les bovins abbatus n'aient jamais reçu d'aliments constitués de farines de viande, de sang ou d'os. En guise de garantie, le pays exportateur devra fournir un certificat sanitaire attestant la conformité de ses viandes à ces mesures.Pour l'heure, c'est la mobilisation au sein des départements de l'Agriculture et de la Santé. Mardi dernier, des experts en épidémiologie et hygiène alimentaire se sont réunis au siège du Ministère de la Santé pour élaborer des mesures de prévention. Hier, il a été impossible d'avoir des informations sur les résultats de cette réunion. Les responsables du département de M. Thami El Khyari, pris dans un tourbillon de réunions, étaient injoignables.Auparavant, le Ministère de l'Agriculture avait lancé un avis aux importateurs stipulant que seules les génisses issues de mères nées après le 1er janvier 1996 seront admises à l'importation. Cette date correspond à l'application de l'interdiction d'utilisation de farines de viande et d'os dans l'alimentation du bétail. En Europe, la question de l'heure est relative justement aux farines carnées, qui auraient été produites à partir d'ovins atteints de la maladie. C'est ce qui explique la contamination du bétail. L'émotion est à son comble dans les pays européens. Mardi dernier, la Commission européenne a refusé de saisir au bond la proposition française visant à interdire totalement les farines animales. Pour la Commission, la production de ces sous-produits est correctement réglementée et contrôlée.En effet, des études ont montré que ces aliments ont des répercussions sur le bout de la chaîne, en l'occurrence le consommateur. La possibilité de transmission de la maladie aux humains n'est plus écartée. Les experts ont affirmé que l'ESB a des liens avec le virus de Creutzfeldt-Jakob, une maladie mortelle qui atteint le système nerveux de l'homme.Nadia Lamlili

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc