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Affaires

Factoring: Le Maroc encore à la traîne

Par L'Economiste | Edition N°:3056 Le 29/06/2009 | Partager

. Un taux de pénétration qui ne dépasse pas 1%. Les entreprises jugent le procédé trop onéreuxEn ces temps de crise, des incidents comme les défauts de paiement ou le prolongement des délais de recouvrement deviennent monnaie courante. Un facteur handicapant pour les entreprises sans cesse en quête de liquidités pour assurer leurs roulements. C’est pourquoi nombre d’entre elles recourent à des procédés comme le factoring. Cet instrument de financement permet à l’entreprise de transférer les factures qu’elle possède à un organisme financier spécialisé. Ainsi, en revendant ses créances à cet organisme, elle récupère immédiatement de la trésorerie. «C’est un très bon moyen pour les sociétés d’assurer leurs approvisionnements en liquidités tout en garantissant une flexibilité dans les paiements interentreprises», indique Hicham Daouk, directeur général de Maroc Factoring, filiale de BMCE Bank. Et ce n’est pas le seul atout de l’affacturage. Ce service offre également la possibilité de se couvrir contre les risques de défaillance ou d’insolvabilité. En effet, c’est la société de factoring qui «hérite» en quelque sorte des dettes et procède aux différents recouvrements amiables ou contentieux. Toutefois, le plus grand avantage du factoring est qu’il facilite les ventes à l’exportation des entreprises qui ne sont pas en mesure d’accorder de longs crédits à des acheteurs étrangers. Ce qui facilite la mobilisation des créances en les transformant en une sorte d’assurance-crédit. Au niveau des transactions commerciales, l’opération de factoring met fin à toute relation financière entre le vendeur et l’acheteur auquel se substitue un tiers appelé «factor». Le vendeur se trouve du coup déchargé de toute responsabilité au moment du paiement. Au Maroc, les sociétés de factoring ont vu leur chiffre d’affaires passer à 11 milliards de DH de factures achetées en seulement quelques années. «Le marché marocain conserve un potentiel énorme dans le factoring, puisque son taux de pénétration par des sociétés d’affacturage ne dépasse guère 1%», ajoute le DG de Maroc Factoring. Un marché important, certes, mais qui continue à souffrir d’une certaine réticence de la part des usagers. En effet, le factoring reste perçu comme une solution onéreuse pour les entreprises et comme une forme de concurrence pour les banques. Des habitudes qui ont la vie dure.


Evolution

Le factoring a fait son entrée au Maroc à partir de 1988. Durant ses premières années, le service était essentiellement axé sur la sécurisation des exportations. Il a commencé à partir de la fin des années 1990 à toucher le marché local avec, entre 1999 et 2000, le développement exponentiel d’un marché purement domestique orienté PME/PMI. En 2007, on assiste de plus en plus à la diversification de l’offre «reverse factoring», contrat d’affacturage à l’initiative du client et destiné à répondre à un besoin de financement du fournisseur et qui rompt avec le contrat de factoring classique généralement souscrit par le fournisseur. En 2009, apparaissent de nouveaux types de produits tels que la titrisation ou l’offshoring.Mohamed MOUNADI

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