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Economie

Fédération des Chambres de Commerce: L'étrange silence du Ministère de tutelle

Par L'Economiste | Edition N°:483 Le 12/04/1999 | Partager

· Le comité provisoire a tenu une réunion informelle à Mohammédia

· Le président accuse des hauts responsables du Ministère de tutelle d'utiliser à leurs propres fins la
destitution du Bureau


Les réunions à la Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et de services se multiplient. Pour autant, le flou demeure entier sur les motifs réels à l'origine du vote-sanction du 25 mars dernier.
Le comité provisoire de gestion de la FCCIS a tenu une réunion informelle pour le moins étrange, dimanche 11 avril à Mohammédia. "Cette réunion avait pour but de trouver un consensus sur la future stratégie de travail de la Fédération", nous a déclaré M. Omar Sentissi, président de la Chambre de Commerce de Rabat/Salé. Contacté à ce sujet, le président de la Fédération, M. Mohamed L'Mrabet, qui était au courant de la tenue de la rencontre, considère que "cette réunion illégale" fait partie des manoeuvres destinées à préparer les élec- tions prévues le 15 avril prochain.
Le président de la Fédération ne s'en inquiète pas outre mesure. En revanche, il se dit déconcerté par "le mutisme du Ministère de tutelle". Il a d'ailleurs adressé 8 avril 1999 une lettre au ministre de L'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, M. Alami Tazi.

Ce document détaille les nombreuses "illégalités qui ont entouré l'assemblée générale extraordinaire tenue le 25 mars 1999 et au terme de laquelle le vote-sanction a eu lieu".
Les critiques ciblent pour l'essentiel l'amendement qui a été à l'origine de la destitution du Bureau. "Cet amendement n'a pas fait l'objet d'un consentement clair des membres de la Fédération et il reste contraire à la loi, surtout que le législateur tient à la stabilité d'une institution qui représente le secteur privé", souligne M. L'Mrabet.
Figure aussi dans cette lettre "la réunion tenue par M. Alami Tazi avec le comité provisoire composé de quatre membres dont l'ex-trésorier du Bureau déchu et son adjoint". Une manière, peut-être, de rappeler au ministre qu'il n'avait pas le droit de cautionner la destitution du Bureau. M. L'Mrabet rappelle que "c'est toujours le Bureau démissionnaire qui continue à gérer la Fédération et ce, jusqu'à l'élection d'un nouveau bureau". D'ailleurs, c'est ce qui est prévu par le paragraphe 2 de l'article 35 du statut de la FCCISM.
A noter que le ministre de L'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat n'a pas jugé utile de donner suite à une demande d'entretien formulée à deux reprises (les 8 et 9 avril) par L'Economiste.
M. L'Mrabet estime "que les problèmes vécus actuellement par la Fédération sont l'aboutissement d'une stratégie à laquelle certains hauts fonctionnaires du Ministère sont étroitement impliqués". Le président n'a toutefois pas voulu dévoiler le nom de ces fonctionnaires.


Chronologie des faits


·Le 1er février 1999, le Ministère de tutelle entame une enquête sur la gestion de la Fédération. Cette enquête, qui a pris fin le 12 mars 1999, s'est effectuée sur la demande de l'ex-trésorier et de son adjoint qui ont "constaté des anomalies dans la gestion de la Fédération".
·Le 3 février 1999, le Bureau vote un amendement "contesté par le président sur sa portée légale". Cet amendement introduit un changement de fond dans les statuts internes de la Fédération. En effet, il permet aux deux tiers des membres de destituer le Bureau. De plus, il prévoit que la gestion de la Fédération soit assumée par un comité provisoire constitué de quatre personnes et ce, pendant une période de 21 jours. Actuellement, ce comité se compose de deux anciens membres du Bureau déchu, à savoir l'ex-trésorier et son adjoint.
· Le 25 mars 1999, la Fédération des Chambres de Commerce tient son assemblée générale extraordinaire, dont l'ordre du jour prévoyait de statuer notamment sur le budget de l'exercice en cours. Au cours de cette assemblée, le vote-sanction a eu lieu. Ce vote est contesté par le président, notamment "sur son illégalité".
· Le 31 mars 1999, le comité provisoire de gestion organise une conférence de presse pour faire le point sur l'assemblée générale extraordinaire du 25 mars 1999. La conférence sera marquée par l'arrivée inopinée du président de la Fédération.
· Le 8 avril 1999, le président de la Fédération des Chambres de Commerce envoie une lettre au ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, M. Alami Tazi. Dans ce courrier, le président fait état "des vices de forme" qui entourent les différentes procédures entreprises pour destituer le Bureau.
· Le 11 avril 1999, le comité provisoire tient une réunion informelle avec certains présidents des Chambres de Commerce.
· Le 15 avril 1999, le comité provisoire organisera les élections du nouveau bureau de la Fédération des Chambres de Commerce, d'Industrie et de Services.

Khadija MASMOUDI

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