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    Farnborough/Aéronautique: Des moteurs américains pour les F16 marocains
    De notre envoyée spéciale à Londres, Bouchra SABIB

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Coût de l’opération: 145 millions de dollars. Une quinzaine d’investisseurs étrangers prospectent le marché marocainLA première participation marocaine au «Farnborough International Airshow», qui se tient du 19 au 25 juillet à Farnborough, montre un Maroc plus confiant qui souhaite s’ouvrir plus à l’international grâce à une offre compétitive et des opportunités d’investissement attractives dans le secteur aéronautique. «La décision de participer au Farnborough, qui est l’un des plus grands salons mondiaux de l’aéronautique aux côtés du Bourget (France), est le signal que le Maroc voudrait véritablement internationaliser son offre aéronautique en matière d’investissement, afin de tirer profit de toutes les évolutions que connait le secteur à l’échelle internationale», indique Fathallah Sijilmassi, président de l’Agence marocaine pour le développement des investissements (Amdi). Aussi, la participation de l’Amdi, en partenariat avec le Groupement des industriels marocains aéronautique et spatial (Gimas), au Farnborough a été l’occasion de s’entretenir avec plusieurs investisseurs potentiels anglais et américains, mais aussi de conclure plusieurs contrats. Bien que le secteur aéronautique soit toujours affecté par la conjoncture, les industriels marocains restent toutefois optimistes quant à ses évolutions futures. «Nous sommes dans une situation contrastée. Beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui dans des situations difficiles, mais en même temps nos carnets de commandes sont bien chargés pour les six prochaines années», a indiqué Hamid Benbrahim Andaloussi, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas) et délégué général du groupe Safran au Maroc. Et d’ajouter: «Les difficultés conjoncturelles rencontrées actuellement par plusieurs grandes entreprises conduiront à une baisse de l’activité estimée entre 5 à 10%». Benbrahim a, ainsi, insisté sur les opportunités d’investissement que le Maroc doit offrir aux grandes compagnies étrangères, notamment les investisseurs anglo-saxons, pour redresser le secteur. Et c’est d’ailleurs l’objectif principal de la présence marocaine au salon de Farnborough. Pour sa part, Ahmed Réda Chami, ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies a mis l’accent, lors de la conférence de presse tenue mardi dernier à Farnborough, sur les différents atouts que présente le Maroc. «Le Maroc mise aujourd’hui sur la qualité de ses infrastructures et de ses services, sur ses ressources humaines hautement formées et sur les différentes aides à l’installation proposées pour attirer les investisseurs potentiels», a-t-il souligné.A présent, plus de 90 entreprises ont choisi de s’implanter au Maroc et d’y développer leurs activités aéronautiques avec une enveloppe d’investissement de quelque 450 millions de dollars et un chiffre d’affaires à l’export de 800 millions de dollars. Par ailleurs, le secteur a pu drainer près de 8.000 emplois. Aussi, et pour atteindre l’objectif du Pacte Emergence qui vise la création de 15.000 emplois à l’horizon 2015, le Maroc a besoin d’attirer beaucoup plus d’investisseurs étrangers, notamment d’Angleterre, des Etats-Unis ou d’Italie. «Nous ne devons pas rester focalisés sur la France, mais d’ouvrir nos horizons vers d’autres pays et d’autres métiers aéronautiques», insiste Chami. En effet, le planning du ministre au Farnborough a prévu des rencontres avec une quinzaine d’investisseurs potentiels anglais et américains. Objectif: les convaincre que l’offre marocaine aéronautique est une proposition de valeurs compétitive. «Notre offre est de plus enrichie par la création de l’Institut des métiers de l’aéronautique et l’extension de la zone de Nouaceur», tient à souligner Chami. Et de renchérir: «Grâce à son attractivité et ses opportunités, le Maroc vise à développer un vrai pôle de compétitivité et de densifier le secteur par le nombre d’acteurs, d’activités et de services développés, notamment autour de la technopole de Nouaceur».

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