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    Faculté de droit de Casablanca
    «17 masters accrédités pour l’année en cours»

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    Entretien avec Ahmed Essalmi El-Idrissi, doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et socialesLa mouvance islamiste a noyauté la Faculté de droit. Pourtant, il ne s’agit que d’une minorité agissant pour des motifs plutôt politiques. N’empêche que les cours sont fréquemment perturbés et un malaise s’est installé. . Economiste: Ces jours-ci, la Faculté de droit connaît des protestations dont le chef de file sont les étudiants de Al Adl Wa Al Ihssane. Quelles sont leurs doléances?- Ahmed Essalmi El-Idrissi: Les étudiants qui manifestent sont une minorité. Les éléments de cette mouvance agissent plutôt pour des motifs politiques. Tout simplement, ils cherchent à passer outre des normes contenues dans le CNNP (Cahier de normes nationales pédagogiques). Les dispositions juridiques sont claires. Les étudiants ont le droit uniquement de se réinscrire deux fois au niveau des semestres 1 à 4. J’ai même accordé une 3e dérogation cette année à tous les étudiants qui n’ont pas réussi leurs examens. Mais ce que demandent ces étudiants, c’est de refaire pour la 4e fois les mêmes modules. Ce qui veut dire que les étudiants veulent se présenter 8 fois pour le même module (examens et rattrapage). Pourtant, on a permis, de commun accord avec la commission pédagogique de l’établissement, aux étudiants dont les notes sont plus proches de la moyenne de quadrupler. . ès de 1.000 étudiants ont quitté la faculté sans avoir leur diplôme. Comment expliquez-vous cette situation?- A vrai dire, on ne voit que le chiffre 1.000. Il faut raisonner par une approche d’ensemble. En 2003, le nombre des inscrits, nouveau régime, était de 7.500 étudiants. En fin de course, seuls les 1.000 étudiants ont raté leurs diplômes. Ce qui représente 13%. Pourcentage minime si on le compare aux taux de réussite de l’ancien système dont le taux de déperdition était dans le meilleur des cas de l’ordre de 20%. . Cette année coïncide avec la mise en marche du cycle des masters. Quels sont les masters que la Faculté a mis en place?- On a beaucoup fait pour mettre en place des formations de haut niveau dans le cadre des masters. Formation dont le premier souci est de répondre aux exigences du monde de l’entreprise. Au total, 17 masters ont été accrédités pour l’année en cours dont la microfinance, l’économie, la finance, le droit international de développement, le droit des transports, etc.. Mais au niveau des activités parallèles surtout sportives, la plus grande faculté du Royaume ne dispose même pas de terrains de sport. Ce vide peut être exploité par les tendances de tout bord.- C’est un projet qui nous tient à cœur. Nous sommes en train de mettre la dernière retouche au projet qui vise à doter l’établissement de terrains omnisports. Les partenaires sont déjà connus. Il s’agit de la présidence de l’université qui soutient vivement ce projet, l’association Fac 2020 qui appuie la faculté. Ce projet s’inscrit aussi dans l’agenda de l’INDH, la Région et éventuellement la ville. Je tiens aussi à mentionner un autre projet sur lequel nous travaillons actuellement. C’est celui de doter la faculté de deux salles de soutenance. Surtout que près de 700 thèses et mémoires sont soutenus annuellement dans cette faculté. . Gérer la plus grande faculté du Maroc n’est pas une mince affaire. Comment arrivez-vous à franchir les obstacles?- Il est vrai que la gestion du quotidien n’est pas sans tracasseries. Nous essayons, quoi qu’il en soit, de répondre le mieux du monde à notre premier souci: assurer un bon encadrement pédagogique. Les DVD ont sérieusement réduit tant le nombre du personnel enseignant que le personnel administratif. Mais fort heureusement, l’impact n’est que très peu ressenti au niveau de notre établissement. Les procédures sont aussi un facteur de lourdeur. Pour faire face à ces handicaps, il faut faire preuve d’imagination et mobiliser toutes les composantes de la faculté, corps enseignant, staff administratif et étudiants; bien entendu en s’assurant le ralliement des opérateurs socioéconomiques qui se solidarisent avec la Faculté de droit.Propos recueillis par Ali JAFRY

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