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Economie

Fécondité: Le Maroc «champion» maghrébin

Par L'Economiste | Edition N°:3138 Le 28/10/2009 | Partager

. L’indice de fécondité est de 2,4 contre 2,1 en Tunisie . Contraceptifs et recul de l’âge du mariage, principaux facteurs de baisse La fécondité ne cesse de diminuer au Maroc! Certes, la politique de maîtrise de la démographie, adoptée depuis les années 60, a eu pour effet de favoriser le recul du niveau de fécondité. Mais cette baisse s’explique également par d’autres facteurs. Il s’agit principalement de l’accroissement de l’âge au premier mariage ou encore de l’utilisation massive des méthodes contraceptives. Les facteurs socioéconomiques ne sont pas en reste. En revanche, comparativement à la Tunisie et à l’Algérie, l’indice de fécondité (nombre moyen de naissances par femme) reste supérieur au Maroc. En 2006, cet indice était de 2,4 au Maroc contre 2,3 en Algérie et 2,1 en Tunisie. Selon une étude récente sur la fécondité, intitulée «Les déterminants de la demande d’enfants au Maroc», «la femme qui a été confinée aux tâches domestiques a pu s’imposer comme acteur majeur sur le marché de travail rémunéré». Ce qui s’est traduit par la réduction de la fécondité. S’y ajoutent les coûts de scolarité qui ont contribué à la réduction du nombre d’enfants par ménage. Autre facteur et pas des moindres: le niveau d’instruction du ménage. L’étude confirme que ce facteur affecte considérablement la régulation de la fécondité. Pour preuve, les femmes qui ont au moins le niveau secondaire donnent moins d’enfants que celles sans instruction ou celles n’ayant que le niveau fondamental. Bien évidemment, le niveau de vie conditionne également la fécondité. «Plus il augmente, plus le nombre d’enfants diminue», indique en substance Abdeljaouad Ezzrrari, auteur de l’étude. Par contre, chez les catégories sociales à revenu modeste, «l’enfant constitue une source de revenu pour la famille». C’est le cas surtout dans le milieu rural où le niveau élevé de la fécondité s’explique notamment par la forte participation des enfants à l’activité agricole. Selon une étude de Youssef Courbage, chercheur à l’Institut national d’études démographiques à Paris (INED), «le coût net des enfants est réduit lorsqu’ils constituent une source de revenu pour la famille. Du coup, l’augmentation de la contribution potentielle des enfants accroît la procréation». Cependant, même si la fécondité est plus élevée dans le milieu rural que dans les villes, il n’en reste pas moins qu’elle a baissé suite à la transition démographique. Selon la même étude, «cette baisse résulte de la diffusion du modèle familial urbain ou étranger via la diaspora, importé par le monde rural».H. E. & J. B.

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