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Economie Internationale

Exposition d'une ville antique sous la ville d'Athènes

Par L'Economiste | Edition N°:716 Le 02/03/2000 | Partager

· Elle présente le résultat de cinq ans de fouilles archéologiques
· Plus de 500 pièces sont exhibées jusqu'au 31 décembre 2001

Cinq ans de fouilles archéologiques sur le chantier du métro d'Athènes en construction sont retracés depuis hier mercredi au Musée des Arts Cycladiques de la capitale où sont exposées quelques centaines de pièces du 17ème siècle avant J-C au 8ème siècle après.
Nécropoles, aqueducs et thermes romains, murailles et vestiges artisanaux, un véritable pactole de 30.000 pièces ont été retrouvés de 1992 à 1996 lors des fouilles pour le creusement des lignes du train métropolitain d'Athènes, qui ont commencé à entrer en service fin janvier.
Cinq cent quatorze de ces pièces (bijoux, perles, fioles de parfum, vases, outils mais aussi statues et statuettes et outils de l'artisanat de l'époque) ont été réunies dans cette exposition, "une ville sous la ville", qui durera jusqu'au 31 décembre 2001. Elles sont en céramique, cuivre, marbre, ivoire et verre, quelquefois en or.
Certaines sont très rares, telles une paire de petites boucles d'oreilles en or remontant au 10ème siècle avant J-C, retrouvée sous la station de métro au pied de l'Acropole d'Athènes, dans la tombe d'une fillette de cinq ans.
L'ensemble offre une promenade dans "la vie de l'Athénien au cours des siècles", ont expliqué des archéologues, au cours d'une prévisite de l'exposition financée par le consortium de construction du métro.
Le professeur Stambolidis présente un fragment de l'aqueduc en terre cuite de Pisistrate datant du 5ème siècle avant J-C. Celui-ci a été retrouvé intact lors des fouilles. Il acheminait en ville l'eau pure du mont Hymette, sur les hauteurs de la capitale. Des fragments de 50 mètres de large et de 70 mètres de long ont été excavés.
Les fouilles sous le cimetière du Céramique, en contrebas de l'Acropole d'Athènes et sous Syntagma, la place centrale d'Athènes moderne, ont permis de mettre au jour une vaste nécropole de près de 1.500 tombes édifiées entre le 17ème siècle avant J-C et le 4ème siècle après, mais aussi de nombreux petits bûchers (230 au total), témoignage de la pratique, bien que peu courante, de l'incinération. Cinq de ces bûchers, probablement de l'époque classique, sont exposés dans le musée avec des vestiges provenant de près de cinquante autres tombeaux.
Stèles et pierres tombales gardent encore parfois leur mystère: une des stèles porte deux inscriptions, dont l'une au moins pourrait être l'oeuvre d'Euripide, le célèbre poète tragique (480-406 avant J-C), selon Mme Parlama, archéologue au Ministère de la Culture. Le monument a été érigé à la mémoire de 19 cavaliers et d'un aide archer (un grade dans l'armée des Athéniens de la guerre du Péloponnèse) probablement tués par des hoplites de Béotie dans le centre de la Grèce vers 420-400 avant J-C.
Le visiteur de l'exposition s'attardera aussi devant les plans de trois tombes où la municipalité d'Athènes a dû inhumer à la hâte, sans trop de soins, une centaine de victimes de la guerre du Péloponnèse. Ces tombes, dont les plans sont exposés, ont permis de confirmer pour la première fois, selon un spécialiste qui a requis l'anonymat, les écrits de l'historien de la guerre du Péloponnèse Thucydide (460-395 avant J-C) sur l'hécatombe provoquée par la peste qui frappa alors Athènes.


Animaux de compagnie


Des tombes témoignent que les Athéniens du 2ème siècle après J-C vénéraient leurs animaux de compagnie selon les archéologues. Trois tombes renfermant en effet des squelettes de chiens et d'un cheval ont été mises au jour dans un cimetière d'humains.
Les pièces exposées, mais aussi un grand nombre d'autres pour le moment stockées dans des entrepôts, trouveront place plus tard dans un nouveau musée, celui de la "ville d'Athènes", qui sera érigé spécialement.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

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