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    Enquête

    Faut-il réglementer la formation destinée aux entreprises?

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    Avec une trentaine d'opérateurs permanents, le chiffre d'affaires du marché de la formation, non compris l'OFPPT, est estimé à 30 millions de Dirhams. L'absence de réglementation est l'un des traits principaux de cette activité.

    La formation destinée aux entreprises doit-elle faire l'objet d'une législation. Le débat mérite d'être soulevé à plusieurs égards. En effet, presque 20 ans après son démarrage, cette activité n'est pas encore régie par un cadre institutionnel.
    Quelques tentatives ont été menées pour réunir les opérateurs autour d'un consensus. L'objectif était d'attirer l'attention des pouvoirs publics concernés et de stimuler le débat dans la profession. Ces actions n'ont pas abouti à des résultats prometteurs.
    Auprès de quelques formateurs, il est avancé que c'est aux pouvoirs publics de franchir le premier pas. Mais faute d'organisation des opérateurs, comment les autorités de tutelle peuvent-elles proposer un know-how de la profession? L'initiative pourrait donc venir des premiers concernés. Pour d'autres intervenants, il est indiqué que le débat se pose aussi en d'autres termes. "On assiste à une explosion de l'offre (cabinets de formation), mais la majorité des entreprises sont peu exigeantes avec leurs prestataires en matière de qualité de la formation", affirme M. Bellal.
    Parallèlement, plusieurs opérateurs soulignent que les cabinets de formation doivent s'adapter davantage à l'évolution du marché. "Les entreprises ne sont plus dupes comme auparavant et attendent un retour sur leurs investissements en termes de formation, surtout en ce qui concerne des domaines pointus comme les finances", estime Mme Boutaleb.
    Dans le même ordre d'idées, ils sont plusieurs cabinets à insister sur le changement qui s'opère dans le domaine de la formation. En effet, les élites de l'entreprise (cadres, hauts responsables...) ne sont plus les seuls concernées par la formation. Les autres catégories du personnel (ouvriers, contremaîtres...), n'ayant pas eu la chance d'accéder à une formation de base, figurent de plus en plus dans les programmes de recyclage.
    Faute de plate-forme légale et de demande bien exprimée, l'offre des cabinets de formation n'est pas structurée, d'où la difficulté de cerner d'une manière précise les besoins et la demande. Notons au passage que cette dernière reste sensible à l'offre, particulièrement pour ce qui est de la tarification. C'est le cas des entreprises locales dont le management n'a pas connu une révolution, affirme-t-on auprès de plusieurs intervenants.
    Pour les autres structures disposant essentiellement d'une taille importante (multinationales, banques...), leur plan de formation met en avant des besoins clairement identifiés.
    La question cruciale de mettre en place un cadre légal reste toujours en suspens. L'essentiel est de trouver un compromis entre les professionnels pour amorcer une éventuelle réglementation de leur activité.

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