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Culture

Exposition inédite à la Villa des Arts de Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

. Cette dernière vient d’ouvrir ses portes après sept mois de travaux. Près de 150 œuvres d’art y sont exposéesC’est reparti pour la Villa des Arts de Casablanca. Elle vient de rouvrir ses portes au public, après sept mois de fermeture pour travaux de rénovation. A cette occasion, une réception a été organisée jeudi dernier et des centaines de personnes se sont déplacées pour prendre part à la cérémonie. La Fondation ONA présente aussi une nouvelle exposition, qui se poursuivra jusqu’au 31 mai et ira à Rabat du 8 juillet au 11 août.Intitulée «Sahart: Regards d’ailleurs», cette exposition se compose de près de 150 œuvres (tableaux, photographies, gravures, sculptures…), cédées par le couple belge Valérie et Serge Barkowski à la Fondation ONA. Ces œuvres ont été réalisées par 42 artistes de nationalités différentes, ayant séjourné dans le sud marocain et à Marrakech, sur invitation des Barkowski. Ces derniers ont résidé pendant une dizaine d’années dans un beau riad réhabilité, situé dans la médina et ont créé une fondation privée, Sahart, relevant du seul mécénat. Entre 1996 et 2004, ils y ont accueilli des artistes venant de divers horizons: marocains, russes, français, italiens, américains, espagnols, belges, et de toutes les disciplines: graveurs, peintres, photographes, sculpteurs ou bien encore écrivains. L’idée de départ était simple, «je souhaitais donner aux artistes de ma connaissance l’occasion de s’exprimer en toute sérénité, sans contrainte matérielle et cela dans un cadre propice à l’inspiration», explique Valérie Barkowski.Si, au début, les artistes invités étaient des proches ou des connaissances, très vite, il n’y eut d’autres critères de sélection que le hasard des rencontres. Les artistes résidants étaient invités et pris en charge pour des périodes allant de un à trois mois, pour leur permettre de travailler en toute liberté. Chaque artiste ayant résidé à la Fondation, à de rares exceptions près, a laissé, sous la forme d’un don d’œuvre, une trace de son passage. Chacune de ces traces témoigne d’une rencontre, d’un moment précieux passés dans un pays que pour la plupart ils ne connaissaient pas ou peu et que les Barkowski leur ont permis de découvrir. Le but de la Fondation était aussi de créer des échanges et de faire naître des rencontres. Marrakech, avec ses lumières, ses sons, les couleurs de sa médina, l’univers de ses souks, avait tout pour jouer un rôle de catalyseur. Sans compter le savoir-faire de ses artisans travaillant à «atelier-ouvert», qui ont permis à certains artistes en résidence de redécouvrir des techniques oubliées et d’utiliser des matériaux qu’ils n’auraient jamais pensé à intégrer dans leurs œuvres. Les premiers artistes à venir en résidence furent deux Italiens: Gennaro Cicalese et Giovanni Franzi. Ce dernier témoigne de manière révélatrice de l’importance que peut avoir ce type de dépaysement sur un artiste: «J’ai commencé à vivre simplement et j’ai vidé ma tête de toutes les complications égocentriques. De plus, j’ai progressé en peinture». Alexksandar Zaar indique aussi: «Cette résidence a été vraiment déterminante pour mon travail. Elle m’a permis de mener à maturité beaucoup de choses, et de progresser de façon importante».Certains artistes ne parvenaient pas à travailler. Le choc du changement était trop intense. D’autres au contraire, très inspirés, travaillèrent intensément. D’autres encore ont changé leur moyen d’expression, comme Tatiana Panova, jeune artiste russe, arrivée peintre et repartie photographe. C’est ainsi que séjours après séjours, une importante collection, véritable mosaïque culturelle, directement inspirée de Marrakech et du sud marocain, s’est constituée. A la mort de son mari Serge, Valérie Barkowski décide de fermer la fondation Sahart, de repartir dans sa Belgique natale mais surtout de voyager beaucoup à travers le monde. «J’ai décidé de partager cette collection avec les Marocains et de les confier à une fondation, qui saurait les conserver et les exposer au public. Pour moi, il n’a jamais été question de les rapatrier, ni de les vendre, car ces œuvres nous ont été cédées gratuitement par leurs auteurs, avec qui nous nous sommes liés d’amitié», a indiqué la donatrice à la presse lors du vernissage. Ne s’estimant pas le droit de s’approprier cette mémoire riche des œuvres réalisées, elle souhaitait donc rendre à Marrakech et aux Marrakchis la jouissance de toute cette richesse. La rencontre avec Tania Chorfi, responsable du département des Arts à la Fondation ONA a été déterminante. Et c’est de là qu’est née l’idée de faire don de la collection Sahart à la Fondation.


Qualité et sécurité

La rénovation de la villa des Arts de Casablanca a obéi à plusieurs objectifs, indique Tania Chorfi. En fait, il s’agissait d’équiper les salles d’exposition et de les aménager de telle sorte qu’elles répondent aux normes internationales de qualité et de sécurité. Aujourd’hui, elles sont toutes équipées de chauffage, climatiseur, déshumidificateur, et caméra de surveillance. Ainsi, la conservation et la maintenance des œuvres d’art pourra se faire dans de bonnes conditions. Grâce à cela, des échanges pourront se faire avec des musées étrangers et davantage de partages seront possibles à l’international. Une esplanade a également été construite dans la villa, avec pour but d’accueillir des spectacles, des concerts et toutes sortes de manifestations culturelles et artistiques. La Fondation ONA compte ouvrir des Villas des Arts dans plusieurs villes du Royaume. Après Casablanca et Rabat, c’est à Fès et Tanger que seront prochainement ouvertes des Villas des Arts. Nadia BELKHAYAT

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