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    Courrier des Lecteurs

    Face à la baisse des marges, Crédor recourt aux BSF

    Par L'Economiste | Edition N°:609 Le 05/10/1999 | Partager

    · Le changement de la structure de financement a accru les frais financiers
    · Crédor lance en octobre des bons de sociétés de financement de 400 millions de DH


    La baisse du taux effectif global (TEG) et une conjoncture morose ont freiné l'évolution des fondamentaux de Crédor. Le bilan provisoire arrêté le 30 juin 1999 fait ressortir un résultat net de 23,8 millions de DH contre 28,3 à la même période de l'année dernière. Ce recul de 16% est expliqué par une progression de 41% des charges financières alors que le chiffre d'affaires s'est limité à une progression de 16% à 111,4 millions de DH. De même, l'évolution de 29% des frais généraux a, elle aussi, contribué à cette situation.
    L'augmentation des charges financières résulte d'un changement de la structure des moyens de financement. Aussi le ratio frais financier sur la marge bancaire s'est-il établi à 47%, en hausse de 11 points en comparaison avec le premier semestre 1998. A noter également une régression des dettes gratuites au profit de celles payantes.

    Crédit automobile


    Deux actions sont envisagées pour parer à cette situation. D'abord, Crédor entretient des négociations permanentes avec les banques, l'objectif étant d'obtenir des taux de refinancement minimaux.
    Ensuite, la société de crédit privilégie de plus en plus le recours à l'épargne publique et surtout l'émission de bons de sociétés de financement (BSF). Ainsi, M. Majid Bennani Smires, administrateur-directeur général de Crédor, a annoncé lors du point de presse tenu vendredi dernier l'émission en octobre de BSF de l'ordre de 400 millions de DH à un taux compétitif.
    La conjoncture qui a marqué le premier trimestre 1999 a été défavorable au développement du crédit à la consommation et risque de se prolonger jusqu'au 1er trimestre 2000. Il s'agit notamment de «la forte réglementation qui limite l'accès au crédit à la consommation», notent les dirigeants de Crédor. La baisse du résultat net et le recul d'exploitation ne sont pas alarmants. Selon M. Smires, «nos indicateurs restent malgré tout supérieurs à ceux de structures de tailles comparables dans le secteur».
    Pour le second semestre, Crédor table sur le renforcement des opérations de recouvrement, mais aussi par le développement de synergie avec des partenaires, l'objectif étant de doper le niveau de distribution. Les moyens pour concrétiser cette ambition consistent en l'utilisation du réseau de Barid Al-Maghrib (Cf L'Economiste du jeudi 30 septembre), la mise en place de la domiciliation bancaire pour toucher les cibles non conventionnées. Enfin, Crédor projette de lancer le crédit automobile pour le premier semestre 2000 et la carte privative au cours du second.

    Khalid TRITKI

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