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Economie

Face à la mondialisation, reformuler les valeurs patriotiques

Par L'Economiste | Edition N°:621 Le 21/10/1999 | Partager


· Que signifieront demain des mots comme patriotisme, nationalisme ou esprit communautaire?
· Les concepts dont use le monde politique ne sont plus à la hauteur des enjeux
· Deux dangers: La coupure totale et l'acceptation sans discernement


L'ouverture économique, qui est un fait incontournable, a besoin d'un accompagnement idéologique et politique. Cet accompagnement peut donner un axe de stratégie, autour duquel les actions, de la plus grande à la plus petite, s'organisent.
Si l'accompagnement idéologique ne se fait pas, alors deux phénomènes peuvent survenir:
- D'une part, il peut y avoir un rejet pur et simple. Celui-ci conduit à éviter ce qui est dangereux, difficile ou inquiétant dans l'ouverture. Mais ce chemin mène aussi à se priver de ce qui est profitable. C'est l'histoire de la vieille chanson de George Brassens, où Corne d'Auroch ne voulut pas être soigné et mourut "parce que c'était à un Allemand qu'on devait le médicament" (bis)!
- D'autre part, il peut y avoir une acceptation sans distinction de tout ce qui porte l'estampille "Made in étranger", uniquement parce qu'il porte cette estampille. Cela revient à s'exclure soi-même de la globalisation, parce que rapidement, la production locale sera entravée et ne donnera plus les moyens de participer à cette globalisation.
Ni l'un ni l'autre de ces deux chemins ne sont souhaitables et il n'y pas de raison d'attendre que l'accident se produise, sur l'une ou l'autre voie, pour rectifier le tir.
Or, les concepts traitant de la relation avec l'extérieur, et dont dispose aujourd'hui le monde politique, ne sont plus à la hauteur des enjeux.
Parmi ces concepts, on trouve le nationalisme, le patriotisme et l'esprit communautaire. Le premier, comme l'ont fait remarquer M. Abbas El Fassi, secrétaire général de l'Istiqlal, et le Pr Khalid Naciri, membre du Bureau politique du PPS et directeur du futur Institut supérieur d'Administration, est mondialement de sinistre mémoire. C'est lui qui a en effet fondé les doctrines nazie et fasciste en Europe, lesquelles ont conduit à la guerre, au racisme et à l'extermination d'une grande partie des communautés juives, tziganes... Elles se proposaient d'ailleurs au cas où elles auraient gagné la guerre de passer à l'élimination des Arabes. MM. El Fassi et Naciri préfèrent le terme de patriotisme pour éviter les références désastreuses.
Mais le choix du mot ne répond pas à la question: comment modeler l'esprit patriotique pour le XXIème siècle de manière à ce que le Maroc ait une politique économique et sociale pour être dans le vent de la mondialisation. L'exemple typique est celui de la distribution d'eau et d'électricité. L'ancienne RAD casablancaise, toute nationale qu'elle fut avec ses capitaux publics, ses employés fonctionnaires et sa mission de service public, n'était pas patriotique puisqu'elle n'assurait pas sa mission. Le passage à la Lydec a considérablement amélioré le service public, avec des capitaux privés et étrangers. Elle est plus patriote que ne l'était la RAD. Mais la bonne question à se poser est pourquoi la politique économique n'a-t-elle pas été capable de développer ou de laisser se développer, un savoir-faire similaire sur le sol marocain? "Il n'est pas normal que nous n'ayons pas des entreprises d'envergure suffisante", s'interroge M. Abdelhaq Bennani, PDG de Wafabank, thème repris par M. Abdarrahim Lahjouji, président de la CGEM, et traité à de multiples autres occasions par M. Driss Benhima, ancien ministre et directeur général de l'ONE. Pour le banquier, c'est parce que justement le Maroc ne s'est pas suffisamment frotté à la globalisation et à la concurrence. Pour MM. Lahjouji et Benhima, il y a un problème de définition du rôle de l'Etat: Il a pris le monopole de l'initiative économique, a partiellement échoué (ou partiellement réussi), puis il a tout lâché et ne sait plus aujourd'hui comment faire. La repolitisation des affaires publiques, si elle est une méthode pour donner un sens à l'action de l'Etat, n'est qu'une méthode. Il manque à cette repolitisation d'avoir un objectif.
Enfin, l'esprit communautaire pris dans la tradition méditerranéenne plus qu'islamique, présente des avantages (comme la compassion), mais aussi des inconvénients s'il doit fonctionner dans un contexte de mondialisation. Cette dernière trouve en effet ses ressorts de progrès dans l'individualisme des initiatives. Elle s'accommode mal de l'esprit communautaire si celui-ci doit être interprété dans le sens de l'alignement sur le plus faible, sur le plus lent. La globalisation n'est pas de l'individualisme forcené, sinon elle n'aurait pas abrité des actions telles que l'arrestation de Pinochet (à Londres, sur requête espagnole) ou la formation de Médecins Sans Frontières, Prix Nobel de la Paix cette année.
L'esprit communautaire mérite d'être politiquement remodelé, en lui conservant, par exemple, son visage de solidarité et en introduisant une bonne dose d'esprit de compétitio et de sélection.

Nadia SALAH

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