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Face à la crise, G7 et UE brandissent l’unité

Par L'Economiste | Edition N°:2883 Le 17/10/2008 | Partager

. Cela intervient un mois après le début de la tempête. Banques en difficulté: recapitalisation renouvelée en cas de besoin. Nationalisation: une mode imposée ou révision du libéralisme?LE 15 septembre 2008, Lehman Brothers Holding déclare forfait et se place sous la protection de la loi. Cette faillite était l’étincelle qui a remis le feu dans la demeure du système financier international. Une demeure déjà largement ruinée par les répercussions de la crise des subprimes, déclenchée l’été 2007. Mais il a quand même fallu, presque, un mois à la communauté internationale pour prendre des mesures claires et surtout coordonnées.Le 10 octobre, le G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), se réunit pour déclarer que «la situation actuelle appelle une action urgente et exceptionnelle». «Nous nous engageons à continuer à travailler ensemble pour stabiliser les marchés financiers et restaurer le flot du crédit pour soutenir la croissance économique mondiale» peut-on lire dans un communiqué conjoint des pays du G7. Ces derniers ont convenu de «prendre des mesures décisives et utiliser tous les moyens possibles pour soutenir les banques d’importance systémique et empêcher qu’elles fassent faillite». Il s’agit aussi de «prendre toutes les mesures nécessaires pour débloquer le crédit et les marchés monétaires et pour assurer un large accès aux liquidités pour les banques». Le G7 s’engage également à «faire en sorte que les banques et autres intermédiaires financier majeurs puissent, quand c’est nécessaire, lever des capitaux de sources publiques comme privées, en des montants suffisants, pour restaurer la confiance et leur permettre de continuer à prêter aux ménages et aux entreprises». De plus, les pays du G7 appellent à «faire en sorte que les programmes nationaux respectifs de garantie des dépôts bancaires soient robustes et cohérents». Cela vise essentiellement à rassurer les petits déposants. «Ces derniers doivent pouvoir continuer à avoir confiance dans la sécurité de leurs dépôts». Malgré la crise, les produits hypothécaires et titrisés ne semblent pas être maudits à jamais. Les pays du G7 ont décidé de «prendre des décisions, le moment opportun, pour relancer le marché secondaire de la dette hypothécaire et d’autres actifs titrisés». «Des évaluations précises, une information transparente sur ces actifs et la mise en œuvre cohérente de normes comptables de haute qualité sont nécessaires», insistent les pays du G7 dans leur déclaration commune.«Nous confirmons aujourd’hui notre engagement à agir ensemble, de manière décisive, sur tous les aspects du problème, pour restaurer la confiance et un fonctionnement normal du système financier et retrouver un financement normal et efficace de l’économie». Chaque mot dans cette déclaration commune des états de la zone euro est d’une grande importance. Face à la crise, l’Europe brandit l’unité. Ainsi, à l’issue de la réunion du 12 octobre 2008, soit deux jours après la réunion du G7, un plan d’action d’urgence de 6 points a été adopté. L’on retrouve pratiquement le même ton de détermination et engagement presque inconditionnel. Le plan d’action vise en effet à assurer les liquidités suffisantes aux institutions financières. Dans ce sens, les décisions de la BCE de réduire son taux directeur et d’améliorer les conditions de refinancement des banques ont été «accueillies favorablement». Il est aussi question de faciliter le financement des banques. «Le but est de compléter les actions de refinancement à court terme entreprises par la BCE sur le marché interbancaire», lit-on dans le communiqué de l’UE. Dans ce sens, les gouvernements de la zone euro affirment être «prêts à prendre des mesures concrètes et coordonnées pour améliorer le fonctionnement du marché monétaire sur le compartiment à long terme». Fournir aux nouvelles émissions bancaires la garantie de l’Etat, une assurance ou tout autre dispositif similaire, est l’une des actions possibles. La durée de la garantie peut aller jusqu’à cinq ans. Aussi, les gouvernements peuvent procéder à l’acquisition directe de ces émissions. «Il ne faut surtout pas fausser le jeu d’une concurrence loyale entre établissements», avertit le communiqué. Ce dispositif de garantie ne concernera toutefois que les émissions réalisées avant le 31 décembre 2009. Le plan d’urgence UE vise également à apporter aux banques les ressources en capital pour continuer à financer correctement l’économie.L’entrée des Etats dans le capital des banques semble être la mesure préférée. Ainsi, «les gouvernements s’engagent à fournir le capital en volume suffisant tout en continuant à favoriser la recherche de capitaux privés». Il n’est pas question de laisser couler les banques. C’est un autre message fort des Etats de la zone euro. En effet, «les gouvernements s’engagent à empêcher toute faillite d’institutions financières qui présenterait un risque pour le système financier dans son ensemble». A chaque fois que c’est nécessaire, l’apport de capitaux sera envisagé. «Mais la recapitalisation d’urgence devra être accompagnée de plans de restructuration adaptés».Nabil TAOUFIK

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